L’ancien candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a invité les Insoumis, les socialistes et les écologistes à se retrouver prochainement, dans «un lieu neutre» pour discuter des législatives et «additionner les forces de gauche».

Fabien Roussel veut réunir la gauche dès le lendemain du second tour de la présidentielle, le 25 avril, dans «un lieu neutre», en vue des législatives du mois de juin, afin d’«additionner les forces de gauche» au lieu de «les effacer».

Le chef de file des communistes lors de la présidentielle a donc proposé «un contrat de législature» entre toutes les forces de gauche, «qui ne peut pas être uniquement celui de l’Union populaire [le mouvement de Jean-Luc Mélenchon]», autour de «dix axes de rassemblement». «Mettons en commun ce qui nous rassemble tout en laissant à chaque force politique la possibilité de défendre ce qui lui est propre», a-t-il expliqué, lors d’une conférence de presse.

Les manœuvres ont commencé à gauche pour les législatives. La France insoumise a proposé aux communistes et aux écologistes de discuter, mais pas aux socialistes, qui, eux, leur ont tendu la main pour ces discussions.  

Il a souhaité une réunion rapide des responsables des forces de gauche : «Je souhaite que l’on puisse se retrouver ensemble, le plus rapidement possible dès lundi [25 avril] ou mardi [26 avril], en début de semaine, retrouvons-nous ensemble et affichons ensemble notre détermination.»

«Personne, y compris Jean-Luc Mélenchon et l’Union populaire, ne peut gagner tout seul», a assuré Fabien Roussel. «Créons les conditions d’additionner nos voix et non pas de les effacer», a-t-il poursuivi, estimant que «l’union doit se faire avec tout le monde».

Mais si les forces de gauche sont majoritaires à l’assemblée en juin, ce qu’il espère, il ajoute : «Je soutiendrai la position que Jean-Luc Mélenchon soit Premier ministre.» Le chef de file des Insoumis, qui a rassemblé 21,95% des voix a demandé le 19 avril aux Français de l’élire «Premier ministre» aux législatives de juin.

Pour cela, il demande d’abord «que tous les candidats de gauche sortants fassent l’objet d’un accord» de toutes les forces de gauche pour soutenir leurs réélections, «et pas pour les faire battre». Il souhaite aussi «garantir un groupe» pour les écologistes, qui n’en ont aucun actuellement à l’Assemblée.

Il appelle ensuite, pour les autres circonscriptions où la gauche peut l’emporter, à un «rassemblement autour des candidats les mieux placés», en se basant sur les résultats de la présidentielle, mais aussi sur «les élections intermédiaires», comme le demandent les écologistes, et «l’ancrage local des candidats».

Le candidat communiste à la présidentielle, qui a obtenu 2,3% des voix au premier tour, a par ailleurs appelé le 21 avril une nouvelle fois les électeurs «à ne pas se tromper de colère» le 24 avril, et «à utiliser le bulletin Macron pour battre Marine Le Pen dans les urnes».





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