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Ukraine, pitoyables mensonges — Enfant de la Société — Sott.net

ByVeritatis

Août 12, 2022


otan biden zelensky

Comment saisir cette marche vers l’inéluctable, la conflagration à venir, sans percer le fond au sujet des va-t-en-guerre, ces princes des ténèbres ou anges déchus qui trépignent d’impatience devant les portes de l’enfer ?

Dans quelle intention la trajectoire de l’histoire fut modifiée depuis l’âge du bronze par l’introduction d’un jeu mortel, la guerre ?

Qui demeurèrent ses promoteurs ?

L’occident vint sur un claquement de doigts ou serait-il né après Colomb ? Une réponse affirmative pourrait induire en erreur.

Dans quelle mesure cette rétrospective permet d’appréhender le futur se dessinant en filigrane derrière les retombées de l’hiver nucléaire ?

La faillite probable de la planète résultera de la prise en main des affaires du monde par une culture ne disposant point des moyens de ses ambitions. En somme, on vit d’expédients par le truchement du mensonge et du crime. A ce stade, un arrêt sur la mystification semble pertinent afin d’aborder la genèse de l’imposture.

Une civilisation ne se commande pas, mais reste le fruit d’un long processus basé sur l’observation, les expérimentations et l’acquisition de savoirs, d’où la naissance de la science. Sous ce profil, qui peut étudier son environnement et tirer profit de ses observations, hormis le sédentaire ? Les Africains occupant la vallée du Nil et ceux du dit croissant fertile en furent les pères. Cependant, d’autres naturels de l’Afrique habitaient les régions froides plus au nord du globe terrestre. Le début de la civilisation n’est point de leur fait, tout de même, ces derniers marquèrent de leurs empreintes la région. Le site de Stonehenge, l’emplacement des menhirs d’où s’élèveront plus tard les églises de la chrétienté témoignent d’un certain respect envers le plus haut.

En vertu de quoi replongeons nous dans un passé aussi lointain ? Tout simplement pour mieux cerner le présent, car ce retour apporte une réponse à cette interrogation : qu’est-ce que le racisme en réalité ? « Devine qui vient dîner » ? Les racines du problème sont plus profondes et les fondations de la civilisation occidentale occupent les galeries creusées depuis. En revenant de la région du lac Baïkal, des Africains, transformés et ayant complètement perdu leur aspect originel, refluèrent vers l’ouest six mille ans avant l’ère chrétienne. A cette date, le long du Nil, les prémices de la culture des pharaons se manifestent. Les nouveaux venus découvrent des êtres à la peau sombre et aux cheveux crépus, propriétaires du terrain jusqu’au Portugal sans oublier les îles britanniques, l’homme de Cheddar l”atteste. Quel regard portèrent ces arrivants sur les sédentaires détenant un certain savoir ? Les dessins des grottes de Lascaux, d’Altamira et la statuette aux tresses africaines de Brassempouy, dite de manière cavalière, la dame à la capuche, témoignent d’un acquis. Une vision chargée de jalousie ? L’envie ? Le désir d’éloigner une situation de dénuement ? Le besoin de déposséder l’autre pour se rassurer ? Le dessaisir de tous ses biens, terres et acquis culturels afin de le supplanter et de se substituer à lui pour mieux accaparer son héritage ? Qu’importe ! Là, siègent les origines du racisme, la naissance de la guerre et des difficultés du monde. En amont de cette époque, les conflits armés demeurèrent inconnus.

Ainsi, se dessinent les contours du mensonge occidental sévissant plus que jamais ici-bas, pour le malheur de l’humanité. Les dites valeurs d’occident ne sont que fuite en avant pour piéger la planète dans une nasse. Le mensonge s’arrête une semaine, l’entité vacille. Le faux trébuche durant un mois et l’occident s’écroule.

L’ouest se flatte d’être le centre du monde, le phare de l’humanité, la source de la science et le producteur illimité de biens. Les sanctions prises de façon hâtive par l’Europe prouvent la vulnérabilité de cette entité en mettant en évidence au fond de la scène, un tigre en papier, comme qui dirait. Quelques jours après le déclenchement de l’opération spéciale russe dans l’ancienne république soviétique, madame Royal énonçait à la télévision : « Nous avons tout, nous sommes riches » ! Elle perdait de vue, sans doute que la Russie n’était qu’un fournisseur de l’Europe.

Ceci dit, revenons à des considérations plus proches ou à d’autres aspects du mythe. L’intervention russe en Ukraine brise la glace et du coup le gouffre apparaît. En 1962, les Soviétiques voulurent doter Cuba de missiles, certainement à tête nucléaire. A deux encablures de la Floride, la manœuvre revêtit l’allure d’un défi insupportable pour l’oncle Sam. Suite à un échange de menaces, l’URSS finit par adopter une décision de bon sens en enlevant l’objet de la discorde.

A la fin de la guerre froide, des garanties orales prévoyaient la non-extension de l’organisation du traité de l’Atlantique nord vers la Russie, cette promesse ne fut nullement respectée. Les responsables de l’alliance atlantique poussèrent jusqu’à intégrer l’Ukraine dans leur giron. Les Russes, craignant un scénario à la Cubaine, se rebiffèrent. La démarche heureuse eut été d’imiter Nikita Khrouchtchev dans sa retenue vieille de soixante ans afin d’éviter toute tension inutile. La partie russe ne voyant rien venir, décida d’intervenir en usant de l’adage : mieux vaut prévenir que guérir. Immédiatement, s’ensuivit un tollé suivi d’un branle-bas de combat. Pourtant, plusieurs mois après le départ des hostilités, certains, impliqués dans le soutien actif à l’Ukraine affirment sans rire ne pas être les ennemis de la Russie.

Lorsque deux individus s’affrontent, le troisième personnage, supposé être leur ami commun, s’abstient de jeter de l’huile sur le feu en prenant parti. L’intervention de ce dernier consiste à mettre un terme au pugilat en séparant les antagonistes, d’une part, puis invite les adversaires à régler leur différent autrement, en second lieu.

Les pays membres de l’alliance atlantique n’embrassèrent nullement cette attitude. Un spectacle, navrant, déprimant, obscurcit le petit écran. Des spécialistes de tous poils, de guerre et de paix, des chercheurs en manque de découverte et d’invention, des généraux héritiers de la doctrine militaire responsable de la débâcle de quarante et de Diên biên phû, vinrent débattre, tels des clowns tristes de la prochaine défaite russe et du triomphe du cabotin de Kiev. Personne ne doute du succès imminent des conseillers militaires étasuniens, sur le sol ukrainien. Une bonne fortune, hélas, disparut au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan. Un capharnaüm monté de toute pièce vint polluer une fois de plus les esprits afin de signifier, si besoin était, la grandeur de l’occident en masquant le réel motif du combat.

Quelles sont les véritables raisons du conflit ? La sécurité de la Russie ? Pourquoi pas !

Toutefois, en mille neuf cent quarante-quatre, à la conférence de Bretton Woods, le dollar fut consacré monnaie unique pour les échanges commerciaux internationaux. En bon élève d’Al Capone, le yankee prélevait au passage un dû sur chaque transaction effectuée. Force est de constater que la formule eût des émules en Afrique avec le franc CFA. Las d’engraisser les milliardaires étasuniens, les pays du BRICS envisagèrent une autre approche des échanges commerciaux internationaux. Une nouvelle conception en contradiction avec les intérêts occidentaux. Dans ce nœud, se situe la clef de la dissension.

Cet abord du débat dissimulé, un avant-goût de décadence arme des manœuvres lamentables afin de conserver la tête hors de l’eau. Joe Biden, la démarche hésitante, affirmait :

« Le monde doit-être unipolaire et nous devons prendre son commandement ».

Une névrose remontant à l’âge de la steppe. Cette conception des relations internationales n’est plus de mise dans un monde approchant les huit milliards d’êtres humains. C’est le fruit d’une philosophie en panne ou dérivant des lumières. Une pensée incapable de s’adapter à la réalité en s’offrant un souffle nouveau et bienfaisant, parce que trop arrimée au capitalisme, la manière de vivre de l’occident.

Seulement, qui sont les acteurs de ce drame se démenant en coulisse comme des pompiers pyromanes ?

Dans la coalition, cette croisade pour la défense du veau d’or, on retrouve :

Tous les pays ayant pratiqué ou exerçant encore l’esclavage, puisque l’abolition n’est point la liberté, la colonisation ou le pillage actuelle du monde par l’entremise du dollar ou autres monnaies affiliées.

Les auteurs du blocus contre Cuba, ceux refusant une intervention pour la création d’un état palestinien véritablement indépendant. Les amateurs de sanctions, de communauté internationale bombardant des pays innocents. Souvenons-nous de la fameuse fiole de Colin Powell. Les nations commanditaires de coup d’Etat dans le but d’établir des régimes à leur dévotion. Salvador Allende, Thomas Sankara, Patrice Lumumba et tant d’autres réclament toujours justice.

Toutes les nations ayant assombri l’humanité.

Israël a le droit de se défendre, disent-ils. En intervenant contre un peuple possédant un lopin qui rétrécit en peau de chagrin face aux constructions abusives des colons. Une population dépourvue d’armée de terre, d’aviation et de marine, en butte à une force détenant l’arme atomique. Une résistance armée de pierres affrontant les tanks d’une légion puissante. Pourtant, la presse occidentale insiste sur un intermittent du spectacle stipendié par la coalition réactionnaire internationale pour s’amuser devant un char de combat sur la place Tienanmen. On se complaît à étaler les morts retirés des morgues afin d’accuser certains de massacres imaginaires.

Enfin, pour compléter la liste, tous les accros à la démocratie des riches et aux droits de l’homme, en fermant les yeux sur les actes de racisme en occident. Tous les pseudos férus d’universalisme, en somme, le monde libre.

Libre d’adapter la servitude de façon perpétuelle, tant que la manœuvre demeure fructueuse.

La Russie ne cherche point la confrontation. Ce pays n’a jamais participé au pillage de la planète. Pour quelle raison l’ouest a démembré et détruit certains états comme le Soudan, la Libye, l’Irak et tenté d’amoindrir le Nigeria durant la triste guerre du Biafra ?

L’Afrique, peut-elle se ranger du côté de l’occident dans cette affaire ?

Le céréale ukrainien serait indispensable, affirme-t-on. En suivant le dicton : tout semble nécessaire, cependant rien ne demeure indispensable. C’est l’occasion de changer la donne. Les graminées d’Europe de l’Est vendues en Afrique restent un négoce occidental qui ne permet nullement au continent ancestral de se développer. Arrêter ce commerce pour compter sur ses propres forces ne ferait pas de mal à L’Afrique !

Durant les années soixante, lorsque les autorités militaires des États-Unis voulurent expédier Cassius Clay au Vietnam, ce dernier refusa en arguant du fait que le Vietcong, le Parti communiste du Sud-Vietnam, ne l’avait jamais traité de sale nègre. La Russie et la Chine n’ont aucunement mis les chaînes aux pieds de l’Afrique. Pour quel motif, le continent s’alignerait sur ses bourreaux ?

Que les défenseurs des droits de l’homme, pour mieux masquer les droits des peuples, nettoient devant leur porte. La honte n’est point l’intervention russe en Ukraine pour calmer les ardeurs des EU, mais les bombardements cruels sur Gaza et les massacres récurrents de citoyens afro-américains dont celui de Tulsa renoue avec la genèse du racisme depuis l’âge du bronze.



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