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Kherson dans la ligne de mire de Kiev

ByVeritatis

Sep 1, 2022


par Erwan Castel.

Depuis 2 jours les forces ukrainiennes ont lancé plusieurs attaques sur le front de Kherson, mais il est trop tôt pour pouvoir estimer quels sont leurs objectifs tactiques, moyens, déroulement et importance, même si on sait que ces actions offensives s’inscrivent dans l’intention du régime de Kiev de reprendre aux forces russes la ville de Kherson.

Évidemment, cette agitation militaro-médiatique kiévienne sur le front de Kherson coïncide avec une nouvelle rupture du front ukrainien dans le Donbass, en l’occurrence dans le secteur de Donetsk, où, après Peski libéré début août, les forces alliés ont réussi à prendre pied dans la petite ville de Soledar, un point d’appui de Artemovsk (Bakhmut) dans le Nord Donbass et dans le village de Kamianka, un autre point d’appui ukrainien du bastion d’Avdeevka près de Donetsk.

Mais revenons à Kherson :

Ces dernières semaines, Kiev a multiplié les bravades en annonçant notamment l’imminence d’une « contre-offensive sur Kherson » et l’arrivée de renforts ukrainiens ainsi que la multiplication des bombardements dans la profondeur du dispositif russe laissaient à penser effectivement que quelque chose pouvait se préparer sur ce front Sud qui est le plus vulnérable pour les russes. De son côté l’état-major russe a réagi à cette menace croissante en acheminant également des renforts, en intensifiant également ses frappes logistiques, en renforçant sa défense aérienne et en lançant des pontons mobiles sur le Dniepr pour compenser les ponts bâtis endommagés par les tirs des roquettes HIMARS de l’OTAN.

Lors d’un des derniers SITREP concernant ce front Sud du conflit russo-ukrainien, j’avais rappelé les menaces et les enjeux que représente ce secteur de Kherson pour les deux belligérants.

Situation générale su front de Kherson au 30 août 2022.

Dimanche 28 août, le président ukrainien Zelensky a convoqué un conseil de défense secret où l’ordre de lancer des opérations offensives sur le front Sud a été donné. Dans la nuit l’artillerie ukro-atlantiste a intensifié ses frappes contre des objectifs de commandement et logistiques situé dans la profondeur du dispositif russe.

À Kherson, nouveau bombardement du pont Antonovsky déjà endommagé par des précédents tirs de HIMARS

Plus en amont, la centrale hydro-électrique de Novaïa Kakhovka où se
situe le 2ème pont sur
le Dniepr a aussi été à nouveau bombardée

Le 29 août à l’aube, dans la foulée de cette campagne de bombardements intenses dominée par les systèmes HIMARS de l’OTAN, les forces ukrainiennes ont lancé plusieurs attaques terrestres visant à percer la première ligne russe :

5 corridors offensifs peuvent être définis :

  • À l’Ouest de Kherson, près de l’estuaire du Dniepr, dans le secteur d’Oleksandrovka
  • Au Nord, dans le secteur d’Andrivka, une tête de pont ukrainienne au Sud de l’Ingoulets
  • Au Nord Est, sur l’Ingoulets, dans le secteur de Novodmitrivka
  • Au Nord Est, sur le rive gauche de l’Ingoulets, dans le secteur d’Arkhangelsk
  • À l’Est sur le rive droite du Dniepr, dans le secteur de Zolota Balka

Les informations parcellaires rapportent que les combats engagés entre russes et ukrainiens sont très violents et changent des dernières attaques ukrainiennes réalisées jusqu’ici sur ce front Sud.

Une colonne ukrainienne se déplaçant vers l’Ouest de Kherson au matin du 29 août

Aussitôt, de chaque côté du front les propagandistes ont rajouté au brouillard de guerre régnant déjà logiquement autour des opérations militaires en cours des communiqués victorieux et caricaturant la situation jusqu’au ridicule habituel de leur communication manichéiste, qu’elle soit pro-russe ou pro-ukrainienne :

• Du côté ukrainien, Kiev annonce avoir cassé la première ligne de défense russe dans tous les secteurs d’une contre-offensive mythifiée et s’être emparé de plusieurs localités jusqu’à atteindre les faubourgs de Kherson dont elle a entamé la capture.

• Du côté russe, Moscou annonce avoir repoussé toutes les attaques ukrainiennes en infligeant aux forces de Kiev des pertes importantes (plus de 560 soldats, 26 chars, 32 blindés d’infanterie, 2 avions Su-25).

Comme d’habitude, la réalité est à chercher entre ces deux propagandes souvent pathétiques et surtout il est important de ne pas tirer de conclusions hâtives avant d’infirmer ou confirmer ces opérations en cours et de savoir si les actions ukrainiennes du 29 août sont l’essentiel ou seulement le premier acte d’une offensive plus longue.

Peu d’informations crédibles et encore moins d’images vérifiées sont déjà parvenues informant la situation actuelle sur la première ligne de ce front de Kherson, en voici cependant quelques-unes qui illustre la nature des forces ukrainiennes :

Colonne de vieux M113 étasuniens « offerts » par l’OTAN à Kiev progressant à l’Ouest de Kherson

Des volontaires islamistes originaires d’Ichkérie (région séparatiste de Tchétchénie vaincue par les Russes
et les Tchétchènes pro-russes en 2000) sur
le secteur d’Arkhangelsk, au Nord Est de Kherson

À Kherson les tensions sont montées d’un cran à cause des bombardements ukrainiens et des ripostes nombreuses de la défense antiaérienne russe, d’un attentat manqué contre un responsable de la police locale et sa famille et d’un accrochage entre les forces de défense russes et un groupe de reconnaissance ukrainien parvenu jusqu’aux lisières de la ville. Cette dernière information a été confirmée dans un communiqué rassurant par par Kirill Stremousov le chef adjoint de l’administration russe de Kherson : « Il y a eu une activation sur Taurida. Mais maintenant tout va bien là-bas, tout est sous contrôle. Toute la menace a été détruite ».

Cette dernière information confirme indirectement les quelques progressions ukrainiennes réalisées à l’Ouest de Kherson car une unité de reconnaissance opère rarement au-delà des 5km de son unité d’appartenance.

Échanges de tirs dans le microdistrict Tavrichesky (faubourg éloigné de Kherson), le 29 août après-midi

Du côté des forces russes, leurs capacités d’appliquer des tirs de barrage sur les colonnes ukrainiennes progressant à découvert restent dominantes sur la ligne de contact et la majorité des pertes subies par les unités ukrainiennes sont dues à des frappes de l’artillerie et de l’aviation russes.

Ici une colonne ukrainienne abandonnée près de Petrovka (Petrivka au NE du front)
avec des chars
T72 M détruits par des tirs de barrage russes

Bombardement russe sur des blindés à Mirnoye près de Blagodatne (Nord de Kherson) ici 1 BMP

Bilan provisoire

Ce que l’on peut avancer est que les forces russes ont réussi à repousser la plupart des attaques ukrainiennes au Nord-Est de ce front de Kherson grâce à une ligne de défense solide s’appuyant sur la rivière Ingoulets ou sur le Dniepr ainsi qu’un important soutien d’artillerie et d’aviation. Sur ces 3 directions offensives ukrainiennes, les défenses et contre-attaques russes ont, à priori, réussi à repousser toutes les actions ukrainiennes.

Cependant, plus au Sud-Ouest il semble que les forces ukrainiennes, au prix de lourdes pertes disproportionnées aient réussi à progresser de quelques kilomètres d’une part vers Kherson le long de l’embouchure du Dniepr et d’autre part à élargir leur tête de pont d’Andrivka au Sud de l’Ingoulets. Mais, ne disposant pas d’appuis feu suffisants pour briser les contre-attaques russes, les forces ukrainiennes ont rapidement arrêté leurs progressions.

Illustrant indirectement la situation sur ce front Sud, des colonnes ininterrompues d’ambulances
acheminent les blessés ukrainiens vers Odessa au milieu d’appels urgents pour des dons de sang

Globalement la ligne de front générale de ce front de Kherson n’est pas rompue, les forces russes s’étant bien préparées à encaisser des offensives ukrainiennes et les quelques avancées réalisées par les forces de Kiev fautes de moyens suffisants pour les exploiter et même les protéger, risquent de refluer rapidement après s’être s’enterrées provisoirement. On peut envisager que le même scénario opéré sur le front de Kakhovka en mai soit réitéré sur le front de Kherson : laisser sortir les forces ukrainiennes de leurs lignes de défense pour mieux pouvoir les détruire dans les espaces découverts de la steppe. Cependant il faut reconnaître que le rapport de forces a évolué et que s’il est toujours nettement à l’avantage des Russes, les Ukrainiens disposent de nouvelles capacités non négligeables comme les systèmes d’artillerie longue portée et de précision fournis par l’OTAN et assistés par ses ressources de renseignement aériennes et spatiales.

Colonne d’HIMARS en transit en Roumanie (OTAN) début août, et allant
probablement
vers le front Sud du conflit russo-ukrainien

Ce qui est observé (et que j’avais déjà évoqué précédemment), c’est que si les destructions réussies de certains dépôts, états-majors voies ferrées et ponts russes par les ukrainiens n’ont pas paralysé les approvisionnements russes et encore moins « isolé » les forces déployées au Nord du Dniepr, Il n’en demeure pas moins que les HIMARS de l’OTAN sur ce front russo-ukrainien sont un réel problème militaire mais aussi politique et diplomatique.

D’un avis personnel, je suis convaincu que les systèmes d’armes ultramodernes de l’OTAN pour l’Ukraine sont livrés avec des petits hommes verts aux accents britanniques, français ou allemand maîtrisant déjà parfaitement leur utilisation …

En attendant de voir l’évolution réelle des opérations militaires en cours dans ce secteur, il convient ici de rappeler quelques éléments caractérisant ce front Sud centré autour des villes de Melitopol sur la route de Marioupol et Kherson, sur la route d’Odessa.

Forces en présence sur le front Sud, secteur de Kherson.

Tandis que les forces russes et républicaines, dans une concentration des moyens, s’appliquent à faire tomber un par un les bastions ukrainiens dans le Donbass, les ukro-atlantistes agitent devant le nez de l’état-major russe la menace d’une vaste contre-offensive ukrainienne vers Kherson, dans une utopie politique englobant  la Crimée, dans le but premier de diviser les forces alliées et de créer une diversion politico-médiatique cherchant à détourner les regards de l’inexorable effondrement ukrainien dans le Donbass.

De chaque côté, paralyser l’adversaire

De chaque côté du front de Kherson, Kiev et Moscou appliquent quotidiennement des frappes de précision sur des ressources adverses, principalement des dépôts de munitions, des états-majors, des concentrations de blindés mais aussi des ponts et carrefours logistiques, qu’ils soient routiers ou ferroviaires. Cette volonté d’affaiblissement de l’adversaire est ici augmentée de part et d’autre du front, chacun se préparant à subir une offensive, soit russe en direction de Nikolaïev (ou KrivoïRog) soit ukrainienne en direction de Kherson, et chacun tente de couper les ailes de ces hypothétiques manœuvres ennemies.

Ces différentes vidéos datent du mois d’août

Bombardement russe sur dépôt à Odessa

Bombardement ukrainien sur dépôt à Kherson

Bombardement russe sur état-major à Nikolaïev

Bombardement HIMARS sur le pont Antonovsky

À ces bombardements dans la profondeur de la ligne de front, il convient de rajouter ceux réalisés sur les bases et réseaux logistiques lointains, dans les régions de Crimée et Belgorod par exemple par les forces ukrainiennes ou dans l’Ouest de l’Ukraine par les forces russes.

Quel est le niveau d’initiative des forces ukrainiennes ?

Il serait malhonnête de prétendre, comme nombre de crétins propagandistes, que les forces russes sont coupées en deux par les attaques ukrainiennes ou que les forces ukrainiennes sont complètement détruites, désorganisées et incapables de prendre la moindre initiative sur ce front Sud. Les actions menées par les uns et les autres au cours de ces dernières 48h00 prouvent le contraire.

Premièrement, tout en reconnaissant les dégâts importants causés par les bombardements ukrainiens sur les ressources russes, je balaierai d’un revers de manche le fantasme ukro-atlantiste selon lequel le corps de bataille russe situé sur la rive droite du Dniepr serait complètement coupé de ses bases logistiques arrières et ses renforts éventuels. Les forces russes disposent en effet de moyens de franchissement du génie capables – même dans un débit forcément plus lent – de compenser efficacement l’impraticabilité des 3 ponts bâtis du Dniepr dans ce secteur (pont routier et pont ferroviaire à Kherson, et pont routier sur le barrage hydro-électrique de Novaïa Kakhovka, à 57 km en amont).

Face aux menaces croissantes ukrainiennes, les forces russes ont renforcé leurs moyens défensifs (notamment antiaériens) diversifier leur réseau de commandement et disperser leurs dépôts logistiques. Sur le terrain, la supériorité de leurs unités de combat renforcée par une attitude défensive moins vulnérable continue à dominer le champ de bataille en écrasant les unités ukrainiennes se mettant à découvert.

Un obusier automoteur ukrainien de 152mm « Acacia » battant en retraite sous un tir
de contre batterie de
l’artillerie sur le front de Kherson, le 29 août 2022

Deuxièmement, les forces ukrainiennes se sont renforcées dans le secteur de Nikolaïev et Krivoï Rog avec principalement 2 corps d’armée (environ 15 000 hommes chacun) récemment constitués mais dont l’entrainement et l’équipement ne sont pas achevés (ce qui explique l’engagement dans les attaques en cours de vétérans et mercenaires étrangers).

Les seuls points forts nouveaux des forces ukrainiennes sont d’une part leurs batteries HIMARS qui permettent de réaliser des frappes de précision dans la profondeur du dispositif russe et l’arrivée récente de systèmes antiaériens modernes NASAM 3 et IRIS T également fournis par l’OTAN et dont les rayons d’action (de 40 à 50 km) permettent de renforcer dans des étages supérieurs à ceux des systèmes sol-air portatifs la couverture aérienne de leur zone. Ces systèmes antiaériens ont d’ailleurs, parmi leurs missions principales » de protéger les systèmes HIMARS au moment de leur mise en œuvre.

Sur cette carte du déploiement ukro-atlantiste des systèmes Sol-air NASAM 3 et IRIS T on peut observer, l’abandon factuel du Donbass et repérer dans l’Ouest ukrainien le principal corridor d’acheminement logistique par où transitent des aides de l’OTAN.

Les dernières actions ukrainiennes menées sur ce front Sud de Kherson confirment que l’initiative de l’état-major de Kiev ne peut pas dépasser l’échelon tactique et prolonger ses efforts dans le temps, que le moindre succès remporté sur le terrain est trop chèrement payé en hommes et matériels pour permettre une quelconque exploitation stratégique.

Une armée ukrainienne fantasmée

Depuis plusieurs mois on voit converger vers l’Ukraine un arsenal de plus en plus disparate qui complique les formations adaptées et les maintenances et qui va rapidement, avec l’usure des combats, devenir ingérable sur le plan de la logistique.

Exemple de vidéo propagande ukrainienne couvrant « l’offensive » menée sur Kherson

L’offensive mené par les forces ukrainiennes sur le front de Kherson, et pour laquelle il leur faudrait lancer des assauts articulés autour d’unités blindées et d’unités d’artillerie mobiles et coordonnées montre au contraire leur incapacité à fournir des brigades blindées complètes et en même temps un appui feu conséquent.

Pour les unités blindées, la steppe ukrainienne peut donner champ libre à leur déferlement ou se transformer en tombeau s’ils ne disposent pas d’appuis feu importants pour les couvrir et que leur adversaire lui en dispose à volonté !

Alors que sur le papier les forces ukrainiennes se vantent d’avoir plus de chars de combat aujourd’hui qu’avant février, grâce aux chars russes récupérés et réparés (« officiellement » 280) et à ceux (environ 300) transférés depuis les pays de l’OTAN (notamment des T72 polonais), sur le terrain on n’observe que quelques pelotons de chars, ici et là dédiés à appuyer les unités d’infanterie mécanisées ou motorisées.

En réalité comme le constate lui-même le magazine Forbes, si sur l’ensemble des fronts, les 1e, 3e, 4e et 17e brigades blindées ukrainiennes semblent bien réelles en revanche elles sont fortement diminuées par les combats, et d’autres brigades comme les 5e et 14e brigades semblent n’être que des unités de papier…

La difficulté d’une brigade blindée est qu’elle ne peut se reconstituer aussi rapidement qu’une brigade d’infanterie, Ainsi par exemple, il a fallu 3 mois complets pour reconstituer la 1e Brigade blindée ukrainienne (T64 modernisés) qui était à Tchernigov (Nord-Est de Kiev) pendant 1 mois seulement de confrontation avec les forces russes. La 3e Brigade blindée (T72) quant à elle a perdu toute capacité offensive dans le Donbass et s’est repliée au Nord sur la défense de Kakhovka. La 4e Brigade blindée (T64) est en train de fondre complétement dans le Donbass où elle est maintenue.

Il ne reste donc, comme seule brigade blindée ukrainienne réellement opérationnelle en tant que force de frappe, que la 17e Brigade (T64) déployée justement sur la rivière Ingoulets au Nord Est de Kherson et c’est probablement elle qui a contribué à la petite percée réalisée. Les autres chars de combat ukrainiens observés sur ces attaques ukrainiennes sont des petites unités disséminées en appuis de l’infanterie comme ces T72 du secteur de Petrovka qui pourraient appartenir à des unités de la 5e Brigade blindée ukrainienne déplacées de Odessa vers Krivoî Rog

Pour être honnête, force est de constater depuis le début des opérations militaires russes en Ukraine que le narratif russe et surtout celui des Français pro-russes est lui aussi infecté par une part de fantasmes aussi ridicules que contre-productifs. Voilà c’est dit !

Un terrorisme ukrainien bien réel

C’est certainement à cause de son impuissance à vaincre « à la régulière » les forces russes que le régime de Kiev multiplie les attentats terroristes sur les arrières du front russe, visant régulièrement des personnalités politiques pro-russes.

Ainsi, dernier assassinat en date, celui d’Alexey Kovalev un ancien député ukrainien de la région de Kherson dont il était un grand producteur agricole, et qui avait pris fait et cause pour la Russie a été tué chez lui, d’un coup de fusil de chasse, ce 28 août dans la ville portuaire de Jelezny.

Avec un accroissement des bombardements terroristes sur les populations civiles du Donbass augmentés, depuis plus d’un mois, par la dissémination massive de mines antipersonnelles sur les quartiers résidentiels ; avec les bombardements quotidiens du site de la centrale nucléaire de Zaporijia, avec des attentats visant des personnalités civiles jusqu’au cœur de la Russie comme l’assassinat récent de Daria Douguine… le régime de Kiev a définitivement rejeté toutes les lois et les règles qui subsistent normalement dans toute guerre honorablement menée, et a rejoint avec zèle l’amoralité criminelle de ses parrains occidentaux.

Dans ce blog, je développe régulièrement les informations concernant ce terrorisme russophobe ukro-atlantiste pour ne pas avoir besoin ici « de remettre une couche » !

En conclusion

Même si je suis convaincu d’un prochain reflux des troupes ukrainiennes devant Kherson et espère même une nouvelle offensive russe vers Nikolaïev, il convient cependant de ne jamais sous-estimer son ennemi et les progressions tactiques qu’il réalise, surtout si l’on se rappelle de la stratégie ukrainienne des « sauts de crapaud » réalisée entre 2016 et 2021 sur le front du Donbass et qui a permis, en grignotant la zone grise, d’intensifier l’attrition des forces républicaines et les bombardements des populations civiles du Donbass.

Il reste l’inconnue des jours d’après qui peuvent s’ouvrir soit sur un reflux des unités ukrainiennes, soit sur une stabilisation de la nouvelle ligne atteinte ou, bien que peu probable, sur une surenchère d’attaques cherchant à prolonger les actions en cours. Ensuite, sur le plan de la guerre psychologique, il ne faut pas perdre de vue que reprendre l’initiative, même la plus minime, nourri cette guerre de l’information qui survole la ligne de front participe à la conduite de la guerre (y compris côté russe où la capture du moindre village ou quartier fait aussitôt l’objet de communiqués victorieux)).

En attendant sur ce front de Kherson, force est de constater que l’initiative est passée du côté des forces ukrainiennes même si leurs sacrifices disproportionnés par rapport aux acquis réalisés servent plus les fantasmes de la propagande ukro-atlantiste et en retour les perfusions militaires occidentales que les objectifs réels de leur état-major.

Une raison de plus pour la Russie de détruire ou au minimum rejeter sur leurs bases d’assauts ces kamikazes ukrainiens et d’engager à l’automne une radicalisation de ses opérations militaires pour accélérer la défaite militaire de Kiev et la capitulation de son régime atlantiste aux ordres de Washington qui veut précipiter l’Europe vers un nouveau conflit mondial.

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source : Alawata Rebellion



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