« Nous fournissons des armes, l’armée russe fournit des morts ». Voici la dernière sortie de Joseph Borrell, celui-là même qui, il y a peu, avait déclaré que cette guerre en Ukraine se gagnerait sur les champs de bataille. Lorsqu’un piètre technocrate joue au va-t-en-guerre, l’on a de quoi s’inquiéter. Les Européens et les Ukrainiens, en tout cas, le devraient … Et que le fameux « parti de la paix » se demande quelle paix est attendue, quand l’ennemi veut votre destruction totale et physique.

Joseph Borrell ne cessera de nous étonner. Il est des hommes qui se révèlent lors des situations graves, il est de ceux qui perdent les apparences. Lui, appartient sans aucun doute à la seconde catégorie : il ne peut vraiment plus faire illusion. Mais peut-on faire illusion à ce poste en général, et en ce moment en particulier ? Comment envoyer les Ukrainiens à une mort certaine au nom des intérêts impérialistes atlantistes et oser expliquer que la Russie « fournit des morts », alors que pendant 8 ans rien n’a été fait pour calmer la situation dans l’Est du pays, alors que l’UE s’est totalement couchée devant les États-Unis, alors que les Atlantistes fournissent armes et munitions à l’Ukraine … pour que « la Russie fournisse les morts » ? Il semblerait que, justement, l’Europe se moque totalement de ces morts. Quelle abominable hypocrisie !

Dans son interview, Borrell fait perdre tout son sens à ce fameux « clan de la paix » russe, qui s’accroche aux pourparlers, comme s’ils pouvaient mettre un terme au conflit. J’entends au conflit géopolitique, à savoir l’enjeu, et non pas seulement au conflit militaire. Borrell rétablie parfaitement le lien entre les deux plans en déclarant d’entrée de jeu :

« Il ne s’agit pas seulement de savoir quand, il s’agit de savoir comment la guerre s’arrête ! », avec quel vainqueur

Ainsi, paraît-il, l’Europe est confrontée à un choix cornélien – fournir ou ne pas fournir d’armes à l’Ukraine, c’est-à-dire entretenir ou ne pas entretenir la phase militaire de ce conflit. Pourtant, il n’y a pas de choix cornélien, car il n’y a pas d’état d’âme, il y a la guerre. Alors la réponse est claire et finalement logique : puisque la victoire géopolitique du monde atlantiste passe par la victoire militaire en Ukraine, les Atlantistes iront jusqu’au bout. 

Et Borrell annonce lui aussi la seconde phase du conflit, nous sortons de la phase « légère », de la guerre rapide, et entrons dans une phase lourde, une guerre longue, dans laquelle le silence est de mise, l’ennemi ne doit pas savoir ce qui se passe. Car, finalement, la victoire ne sera obtenue qu’au prix de sa destruction physique et totale, peut-on ajouter.

À bon entendeur, salue. Que les partisans de ce malsain « parti de la paix » se demandent justement quelle paix ils prétendent obtenir, quand l’anéantissement de leur pays et de leur civilisation est en jeu. Ils ne peuvent empêcher le conflit, ils ne peuvent que gêner la victoire.

source : Russie Politics



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One thought on “Borrell ou quand l’UE fournit des armes … pour que les Ukrainiens meurent”
  1. Une phase lourde en quoi?
    Quand on voit l’état d’Azovstal et qu’on sait combien était important pour l’Europe la production industrielle qui provenait de là, quand on sait à quel point le secteur métallurgique est sorti affaibli de la crise Covid, on est en droit de croire que ce monsieur utilise les meilleurs effets de langage dont il dispose pour exposer avec le moins d’impact possible la situation critique du camp qu’il défend.
    Il nous faudrait du fer et de l’acier en conséquence pour faire tourner à plein régime une aventure guerrière contre la Russie, nous ne les avons pas.
    N’essayons même pas d’imaginer ce que tout ça pourrait être si le Covid reprenait son cirque de confinement bientôt, la pression financière sur nous à tous les niveaux serait trop considérable et, là, personne ne peut dire avec certitude quelle serait l’attitude des peuples envers leurs dirigeants.
    On peut livrer tout ce qu’on veut à l’Ukraine pour retarder l’inéluctable, la fin est déjà en vue, elle l’est plus encore quand on imagine qu’il nous faut garder pour nous quelques poires pour la soif, donc un minimum d’armement.
    La guerre est perdue pour le camp occidental car, c’est toute la stratégie et dynamique militaire elle-même qui est à revoir dans son entièreté.
    Nous sommes à devoir constater l’obsolescence de nos moyens autant que notre philosophie guerrière là, nous ne sommes plus adaptés à la guerre moderne que nous mène la Russie et plus indirectement la Chine et d’autres de ses alliés.
    La concentration d’hommes et de matériels qui se feront vaporiser en un instant prouve que nous ne pouvons pas intervenir en Ukraine, c’est terminé ces guerres à la papa.
    Sur le plan économique pareil, depuis deux mois notre camp constate son impuissance et l’accumulation d’échecs à obtenir ce qu’il souhaitait, donc, c’est à notre totale ringardisation que nous devons déjà convenir.
    Quant à l’Amérique, que peut elle faire de là où elle est, envoyer du matériel, que certes elle peut fabriquer en masse, mais, s’il suffit aux Russes de le faire exploser durant son acheminement, quels sont les bénéfices à estimer?
    Il ne reste donc plus que l’option des missiles intercontinentaux.
    D’une part tout le monde n’en a pas, d’autre part les Russes ont une avance technologique telle que même là cette option ne serait pas à notre avantage.
    C’est terminé, tous les paradigmes sont à revoir, la guerre moderne, devra se contenter d’être faite avec des mots dans le futur ou accepter des destructions considérables de territoires et les effets funestes sur leurs populations et la vie en général.
    Un porte-avion quel que soit sa capacité de projection et toute le flotte qui l’accompagne peut être détruit avec un seul missile hypersonique nucléaire impossible à intercepter… on est clairement plus au niveau des déclarations qui ne peuvent que rester telles car elles sont incapables d’avoir des effets réels.
    La guerre militaire en Ukraine sera certainement terminée d’ici cet été, ce qui ne veut pas dire que celle idéologique où la défaite américaine avérée l’expédiera à un rang inférieur ne va pas se poursuivre encore un temps, mais, pas longtemps.
    L’occident a perdu la guerre, on peut déjà le dire!

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