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Dire NON à la guerre !

ByVeritatis

Août 20, 2022


TRIBUNE – La guerre entre la Russie et l’Ukraine fait rage depuis 6 mois, une guerre déclenchée par la Russie mais, pour beaucoup de fins observateurs, provoquée par l’Ukraine et ses soutiens américains. Ce furent six mois de bombardements, de propagande, de coups tordus, et de fournitures d’armement en flux tendu de tout l’occident vers une Ukraine corrompue de plus en plus dictatoriale.

Alors qu’un ex-général français otanisé demande à la télévision l’engagement des troupes françaises en Ukraine, notre président nous demande « de la force d’âme » et « d’accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs », feignant de croire que la France serait directement menacée… Pendant ce temps, dans une énième tentative aussi extrême qu’absurde de diaboliser l’ennemi, on essaye de nous faire croire que la Russie bombarde la centrale nucléaire qu’elle contrôle elle-même en Ukraine. 

La Russie ne menace ni notre liberté ni nos valeurs. La Russie se fiche de savoir si les gens en France ou dans l’UE veulent tous changer de sexe ou faire de la Gay Pride le summum de la culture européenne, tant que l’on ne cherche pas à lui imposer ces mêmes valeurs. La Russie, déjà le plus grand pays du monde, n’a nul besoin de conquérir l’Europe. Ce qui intéresse la Russie avant tout, c’est sa sécurité. Et elle perçoit la construction d’une anti-Russie en Ukraine comme une menace existentielle. L’Ukraine n’aurait jamais été menacée par la Russie si, en 2014, elle n’avait pas fait ce coup d’État de Maidan, téléguidé par les États-Unis, contre le président élu pro-Russe alors en place. Sans Maidan, la Russie n’aurait pas annexé la Crimée. Le Donbass ne se serait pas soulevé. Et l’Ukraine n’y aurait pas envoyé son armée.

Les Accords de Minsk furent ensuite un compromis. Mais la jeune Ukraine, gangrénée par les nationalistes et sans culture démocratique, est incapable d’accepter les compromis. Français et Allemands, parrains des Accords, n’ont rien fait pour contraindre Kiev à les appliquer.  Et les États-Unis encore moins. Au contraire, ces Accords n’allaient pas dans le sens de ceux qui, à Washington, voyaient en Ukraine l’arme idéale pour affaiblir la Russie. Des hommes comme le sénateur américain Lindsey Graham se frottent les mains de constater que l’Ukraine est aujourd’hui prête à se battre contre la Russie « jusqu’au dernier homme ».

L’Ukraine s’est fait manipuler depuis des années pour arriver à cette catastrophe. Comment le président Zelensky, qui s’est fait élire sur la promesse de mettre fin à la guerre dans le Donbass, a pu déclarer six mois après son élection que l’armée était prête à se battre pour la reconquête, en violation complète de l’esprit des Accords de Minsk ? Qui l’a fait changer d’avis ? N’a-t-il pas fait fermer trois chaines d’opposition et démarrer les persécutions contre son principal opposant jugé pro-Russes quelques jours seulement après l’investiture d’un certain Joe Biden ? N’a-t-il pas publié une nouvelle doctrine stratégique pour reprendre la Crimée par la force dans le mois qui a suivi ? L’administration Biden n’a-t-elle pas passé son temps à faire des déclarations favorables à l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN ? Tout a été fait pour provoquer la Russie.

Depuis le 24 février, l’Union européenne et la France, complètement alignés sur les États-Unis, se sont lancés dans une politique suicidaire de sanctions et de soutien inconditionnel à l’Ukraine, sans aucun débat. La décision de fournir des armes au gouvernement de Zelensky a été immédiate, et sans cesse renforcée depuis. Certains comme le Premier ministre britannique ont même convaincu le président Zelensky qu’il ne fallait pas négocier. L’Ukraine, galvanisée par les tonnes d’armement qu’on lui envoie, clame depuis qu’elle ne négociera plus avec la Russie tant qu’elle n’aura pas récupéré tous ses territoires, Crimée comprise. La Russie ne pourra jamais accepter cela. On se dirige donc vers une guerre qui, sauf miracle, ne peut s’achever que par la destruction d’un des deux États. Notre ministre de l’Économie pensait mettre l’économie russe à genoux avec les sanctions. C’est la nôtre qui plonge. Il faut cesser d’alimenter cette guerre contre la Russie, car elle est sans issue. Jamais des sanctions n’ont fait pas changer la politique d’un État. Et le peuple russe a démontré dans son histoire qu’il savait endurer la souffrance et les privations.

On a le droit d’être choqué par l’invasion russe et de la condamner. Mais nous n’avons pas à intervenir dans un conflit qui, dans le fond, ne nous concerne pas. Les intérêts vitaux de la France, ni même ceux de l’Europe, ne sont en jeu. Il s’agit d’un conflit entre pays voisins dont les populations sont mélangées et qui ont une très longue histoire commune. Nous n’avons aucun intérêt à nous engager dans une guerre froide ou chaude avec la Russie. Seul le complexe militaro-industriel américain y a un intérêt, et, au-delà, toute l’économie américaine. L’UE totalement vassalisée, qui risque la ruine avec ses sanctions autant que lors des deux premières guerres mondiales, compte encore sur les États-Unis pour s’en remettre. Quelle aubaine pour ces derniers que cette guerre qu’ils ont largement provoquée, et qui leur permet d’affaiblir la Russie tout en vassalisant l’Europe comme jamais, la faisant dépendre de leur gaz liquéfié et de leurs armes, le tout sans exposer la vie de leur GI’s ! Il est temps que Français et Européens, et même les Ukrainiens, reprennent leurs destins en mains.

Si notre président n’est pas capable de changer la direction du paquebot France pour les intérêts du peuple français, et ceux de l’Europe, il appartient au Parlement, à nos oppositions, de faire tout ce qu’ils peuvent pour nous sortir de cette direction suicidaire vers laquelle la dynamique suiviste actuelle nous emmène. Il en va de notre avenir à tous. Si la France montre l’exemple, d’autres suivront.

Députés, soyez à la hauteur de l’histoire et du mandat qui vous a été confié par le peuple français.





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