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Le Premier ministre polonais veut que la France et l’Allemagne durcissent le ton vis à vis de la Russie — Enfant de la Société — Sott.net

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Août 25, 2022


Poljski premijer Mateusz Morawiecki

Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki

Le plus souvent, les guerres font deux victimes principales : les plans savants des états-majors et l’honnêteté médiatique la plus élémentaire. Voilà qui se vérifie une fois encore avec le conflit ukrainien dont on « fête » le sixième mois. On sait ce qu’il est advenu du raid éclair conceptualisé par les généraux russes. On voit la machine de propagande pro-ukrainienne tenter d’étouffer toute voix plus ou moins discordante.

Il y a ici l’agresseur, Moscou, et l’agressé, Kiev. Mais d’autres belligérants plus discrets, tels les USA, ont-ils tout fait pour que l’affrontement soit évité ? Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne, le reconnait, même en termes feutrés :

« Je suis prêt à reconnaître qu’on a fait des erreurs et qu’on a perdu des opportunités. Il aurait fallu se rapprocher de la Russie après la fin de l’empire soviétique. […] On aurait peut-être pu faire mieux, on a promis des choses qui n’ont pas été mises en pratique, comme celle voulant que la Géorgie et l’Ukraine ne fassent pas partie de l’OTAN, même si cela ne s’est pas réalisé. »

Les guerres présentent l’avantage de clarifier les points de vue et d’obliger les parties en présence à sortir de leur ambiguïté. Bref, d’en revenir aux fondamentaux de la géopolitique, une fois le verbiage de circonstance mis de côté. D’où cette tribune publiée le 16 août 2022 dans Le Monde par Mateusz Morawiecki, Premier ministre polonais, intitulée « La guerre en Ukraine a aussi révélé la vérité sur l’Europe. »

En substance, il reproche à la France et à l’Allemagne de ne pas en faire assez contre la Russie de Vladimir Poutine : « Je lance donc un appel à tous les dirigeants européens afin qu’ils aient le courage de mener une réflexion adaptée à notre époque, écrit le Premier ministre polonais. Nous nous trouvons dans un moment historique. La Russie impériale peut être vaincue – grâce à l’Ukraine et au soutien que nous lui apportons. » Est-à-dire qu’à l’instar de Washington, Varsovie, pour vaincre le Kremlin, serait prête à se battre jusqu’au dernier soldat ukrainien ? Il y a de ça. Est-ce que l’auteur de cette tribune accuserait la France et l’Allemagne de résister, même timidement, aux injonctions américaines ? Là, il y a beaucoup de ça.

De fait, l’explication est peut-être ailleurs, la tribune de Mateusz Morawiecki pour le moins provocatrice ne faisant pas mystère de son opposition à l’axe Paris-Berlin-Moscou – ou de ce qu’il en reste -, lequel a toujours été le cauchemar de la diplomatie européenne. Si la Pologne est à l’évidence une vieille nation européenne, force est de constater que son cœur bat aussi et surtout de l’autre côté de l’Atlantique. La preuve ? Dès qu’il s’agit d’équiper son armée, c’est immanquablement du matériel américain qu’elle achète, tout en relayant immanquablement la doctrine d’une Maison-Blanche n’ayant jamais voulu d’une Europe politiquement puissante.

Nonobstant, cette tribune du Premier ministre polonais a un mérite : celui de nous rappeler que la somme d’intérêts historiquement divergents ne saurait en aucun cas déboucher sur un intérêt commun. Ce qui, depuis les origines de la construction européenne, demeure le vice de forme et de fond de cette construction.

On ne saurait évidemment reprocher à la Pologne sa traditionnelle défiance vis-à-vis de la Russie, ni même son tropisme pro-américain, remontant à l’époque où les USA finançaient à n’en plus pouvoir le mouvement Solidarnosc. L’Oncle Sam a ainsi aidé ce pays à secouer le joug soviétique, alors que la France et l’Allemagne regardaient ailleurs. Mais on ne saurait non plus reprocher aux deux principales nations européennes, même si leur « couple » n’en finit plus de battre de l’aile, de suivre elles aussi leur propre carnet de route, n’en déplaise à nos chers amis polonais.



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One thought on “Le Premier ministre polonais veut que la France et l’Allemagne durcissent le ton vis à vis de la Russie — Enfant de la Société — Sott.net”
  1. Cette saloperie de roquet qui aboie conte Le molosse, est un agent de la Banque, certain membres de sa familles vivent en israël et ses origines sont juives.
    Donc, dans ce pays hyper catholique ou un ancien dirigeant qui voulait que la Constitution européenne fasse état des racines chrétiennes de l’Europe a été supprimé avec toute sa représentation, que c’est pas faute d’avoir essayé, qu’on a tenté de faire de la Russie et de Poutine les responsables, aujourd’hui on voit à qui a profité les choses… c’était il y a juste 12 ans en arrière, Lech Kaczyński, c’est déjà oublié ou quoi, alors, comment encore une fois dans un pays catholique, dans lequel par le passé les populations se sont montrées hostiles aux juifs, pour le moins que l’on puisse dire, c’en soit encore l’un d’eux qui se retrouve à la tête d’une nation va-t-en-guerre et aux moyens limités quand le monde est une nouvelle fois prêt à basculer dans la guerre mondiale, comment se fait-il que l’histoire puisse bégayer à ce point, sans que nous finissions par croire qu’il y a réellement complot?
    Quoi qu’il en soit, les crises économiques sont toujours des facteurs traditionnels du rééquilibrage des dysfonctionnements sociétaux, vu la mélasse dans laquelle on est, les roquets aboyeurs sont aussi ceux que les opinions publiques perçoivent comme les figures symboliques responsables de l’effondrement du monde, la crise actuelle est larvée depuis longtemps et aurait dû connaître une autre issue que celle à laquelle on nous expose, par conséquent les gens ne seront pas en quête de boucs-émissaires, puisque la réalité présente et celle passée qu’on leur impose de ne jamais oublier se juxtaposent parfaitement.
    Les sociétés humaines, contrairement aux périodes passées, ne sont absolument pas désespérées, au contraire, elles sont remplies d’espoir, ce qu’elles sont c’est, exaspérées.
    On aura beau déguiser en garde-chiourmes les faux patriotes dévoués corps et âmes à l’étranger et sérieusement entrainés par lui pour nous tenir en respect, ça sera balayé férocement même au prix de nombreuses vies citoyennes.
    Certains vont découvrir bientôt comment la barbarie décomplexée est incomparablement pire que celle qui existe par le narratif.

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