Depuis le 18 avril 2022 on observe une augmentation des opérations militaires russes en Ukraine et particulièrement dans le Donbass où des bombardements et des offensives terrestres d’une plus grande ampleur ont été engagé contre les forces ukrainiennes s’accrochant au terrain.

Désormais en renfort des classiques chasseurs bombardiers « Sukhoï » et lance roquettes multiples « Grad » des moyens lourds et modernes russes ont fait leur apparition sur le champ de bataille comme par exemple les bombardiers stratégiques Tupolev 22 M larguant des bombes « FAB 3000 » (3 tonnes) ou les lances roquettes multiples « Smerch » tirant des roquettes de 300 mm :

Le BM 30 « Smerch », avec ses 12 roquettes de 300mm peut détruire une zone de 42 ha à 70 km

Cette nouvelle phase dans le conflit russo-ukrainien correspond :

  • À la fin du redéploiement des unités retirées du secteur de Kiev dans le Donbass,
  • À la fin de la nouvelle articulation, plus « urbaine », des Groupes Tactiques InterArmes,
  • À la fin de la trêve de Pâques et des propositions de reddition offertes à Marioupol,
  • À l’augmentation des aides de l’OTAN provoquant l’extension des bombardements,
  • À la perte du croiseur-amiral « Moskva » qui est le coup le plus dur subi par Moscou.

Les enjeux du Donbass sont pour Moscou majeurs, car :

• historiquement, c’est sur ce théâtre d’opérations que le conflit a commencé en avril 2014 avec l’offensive des forces ukrainiennes contre les populations de Donetsk et Lougansk,

• militairement, dans le Donbass se trouve le plus important corps de bataille ukrainien encore fort d’environ 100 000 hommes solidement installés dans des bastions urbains,

• politiquement, la libération complète du Donbass offrirait à Moscou une victoire politique et un avantage diplomatique incontestables pour les négociations ultérieures avec Kiev,

• psychologiquement, la libération de tout le Donbass balaierait d’un revers de manche la propagande ukro-atlantiste qui prétend que les forces ukrainiennes ont repris l’avantage.

En Ukraine, les bombardements russes se sont intensifiés, frappant chaque jour et chaque nuit, non seulement les infrastructures militaires de la totalité des oblasts (régions), mais également en étendant leurs cibles aux infrastructures stratégiques par lesquelles transitent les aides militaires de l’OTAN aux forces armées ukrainiennes. C’est ainsi par exemple que des grands nœuds ferroviaires et routiers dans l’Ouest de l’Ukraine ont été détruits. Dans le même temps, Moscou a signifié à Kiev que tout convoi en provenance de Pologne ou Roumanie pourra  désormais être ciblé par les forces aérospatiales russes qui ont pour ce faire amélioré son réseau de communication électronique « multipliant des dizaines de fois » la vitesse d’acquisition et de tir des missiles hypersoniques Khinjal.

Pour cette deuxième phase opérationnelle les bombardements russes vont s’étendre aux cibles stratégiques civiles, comme ici le pont d’une voie ferrée à Zaporodje par où transitent les renforts et rotations des unités ukrainiennes ainsi qu’une partie des aides militaires de l’OTAN, détruite cette semaine par des missiles de précision.

Dans le Donbass, 3 secteurs principaux sont à identifiés où est observée une intensification des bombardements russes et des combats terrestres :

• Au Nord, où une offensive russe venant du Nord (Izioum)) vers le secteur de Kramatorsk a été engagée dans de violents combats tandis qu’à l’Est des attaques républicaines continuent,

• An Centre, dans le secteur de Donetsk où d’importantes attaques d’artillerie et d’aviation préparent les offensives russo-républicaines sur Marinka et Avdeevka,

• Au Sud, à Marioupol où après avoir refusé de se rendre, les ukrainiens, mènent leurs derniers combats dans la zone industrielle d’Azovstal où ils se sont retranchés,

Résultats d’une frappe ciblée de l’aviation stratégique russe (Tu 22M) sur une position du régiment Azov

Dans ce point de situation je vais développer le front Nord du Donbass où de prochaines grandes batailles semblent s’annoncer et dont l’issue sera décisive pour l’ensemble des opérations militaires en cours.

Pour les secteurs de Donetsk et Marioupol je vous renvoie aux derniers SITREP que je leur ai consacré et qui sont toujours d’actualité :

• Donetsk ici : Les batailles pour Avdeevka et Marinka

• Marioupol ici : L’alliance de la servitude et du fanatisme

***
Le front de Kramatorsk

Dans le Nord du Donbass, dans une région partagée entre les deux républiques de Donetsk et Lougansk se concentre autour de leur état-major le gros des forces ukrainiennes dans le Donbass (« Opération des forces conjointes »).

Depuis la zone d’Izioum, ville conquise par les forces russes en mars 2022, une offensive vers le Sud a été engagée menant 3 objectifs stratégiques :

  • À court terme, couper les routes d’approvisionnements ukrainiennes venant de Poltava et Dnipropetrovsk, par lesquelles arrivent les renforts et aides de l’OTAN,
  • À moyen terme, encercler les forces ukrainiennes de ce secteur par une jonction avec les milices républicaines en train de percer en direction de Artemovsk (Bakhmut),
  • À long terme, réaliser dans une progression vers le Sud, une jonction avec les forces alliés remontant depuis Marioupol pour un grand encerclement des forces de Kiev,

Pour comprendre l’intensité des combats qui s’y déroulent il faut observer d’abord les particularités de ce secteur du front :

• C’est une région avec un relief accidenté, couvert par des forêts et coupée par la rivière de la Severodonetsk, qui facilitent les lignes défensives et ralentissent les attaques.

• Au milieu de cette région, plusieurs villes importantes devenues bastions défensifs urbains : Slaviansk et Kramatorsk à l’Ouest et Severodonetsk et Lissichiansk à l’Est,

Que ce soit dans les villes où les forêts environnantes, la plupart des combats décisifs sont menés par des petits groupes adoptant des techniques de guérilla, comme ici un groupe de reconnaissance russe qui détruit un blindé ukrainien positionné dans la lisière.

Une région donc peu propice à des grandes opérations blindées, d’aviation et d’artillerie et pendant une saison de dégel et pluvieuse qui peut opposer aux progressions des zones inondées.

Depuis la réorientation du dispositif militaire russe et la priorité donnée à la libération de la totalité du Donbass, plusieurs offensives ont été lancées au Nord précédées par d’importantes  :

• Au Nord, depuis le secteur d’Izioum, 2 directions offensives sont engagées par les forces russes :

1- En direction de Barvinkove pour contourner par l’Ouest les bastions urbains de Slaviansk et Kramatorsk et couper leurs voies d’approvisionnement venant du Dniepr.

2- En direction de Lyman (au Nord de Slaviansk), pour lisser la ligne de front et sécuriser le flanc Est du saillant vers Barvinkove mais aussi se rapprocher de Slaviansk.

• À l’Est, une offensive est menée par les forces de la République populaire de Lougansk pour contourner par le Nord le verrou urbain de Severodonetsk et Lissichiansk :

1- Vers Rubijnoe où se déroulent toujours de violents combats jusqu’au centre de cette ville qui contrôle les routes contournant par le Nord Ouest Severodonetsk et permettant d’atteindre Lissichiansk,

2- Vers Kreminna, une petite ville dont la conquête réalisée en début de semaine ouvre également la possibilité d’un deuxième axe offensif vers Lyman par la route allant vers l’Ouest.

• Au Sud, une offensive est menée en direction de la ville de Popasnaya où se déroulent depuis une semaine des combats entre les forces ukrainiennes et républicaines :

1- Soit pour poursuivre vers l’Ouest en direction de Artemovsk une ville située sur la route de Slaviansk, et ainsi contourner au Nord le saillant de Svetlodarsk,

2- Soit pour remonter ensuite vers le Nord afin de tenter une jonction avec la percée de Kreminna et ainsi encercler Lissichiansk et Severodonetsk.

Lors d’une préparation d’artillerie précédant une attaque russe en direction de Slaviansk,
un block
post ukrainien est détruit sur la route y menant

C’est dans le secteur Nord de ce front de Kramatorsk que trouvent les principaux objectifs des forces russes et au 21 avril leurs avant gardes étaient arrivées à Lozovoye sur les bord de la rivière Oskil et à Torske, les derniers objectifs au Nord et à l’Est de Lyman, le verrou de la route menant à Slaviansk.

Sur cette carte on peut observer que les offensives russes visent à contrôler les routes autant celles menant vers leurs objectifs que celles servant aux ravitaillements qu’elles cherchent, soit à couper (Barvinkove) soit à protéger (Balaklia). De plus ces routes sont les seuls axes sécurisables dans une zone infestées de terrains minés et inondés.
Du côté ukrainien 

Les forces ukrainiennes quant à elles, opèrent dans ce secteur Nord 2 stratégies différentes :

• Dans la zone des opérations offensives russo-républicaines (Slaviansk et Severodonetsk), les unités ukrainiennes s’enferment dans les plus grandes villes transformées en bastions défensifs à partir desquelles elles essayent de mener des attaques limitées dans le temps et l’espace et battre de leurs feux d’artillerie les unités russes.

• Plus au Nord, ans le secteur de Kharkov, avec le renfort de minimum 3 brigades d’infanterie, les forces de Kiev semblent vouloir engager des attaques vers l’Est, notamment dans le secteur de Tchouhouiv/Malynivka (SE de Kharkov) avec la 92e brigade mécanisée et la 4e brigade blindée ukrainiennes, non pour reconquérir une ville (comme Koupiansk par exemple) mais plutôt pour couper la route d’approvisionnement principale entre Belgorod et Izioum (via Koupiansk) et qui assure la logistique rapide aux opérations.

Violents bombardements russes sur des positions ukrainiennes à l’Est de Karkhov

• À l’Ouest de Izioum, on observe aussi des mouvements et pressions offensives sur le Secteur de Balaklia lequel est le point d’appui principal du flanc Ouest du front russe. Il est probable que les forces ukrainiennes tentent également des attaques dans ce secteur, toujours pour menacer l’approvisionnement russe mais aussi faire diversion et diviser ses forces concentrées vers Barvinkove et obtenir une victoire pour leur propagande.

Au niveau tactique, dans les villes, les forces ukrainiennes organisent depuis des années des défenses dans la profondeur et des stocks logistiques avec lesquels elles espèrent renouveler la résistance de Marioupol (assiégée par 12 groupes tactiques russo-républicains) et ainsi gagner du temps par une guerre d’attrition immobilisant et épuisant les unités russes et républicaines dans de longs sièges urbains. À noter également que de nombreuses localités où sont restées de nombreux civils ont des sites industriels chimiques dangereux.

En dehors des bastions urbains, les unités ukrainiennes, à partir de leurs points d’appui mène une espèce de techno-guerilla avec des petits groupes mobiles articulés autour une composante antichar importante avec les missiles et drones d’observation fournis par l’OTAN. La configuration du terrain (accidenté et boisé) est favorable aux embuscades contre des unités blindées et mécanisées lourdes comme celles des forces russes (d’où leur augmentation en unités d’infanterie des derniers jours).

Un clin d’œil historique 

Il y a 79 ans, lors de la précédente libération du Donbass l’armée rouge menait déjà, pour encercler les troupes allemandes s’y trouvant, une offensive… à partir du secteur d’Izioum et en direction de Barvinkove, Slaviansk et Donetsk qui s’appelait alors Stalino. Le temps et les hommes passent et de nouvelles technologies apparaissent, mais le terrain et ses enjeux s’imposent toujours, comme la guerre que les hommes se font pour les maitriser.

En conclusion

Si la prise de Marioupol est une victoire indéniable pour les forces russo-républicaines, le plus difficile pour la libération du Donbass reste à faire, car les Ukrainiens veulent faire de chaque ville conquise par les Russes une « victoire à la Pyrrhus » et surtout un gain de temps pendant lequel les aides militaires et les sanctions économiques occidentales s’intensifient en quantité et en qualité.

Une victoire décisive dans le Donbass relancerait les dés sur le champ de bataille ukrainien et si le régime de Kiev n’a toujours pas capitulé, une troisième phase opérationnelle pourra alors être engagée avec un net avantage du côté des forces russes. À condition que la libération du Donbass se finisse aux environs de cet été, et pour cela il faut que le secteur de Kramatorsk où est positionné l’état-major des forces ukrainiennes ses unités d’élite et ses réserves dans le Donbass soit conquis.

Les russes n’ont donc pas d’autre choix que d’engager beaucoup plus de forces pour continuer une guerre conventionnelle et simultanée sur plusieurs villes, ou de passer à une guerre de destruction massive en Ukraine (ce qui scellerait la diabolisation de la Russie pour longtemps). Quoiqu’il en soit le Kremlin va certainement devoir marquer rapidement un coup d’arrêt aux aides militaires occidentales à l’Ukraine qui aujourd’hui reçoit quotidiennement de l’armement lourd de l’OTAN (chasseurs-bombardiers, obusiers, chars de combat, missiles sol-air, anti navire, drones d’attaque…) sans lesquelles les forces ukrainiennes n’auraient plus aujourd’hui ni moyens significatifs ni moral suffisant pour résister.

Débris d’un « Sukhoï » russe abattu à 6000 mètres d’altitude par un missile antiaérien de l’OTAN livré aux forces ukrainiennes.

Chaque nuit, entre 23h et 5h00 du matin, les routes venant de Pologne dans le secteur de Lvov sont encombrées par des kilomètres de convois acheminant les armes et munitions de l’OTAN vers le front.  Il y a 2 jours, un important dépôt de matériels de l’OTAN repéré malgré les moyens civils servant à sa couverture et ses approvisionnements a été détruit par 2 missiles Kalibr russes.

Ceci va devenir la mission prioritaire de l’état-major russe s’il veut continuer à avancer dans le Donbass.

source : Alawata Rebellion



Source:

3 thoughts on “Couper la tête du serpent dans le Donbass”
  1. Kiev ne va pas capituler tant que cette capitale ne sera sur le point de disparaître sous l’effet des bombardements massifs et permanents.
    Poutine a placé à la tête de ses armées et de son opération militaire, un équarrisseur, Dvornikov, ça va plus plaisanter si tant est que ce fut le cas auparavant.
    Il faut user d’une violence aussi extrême que de l’extrême violence dans un conflit tel que celui-ci où toutes les ruses des lâches sont utilisées par le camp occidental.
    Notre camp aime faire la guerre en mode terrorisme, alors il faut terroriser les principaux souteneurs du terrorisme en inscrivant les Ukrainiens sur la liste des espèces en voie de disparition pour faire comprendre aux autres ce qui pourrait leur arriver encore plus rapidement.
    C’est ce que la Russie va faire en faisant crescendo évoluer sa puissance de frappe cumulée à sa furie.
    Il faut que chacun où qu’il se trouve sur la planète ait envi de consacrer au moins une à deux heures d’informations sur ce qui se passe dans cette partie du monde pour pouvoir se formaliser une idée du temps qui lui reste à vivre.
    Les Russes sont spécialisés dans la mise au garde-à-vous des rats, ils savent faire, très bien faire même, des siècles d’expérience les contemplent dans ce domaine.
    Pour le moment nos merdias nous rendent ce que rapporte la chose qu’on dit président ukrainien, c’est que dalle en terme d’infos, en coulisse il ne faut pas en douter des négociations aux plus hauts niveaux ont lieu.
    Il y a beaucoup de blabla et d’agitations de bras, mais quand la paix mondiale voire la survie de la planète sont autant menacées, il n’y a personne qui fait le mort dans son coin, aucune rupture réelle de dialogue.
    Or, si les Occidentaux en sont toujours à jouer la montre avec des sanctions dont ils savent que si la Russie venait à retirer ses pieds du dessous de la table, qui soi-disant n’existe pas, ils seront totalement perdus et, compte tenu de leur impossibilité totale à obtenir une plus grande production pétrolière, l’option guerre n’est même envisageable cette année-ci, l’année prochaine peut-être, à condition que nous Européens acceptions de rouler à vélo en permanence, de crever de froid cet hiver, de faim, maladies, bref… va sévèrement falloir qu’on se fasse collectivement tous très, très mal pour donner une chance à une guerre de 20 jours l’an prochain.
    On est à deux mois quasi là, nous pouvons mobiliser toutes les troupes que nous voulons dans les frontières des pays frontaliers de la Russie partenaires de l’Otan, ce sont des pays dépendants qui jouent les grandes gueules mais quand ça va barder pour eux cet hiver vont voir comment leur populations qui vivent sur le dos de nos pays vont crever de faims, alors, laisser crever de faim des peuples chez qui ont ferait vivre des soldats étrangers convenablement nourris qui ne combattent pas, ça va être tendu.
    Les produits alimentaires qui ne seront ni récoltés cette années ou semés, ceux pas fabriqués, on les aura pas l’an prochain.
    Donc, quand on est dans une situation aussi fragile et qu’on fait face à un Géant qui a toute la force dont il paraît et même plus puisqu’il est aussi très intelligent, a des alliés qui rêvent de nous voir souffrir pour tous les malheurs qu’on leur a occasionné par le passé et actuellement, on négocie, on négocie, on négocie… silencieusement!
    Seulement voilà, qu’est-ce qui va satisfaire le Géant et ses alliés?
    Le camp occidental, on le comprend bien, ne peut pas s’avouer vaincu aussi vite autrement il va se faire mettre en pièces par des pays “gnomes” qui ont sur lui un avantage qu’il ne peut pas faire disparaître dans l’instant, c’est impossible.
    Comme je le disais par ailleurs plus tôt, nous avons les fesses à l’air et nous ne sommes clairement plus militairement les plus forts, alors on fait de l’image et du son pour que les peuples enfants sous l’emprise de cette tartufferie ne se mettent pas eux aussi en colère… conséquence de tout ça, il faut réduire l’Ukraine en miettes pour convaincre les cons que ce coup-ci c’est: La bourse ou la vie!
    Il n’y a aucune guerre mondiale là, on va les défoncer gentiment mais, définitivement.
    C’est pas dans cette partie du monde que l’on va couper la tête du serpent, c’est là où tout a commencé et par ceux aux pieds d’airain que cela va se faire.

  2. Kiev ne va pas capituler tant que cette capitale ne sera sur le point de disparaître sous l’effet des bombardements massifs et permanents. Poutine a placé à la tête de ses armées et de son opération militaire, un équarrisseur, Dvornikov, ça va plus plaisanter si tant est que ce fut le cas auparavant. Il faut user d’une violence aussi extrême que de l’extrême violence dans un conflit tel que celui-ci où toutes les ruses des lâches sont utilisées par le camp occidental. Notre camp aime faire la guerre en mode terrorisme, alors il faut terroriser les principaux souteneurs du terrorisme en inscrivant les Ukrainiens sur la liste des espèces en voie de disparition pour faire comprendre aux autres ce qui pourrait leur arriver encore plus rapidement. C’est ce que la Russie va faire en faisant crescendo évoluer sa puissance de frappe cumulée à sa furie. Il faut que chacun où qu’il se trouve sur la planète ait envi de consacrer au moins une à deux heures d’informations sur ce qui se passe dans cette partie du monde pour pouvoir se formaliser une idée du temps qui lui reste à vivre. Les Russes sont spécialisés dans la mise au garde-à-vous des rats, ils savent faire, très bien faire même, des siècles d’expérience les contemplent dans ce domaine. Pour le moment nos merdias nous rendent ce que rapporte la chose qu’on dit président ukrainien, c’est que dalle en terme d’infos, en coulisse il ne faut pas en douter des négociations aux plus hauts niveaux ont lieu. Il y a beaucoup de blabla et d’agitations de bras, mais quand la paix mondiale voire la survie de la planète sont autant menacées, il n’y a personne qui fait le mort dans son coin, aucune rupture réelle de dialogue.

  3. Or, si les Occidentaux en sont toujours à jouer la montre avec des sanctions dont ils savent que si la Russie venait à retirer ses pieds du dessous de la table, qui soi-disant n’existe pas, ils seront totalement perdus et, compte tenu de leur impossibilité totale à obtenir une plus grande production pétrolière, l’option guerre n’est même envisageable cette année-ci, l’année prochaine peut-être, à condition que nous Européens acceptions de rouler à vélo en permanence, de crever de froid cet hiver, de faim, maladies, bref… va sévèrement falloir qu’on se fasse collectivement tous très, très mal pour donner une chance à une guerre de 20 jours l’an prochain. On est à deux mois quasi là, nous pouvons mobiliser toutes les troupes que nous voulons dans les frontières des pays frontaliers de la Russie partenaires de l’Otan, ce sont des pays dépendants qui jouent les grandes gueules mais quand ça va barder pour eux cet hiver vont voir comment leur populations qui vivent sur le dos de nos pays vont crever de faims, alors, laisser crever de faim des peuples chez qui ont ferait vivre des soldats étrangers convenablement nourris qui ne combattent pas, ça va être tendu. Les produits alimentaires qui ne seront ni récoltés cette années ou semés, ceux pas fabriqués, on les aura pas l’an prochain. Donc, quand on est dans une situation aussi fragile et qu’on fait face à un Géant qui a toute la force dont il paraît et même plus puisqu’il est aussi très intelligent, a des alliés qui rêvent de nous voir souffrir pour tous les malheurs qu’on leur a occasionné par le passé et actuellement, on négocie, on négocie, on négocie… silencieusement! Seulement voilà, qu’est-ce qui va satisfaire le Géant et ses alliés? Le camp occidental, on le comprend bien, ne peut pas s’avouer vaincu aussi vite autrement il va se faire mettre en pièces par des pays “gnomes” qui ont sur lui un avantage qu’il ne peut pas faire disparaître dans l’instant, c’est impossible. Comme je le disais par ailleurs plus tôt, nous avons les fesses à l’air et nous ne sommes clairement plus militairement les plus forts, alors on fait de l’image et du son pour que les peuples enfants sous l’emprise de cette tartufferie ne se mettent pas eux aussi en colère… conséquence de tout ça, il faut réduire l’Ukraine en miettes pour convaincre les cons que ce coup-ci c’est: La bourse ou la vie! Il n’y a aucune guerre mondiale là, on va les défoncer gentiment mais, définitivement. C’est pas dans cette partie du monde que l’on va couper la tête du serpent, c’est là où tout a commencé et par ceux aux pieds d’airain que cela va se faire.

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