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indignation à droite, Dupond-Moretti annonce une enquête — RT en français

ByVeritatis

Août 20, 2022



Des épreuves sportives dans la cour de la prison de Fresnes opposant des détenus aux personnels pénitentiaires ont scandalisé des élus de droite. Le Garde des Sceaux a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Des images montrant des détenus faire du karting et d’autres épreuves sportives avec le personnel pénitencier dans la cour de la prison de Fresnes ont créé une polémique sur les réseaux sociaux. Autorisée par l’administration pénitentiaire, l’animation  nommée «Kohlantess» a été initiée par l’association de Djibril Dramé.

En réaction, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a considéré le 20 août, «les images choquantes». «J’ai immédiatement ordonné une enquête pour que toute la lumière soit faite. La lutte contre la récidive passe par la réinsertion mais certainement pas par le karting», a-t-il annoncé sur Twitter.

Comme le souligne un journaliste du Figaro, «le ministre de la Justice découvre aujourd’hui un événement relayé en personne par le directeur de la prison de Fresnes» Jimmy Delliste. Il avait en effet salué le 27 juillet sur Twitter un «moment d’engagement fraternel au bénéfice de trois associations respectivement représentées par une sélection de personnes détenues, de membres du personnel et de jeunes Fresnois». «Merci aux organisateurs et à Djibril Dramé», a-t-il complété.

Pluie de condamnations à droite 

Plusieurs élus du Rassemblement national, à l’instar d’Hélène Laporte ou Nicolas Meizonnet se sont ainsi scandalisés le 20 août de la séquence. «Voilà comment les voyous purgent leur peine à la prison de Fresnes […] Et après ils nous expliqueront que le laxisme n’existe pas et que les prisons françaises sont terribles. Les victimes apprécieront… Quelle honte», a tweeté l’élu du Gard.

L’eurodéputé Reconquête, Gilbert Collard, tacle le ministre de la Justice qui n’aurait «rien réussi sauf à être le ministre des prisonniers». «Regardez le Club Med de Fresnes, il ne manque que le baby-foot : les victimes apprécieront», ajoute-t-il.

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, estime pour sa part que «nos prisons ne sont pas des colonies de vacances dans lesquelles détenus et gardiens tissent des liens d’amitié». «Où est le respect pour les victimes et leurs familles qui voient ces délinquants s’amuser alors qu’ils purgent leur peine ? Où est la peur de la sanction ?», s’interroge-t-il.

Le maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, y voit «un intolérable renversement de valeurs [et] un parfait résumé de la politique pénale du ministre de la Justice dont nous n’avons pas oublié que sa première visite sur le terrain ne fut pas dans un tribunal, mais précisément à Fresnes, où il fut reçu aux cris triomphants d’”Acquittator” !»

Le président du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police, Matthieu Valet, a également exprimé sa stupéfaction : «On pense à une blague, on n’arrive pas à y croire, on se croirait au centre aéré ! Mais non, c’est dans une prison en France, où des détenus font du karting, de la piscine. Pendant que des policiers risquent leur vie pour les Français, les voyous incarcérés sont au Club Med !»

Djibril Dramé a diffusé la séquence complète le 19 août sur YouTube. Les trois équipes représentaient trois associations. L’équipe des surveillants a remporté le match, et a permis de récolter 1 700 euros au profit de l’association Arc-en-ciel, dont la mission est de réaliser le rêve de l’enfant malade atteint de cancer, myopathie, mucoviscidose et maladie orpheline. Le directeur a délivré des chèques d’une somme moindre aux deux autres équipes représentant l’association Relais Enfants Parents et Unitess.

Au-delà de l’aspect pécunier, Djibril Dramé rappelle dans la vidéo la démarche de l’initiative : «Toutes les personnes qui sont là le sont pour une bonne raison. La voie de la réinsertion passe par le travail en prison. Mais nous avons aussi un devoir : de ne pas les mettre de côté, et de ne surtout pas oublier qu’ils sont des humains.» Pour Konbini, Djibril Dramé a rappelé que les détenus participant aux épreuves étaient incarcérés «pour de courtes peines.»





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