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« L’avenir du monde sera défini en Afrique » — Enfant de la Société — Sott.net

ByVeritatis

Août 11, 2022


antony blinken

Pour les États-Unis l’avenir du monde sera déterminé dans une très large mesure par l’Afrique. Après la visite du président français, Emmanuel Macron sur le continent africain, Antony Blinken, vient débarquer comme s’il devait réparer les erreurs en communication réalisées par le président français, Emmanuel Macron. Même si le chef américain des Affaires étrangères persiste à clamer qu’il ne veut pas imposer la vision des États-Unis en Afrique, des observateurs, dont RFI, mais aussi ses mots, affirment le contraire.

Contrecarrer l’influence de la Russie et de la Chine sur le continent africain.

« Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, est arrivé en Afrique du Sud le 7 août 2022, première étape d’une tournée africaine qui le conduira en République démocratique du Congo et au Rwanda. Une tournée qui vise à contrecarrer l’influence de la Russie et de la Chine sur le continent africain », affirme RFI. La radio internationale française précise que les Etats-Unis et l’Afrique du Sud « ne sont pas toujours à l’unisson sur le plan diplomatique, notamment sur le front de la guerre en Ukraine et que « la nation arc-en-ciel », qui fait partie des BRICS, s’est toujours refusée à condamner la Russie, préférant une position neutre ».

Antony Blinken dans un entretien à RFI lors de sa visite en Afrique du Sud a fait savoir: « Je ne suis pas là parce qu’il y a une compétition avec qui que ce soit d’autre, ce n’est pas un engagement américain en Afrique à cause d’un autre pays ».

Il a précisé sur son compte Twitter que « d’ici 2050, 1 personne sur 4 sur Terre sera africaine. Notre stratégie pour l’Afrique subsaharienne est ancrée dans la reconnaissance que cette vaste région diversifiée est une force géopolitique majeure – une force qui a façonné notre passé, façonne notre présent et façonnera notre avenir ».

La phrase d’Emmanuel Macron, chef d’Etat d’un pays appartenant à l’organisation politique et militaire de l’Otan, dont la politique est largement supervisée par Washington, a marqué les Africains en défaveur de la politique française sur le continent: « Je vois trop souvent de l’hypocrisie, en particulier, sur le continent africain ».

Observateur Continental notait qu’il s’agissait « d’une visite à la vitesse de l’éclair sur le continent africain en raison du ton employé par le chef d’Etat français qui est surtout venu y tancer le non-conformisme africain vis-à-vis de la politique française et occidentale », alors que les pays africains veulent s’émanciper de la tutelle française et occidentale. Les preuves tombent devant nos yeux. La Russie et la Chine sont de plus en plus présentes sur le continent africain car les pays africains cherchent des alternatives à ce qu’ils appellent et dénoncent le paternalisme colonial occidental et en particulier français.

Covid, climat, nouvelles technologies comme explication du voyage. Dans l’entretien à RFI où Antony Blinken s’exprime dans un français parfait, celui-ci a rajouté: « Ce que nous faisons ici, c’est que nous établissons des partenariats. Nous essayons de travailler en commun sur les défis qui ont un vrai impact sur la vie de nos concitoyens que ce soit le défi du Covid, que ce soit le climat, que se soit l’impact des nouvelles technologies, sur la vie de nos citoyens ». Il informe que les Etats-Unis ont un agenda pour les pays en Afrique: « Pour nous, ce n’est pas une question d’imposer un choix, mais d’offrir le choix pour les pays en Afrique. Et, nous avons un agenda très positif pour cet avenir. J’ai eu l’occasion, ici, en Afrique du Sud d’élaborer un peu notre stratégie pour l’Afrique et j’en parlerai lors des autres voyages à l’avenir ».

Un autre point intéressant est de retenir qu’Antony Blinken a affirmé dans cet entretien qu’ « un pays n’a pas le droit de changer les frontières d’un autre par la force », et qu’il n’ a « pas le droit de prendre de territoire d’un autre pays » en mentionnant « la base du système international » qui se trouve être à « la base de la Charte des Nations unies ».





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