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centre de formation en permaculture et lieu de vie familial menacés – Les moutons enragés

ByVeritatis

Sep 2, 2022


Auteur(s) : Les p’tites mains de Gaïa

Destinataire(s) :

Préfet Ille et Vilaine, Sous préfet de Saint-Malo, DDTM Ille et Vilaine, Mairie de Roz-sur-Couesnon

A une époque où la nécessité d’agir se fait de plus en plus ressentir ; Olivier, Livia, propriétaires de 3 ha de terrain en baie du Mont Saint Michel, et leurs trois enfants œuvrent afin de créer un système résilient et écologiquement pérenne. En ce sens, ils participent au changement inéluctable que les enjeux sociétaux nous imposent.

Pourtant, ce lieu de vie familial, cet outil de travail, ce lieu d’échange, d’expérimentations et de rencontres est menacé pour motif d’« infraction aux dispositions du plan local d’urbanisme ». La pérennité de leur centre de formation en Permaculture est aujourd’hui remise en question.

Cette famille est accusée par la mairie de Roz-sur-Couesnon d’avoir enfreint les règles de l’urbanisme. Relayé par la sous préfecture de Saint Malo, une injonction de démontage de toutes les infrastructures existantes sur leur propriété a été émise, à date limite du 23 décembre 2021, sous peine de destruction par la force publique et d’une amende pouvant s’élever à 300 000 euros.

C’est le risque qu’affronte cette famille de permaculteurs qui a osé réaliser ses idéaux de vie tout en développant un projet associatif local (ressourcerie, groupement d’achat alimentaire, troc de graines, accueil de wwoofers…) générateur d’ un réseau de solidarité et d’entraide.
Ce projet associatif “les P’tites Mains de Gaïa” ainsi que celui d’accueillir des formations certifiantes en permaculture, sont aujourd’hui fortement compromis. Au-delà, c’est aussi et surtout leur équilibre familial et leur vie dans un environnement naturel qui leur est interdit.

Depuis 6 ans, cette famille vit de manière autonome sans connexion aux réseaux d’eau ni d’électricité. Des systèmes alternatifs de récupération d’eau de pluie et de panneaux solaires, la construction d’un petit chalet en bois sur pilotis (35 m²), et des installations démontables leur ont permis de s’installer en pleine forêt, pour vivre leur écologie et avoir un impact positif sur l’environnement.
Ce couple applique au quotidien l’utilisation des toilettes sèches, l’entretien d’un potager dont ils retirent la quasi-totalité de leurs besoins en légumes. Ils ont su relever le défi agricole de cultiver sur un terrain granitique de roche mère affleurante.

C’est une démarche écologique globale où tous les principes de la permaculture sont appliqués de manière à créer un projet familial résilient dans une zone naturelle protégée. Plus de 140 arbres fruitiers et comestibles ont été plantés (variétés anciennes de pommiers locales, entre autres) ainsi que des plantes médicinales qui leur servent à améliorer leur santé et se soigner.

Depuis l’installation de cette famille, ce site naturel protégé ne subit pas une dégradation mais bien une aggradation globale de la biodiversité. 

C’est cette démarche d’expérimentation et de mise en pratique concrète des connaissances techniques générales qui leur a permis, notamment, d’obtenir l’accréditation de formateur en permaculture. Une étape qui leur donne désormais la possibilité d’organiser des formations certifiantes en permaculture en utilisant leur installation en exemple.

Cette belle aventure et ce mode de vie respectueux de l’environnement n’a été possible qu’en “désobéissant” et en “sortant” de la légalité (Cf lien vidéo « Discussion autour de l’illégalité de l’installation »). En effet, le cadre législatif actuel n’est pas adapté aux installations atypiques, tiny house, cabane en bois sans fondation, habitats légers qui respectent l’environnement et la Nature. Des lois représentant les intérêts de la Nature dans son ensemble doivent voir le jour pour s’adapter aux réalités environnementales actuelles et aux urgences climatiques et sociétales.

Leur situation met en lumière la complexité pour un citoyen français non agriculteur d’acheter de la terre agricole. Les installations de néo-ruraux possédant des projets vivriers de retour à la terre se trouvent contraintes, de par l’absence de lois adaptées aux nouvelles exigences contemporaines. Soutenir cette famille c’est aussi soutenir toutes celles et ceux qui aspirent à vivre de cette manière.

Aujourd’hui, nous nous adressons donc aux citoyens conscients de l’urgence d’entamer un virage réel qui permette l’application rapide d’un réajustement législatif concernant l’habitat léger mais aussi :

  • À tous ceux qui soutiennent l’habitat léger sans forcément le vivre.
  • À tous les désobéissants qui vivent déjà le changement, de manière discrète.
  • À tous ceux qui vivent en ville et qui agissent au quotidien à leur mesure.
  • À tous les entrepreneurs engagés respectant des valeurs humanistes et écologiques, pour le bien des générations futures.
  • À tous les parents, grands-parents qui ne veulent pas que leurs enfants et petits enfants les accusent un jour d’avoir obéi aveuglément aux lois d’une époque en oubliant la primauté des droits fondamentaux.
  • À tous les décideurs politiques et fonctionnaires publics qui oseront peser de tout leur poids et soutenir un changement législatif concernant  les règles de l’habitat.


Nul n’est au-dessus ni contre les lois mais il est urgent de trouver des solutions aux problématiques existantes  et nous attendons des actes et engagements politiques forts. Si les lois de l’urbanisme ne s’adaptent pas aux défis actuels, la désobéissance civile sera t-elle la seule solution ?

Ils sont déjà des milliers à vivre cette société en transition dans le silence. Ce projet sera défendu si vous êtes nombreux à le soutenir pour que cette famille puisse continuer à insuffler l’espoir et inspirer les générations futures.

Liens vidéos :Vidéo : Portrait familial 

Vidéo : Discussion autour de l’illégalité de l’installation (Olivier & Livia)

Comité de soutien : 

Lien association les P’tites Mains de Gaïa

Lien Désobéissance Fertile

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