Réfugié depuis décembre 2019 au Liban, l’ancien patron de Renault-Nissan est poursuivi par des accusations de malversations financières, rapporte Le Monde.

Dans le cadre d’une enquête instruite à Nanterre (Hauts-de-Seine), la Justice française a délivré un mandat d’arrêt international contre Carlos Ghosn, ancien président-directeur général de l’alliance Renault-Nissan (RNBV). Celui-ci est notamment poursuivi pour abus de biens sociaux et blanchiment, a déclaré le parquet de Nanterre, ce vendredi 22 avril.

Fin 2019, l’homme d’affaires franco-libano-brésilien avait fui du Japon où il devait être jugé pour malversations financières, et il est désormais réfugié à Beyrouth. À Nanterre, les enquêteurs s’intéressent à près de 15 millions d’euros de paiements considérés comme suspects entre RNBV et le distributeur du constructeur automobile français à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA).

Un mandat surprenant

L’un des avocats de M. Ghosn, Jean Tamalet, du cabinet King and Spalding, a réagi, déclarant notamment que « ce mandat est très surprenant, car le juge d’instruction et le procureur de Nanterre savent parfaitement que Carlos Ghosn, qui a toujours coopéré avec la Justice, fait l’objet d’une interdiction judiciaire de quitter le territoire libanais ».

Si le mandat d’arrêt est exécuté, Carlos Ghosn sera directement présenté à un juge d’instruction de Nanterre, qui lui notifiera sa mise en examen. L’ancien patron de Nissan et Renault est hors de portée de la Justice japonaise, car le Liban n’extrade pas ses ressortissants.





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