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La Chine veut remplacer les influenceurs par des humains virtuels, plus dociles 

ByVeritatis

Août 11, 2022


Pour garder le contrôle sur les influenceurs numériques, Pékin veut développer le secteur des humains virtuels, avec un investissement de 50 milliards de yuans (7,5 milliards de dollars) d’ici trois ans, en créant des normes et en intégrant l’utilisation des technologies Web3.

Les humains virtuels producteurs de contenu, une industrie en plein essor en Chine

Les site Restofworld.org explique que les “Vtubers”, autrement dit les influenceurs virtuels, sont la nouvelle tendance en Asie. Ils risquent de se développer encore plus, grâce au plan d’investissement du gouvernement chinois, mais aussi grâce à une industrie florissante.

Au cours de la dernière décennie, les entreprises de divertissement en Chine et au Japon ont de plus en plus investi dans le développement de talents virtuels : des stars de la pop qui apparaissent sur scène via un hologramme, des personnalités animées diffusées en streaming en direct, jouant à des jeux et discutant avec des fans. Ce sont des influenceurs de marques, alimentés par des équipes d’informaticiens et d’acteurs “voix”. L’année dernière, le chiffre d’affaires généré par les idoles virtuelles était de 16 milliards de dollars rien qu’en Chine, selon une étude d’iiMedia.

Ces influenceurs, parfois présentateurs télé ou membres d’un groupe de musique pop, mannequins pour des publicités, ont une popularité comparable sinon plus grande que celle des célébrités humaines. Et leur impact est non négligeable, car de nombreuses marques privilégient maintenant les personnages virtuels pour leurs campagnes. La raison de ce succès : les images et personnages virtuels sont plus faciles à contrôler que les personnalités réelles. Remplacer les influenceurs par des avatars virtuels permet de réduire les risques de scandale.

En Chine, le gouvernement, qui surveille de près le contenu Internet, trouve ces personnages moins polémiques et moins exposés à des controverses que les humains réels, qui sont eux soumis à une régulation exigeante, à des contrôles, à la censure et même à une certification pour pouvoir témoigner de leurs compétences. Grâce à cette industrie de personnages virtuels, les médias peuvent donc remplacer présentateurs et influenceurs réels.

Soutien à la recherche sur les technologies de réalité virtuelle et leurs applications 

L’administration nationale de la radio et de la télévision chinoises, l’organisme de surveillance des médias du pays, s’est engagée à faire progresser l’utilisation des humains virtuels dans son plan quinquennal. La stratégie de Pékin pour stimuler le développement des humains virtuels comprend également la formulation de normes industrielles, le soutien à la recherche et au développement de logiciels de modélisation et de rendu et de solutions de réalité virtuelle. Ce plan vise aussi à favoriser d’autres applications au-delà de l’industrie du divertissement, comme dans les secteurs de la communication et du tourisme.

Des modèles d’échanges blockchain en Chine malgré l’interdiction des crypto-monnaies

Malgré l’interdiction des crypto-monnaies en vigueur dans le pays, la Chine a également mentionné le projet de développer des sociétés de propriété intellectuelle Web3.0 afin d’améliorer “l’écosystème de l’industrie”. Depuis plusieurs mois, de plus en plus de provinces chinoises interdisent le “mining”, l’industrie des crypto-monnaies. Bien que le gouvernement chinois n’ait pas spécifiquement défini les caractéristiques Web3.0 de son plan, le document mentionne qu’il souhaite explorer la création de plates-formes commerciales basées sur la blockchain pour ce qu’il appelle “les facteurs de données humaines numériques”, tels que “les modèles, les peaux et textures”.





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