Ne nous mentons pas. Les résultats de dimanche ont été plus qu’une douche froide pour la droite républicaine française. C’est un véritable tsunami dont il nous faudra tirer toutes les leçons pour tenter de survivre et éviter un éternel face-à-face entre l’extrême-droite et l’extrême-centre. Mais pour l’heure, l’urgence est de démontrer que nous existons encore comme force militante et comme mouvement politique en ne lâchant pas notre candidate (qui elle, n’a rien lâché tout au long de cette campagne escamotée).

Il y aura beaucoup à redire sur la campagne de Valérie Pécresse et ses ratés. Il sera bientôt temps d’en dresser le bilan et d’établir les responsabilités des uns et des autres dans la déroute historique qu’a connu notre famille politique. Mais personne ne peut enlever à Valérie Pécresse un courage et une volonté qui forcent le respect. Au cours de cette campagne, elle aura pris tous les coups, subi toutes les humiliations… sans jamais sourciller dans sa détermination à proposer un projet de rupture crédible et pragmatique face à l’immobilisme d’Emmanuel Macron et aux élucubrations dangereuses de Marine Le Pen et de son supplétif Eric Zemmour.

Courage, dignité, responsabilité… pour porter un programme dont la France avait besoin et dont beaucoup (y compris parmi les électeurs d’Emmanuel Macron) reconnaissent qu’il était de loin le plus à même de redresser la France et de sortir notre pays de l’ornière dans laquelle 10 ans de socialismo-centrisme nous ont plongé. La droite républicaine, responsable et réaliste, ne méritait pas le score du 10 avril. Valérie Pécresse, femme de conviction, d’intégrité et de sérieux, ne méritait pas ce cuisant échec. Mais l’échec est là. La barre des 5% n’a pas été dépassée, et il va falloir éponger la dette de cette déroute électorale.

C’est une déroute dont nous sommes tous solidaires et il serait profondément injuste et immorale que Valérie Pécresse soit la seule à en assumer les conséquences. On peut lui faire bien des reproches, mais pas celui de ne pas s’être battue pendant ces longs mois. Elle a mouillé la chemise, fait le job… pendant que certains se planquaient ou trahissaient même leur famille politique. Nous sommes tous solidaires de cette défaite et de ces conséquences. Nous devons tous, symboliquement, mettre la main à la poche pour renflouer cette campagne à aucune autre pareille.

Si nous ne le faisons pas par impératif moral, nous devons au moins le faire pour sauver notre famille politique et l’avenir de la droite républicaine française. Si nous, peuple de droite, ne sommes pas en mesure de soutenir notre candidate par gros temps, c’est que nous n’existons plus. Les Français ne s’y tromperont pas. Que ce soit les militants, les sympathisants, ou le parti lui-même, il est inconcevable d’imaginer le parti du général de Gaulle, de Pompidou et de Chirac, abandonner en rase campagne sa candidate, désignée démocratiquement lors d’une primaire.

Quel que soit le montant, chacun d’entre nous doit contribuer au redressement de la droite. Chacun doit retrouver le chemin de sa permanence pour rebâtir un projet politique de droite « insoluble dans le macronisme et l’extrême-droite » comme l’a justement rappelé Christian Jacob. Nos députés, nos permanents, doivent savoir que nous sommes tous solidaires de cette dette, dont le remboursement est notre honneur et la condition de notre survie.



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