« Qui a tué la démocratie ? »

Réponse : personne, car la démocratie est une illusion.

En effet, si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté de nos dirigeants est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel ».

«  Le suffrage universel, considéré à lui tout seul et agissant dans une société fondée sur l’inégalité économique et sociale, dit Mikhaïl Bakounine, ne sera jamais pour le peuple qu’un leurre  ; de la part des démocrates bourgeois, il ne sera jamais rien qu’un odieux mensonge, l’instrument le plus sûr pour consolider, avec une apparence de libéralisme et de justice, au détriment des intérêts et de la liberté populaires. »

Le « suffrage universel », rappelons-le, c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées (démagogie, sondages, attentats, pandémies, etc.) y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé. C’est ce qu’on appelle la « fabrication du consentement ». Et les médias de masses : presse écrite, TV, radio, cinéma, jeux vidéo, publicité, affichage urbain, sites web, « Wiki », etc., la plupart « subventionnés » à cet effet, aidant grandement à la manœuvre.

C’est pour cela qu’on a pu dire que « l’opinion, c’est l’erreur du plus grand nombre ».

On comprend, dés lors, pourquoi le pouvoir politique (et religieux) se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.

Au chapitre 6 de son livre « La Crise du Monde Moderne », intitulé « Le Chaos social », René Guénon écrit que : « L’argument le plus décisif contre la « démocratie » se résume en quelques mots : le supérieur ne peut émaner de l’inférieur, parce que le « plus » ne peut pas sortir du « moins » ; cela est d’une rigueur mathématique absolue, contre laquelle rien ne saurait prévaloir. »
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4 thoughts on “Qui a tué la démocratie ? — Viktor DEDAJ”
  1. Non ce n’est pas la démocratie qui est une illusion, c’est l’hellénisme lui-même qui est une pure invention, par conséquent, il devient donc alors plus facile de comprendre pourquoi ce qui s’est édifié sur la plus fabuleuse falsification de l’aventure humaine sur Terre, aujourd’hui confronté à l’intelligence pure, débarrassée des scories intellectuelles toujours inspirées et injectées dans les cerveaux par les toujours mêmes inutiles à la vie terrestre, ne trouve plus de place pour évoluer, nous sommes à l’apogée de cette gigantesque manipulation.
    La chute va être vertigineuse.
    En Occident où dès le plus jeune âge on formate les jeunes cerveaux à être des sujets aux idéaux-types et qu’on convainc qu’ils évolueront toujours dans un environnement mondial fluide, grâce à la permissivité que le modernisme a offert, le sujet occidental est forcé de constater, que si l’environnement promis est effectivement fluide, il n’en est pas moins visqueux du fait de la présence d’autres populations qui ne sont pas martelées aux mêmes principes idéologiques, ce qui rend la progression intellectuelle du sujet occidental plus complexe et plus lente.
    Le sujet occidental se trouve alors perturbé dans son opinion. Or, comme en toutes choses jamais rien n’est absolument mauvais, je vais faire une digression par rapport à là où je veux en venir et reprendre à Platon, prétendument, l’une de ses réflexion, certainement apocryphe, très appropriée quant à l’opinion:
    “L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance.”

  2. Là, c’est comme si on touchait directement à une forme séminale de la rationalité simple.
    Point de sophistication dans l’assertion ci-dessus, quand on la comprend et qu’on l’accepte, les informations concrètes avec lesquelles ont vit le monde contemporain, ne cohabitent plus avec l’aléatoire.
    Évidemment, cela peut être destructeur pour de nombreux esprits, la plupart en fait, parce qu’ils se retrouvent confrontés à la logique et, celle-ci s’efforce autant qu’elle le peut, et que le sujet s’en donne la peine, à réduire l’incertitude qui habituellement fabrique le chaos dans sa réflexion, l’articulation dans sa mémoire de l’expérience qu’il a lui-même acquise lui ouvre la voie à une acquisition phénoménale autre du traitement de l’information qui lui est dispensé.
    Automatiquement, l’esprit du sujet, hardi… entre en rébellion et devient défiant vis-à-vis des autorités qui veulent le cantonner à n’être qu’un récepteur qui conçoit et agi selon les normes auxquelles on a formaté son esprit.
    Alors, une myriades d’analogies entre le présent et le passé deviennent si évidentes pour lui, qu’il ne peut être qu’indisposé à l’obéissance.
    Un tel individu, les pouvoir occidentaux n’en veulent pas.
    Pourtant en dépit de tous les efforts de ceux-ci pour ostraciser de tels entités sorties de leur endormissement, inutile de développer tous les moyens employés par les États pour infantiliser leurs citoyens, ces entités croissent de jour en jour, nous arrivons aujourd’hui pour nos dirigeants à un seuil critique d’esprits éveillés, que, même les peurs insinuées et instituées ne parviennent plus à remodeler à leur état initial.

  3. C’est une catastrophe et l’assurance du désordre absolu pour celles et ceux qui se sont emparés des manettes du pouvoir occidental sur l’élaboration de principes absolument faux, puisqu’ils constatent que les entités éveillées sont devenues capables de rendre réels ces faux principes en les faisant véritablement leurs.
    Et alors, là, la Démocratie telle qu’elle était trompeusement appliquée puisqu’elle n’a jamais été qu’une suggestion, devient possible et réellement applicable et vivable.
    Jusqu’ici, nous acception passivement l’idée du concept de l’élite, ces quinze dernières années, le concept est effondré sur lui-même, encore plus explicitement durant ces cinq années passées, parce que monsieur et madame tout le monde voient qu’en réalité, avec beaucoup de bon sens, le citoyen ordinaire unifié et convenablement coordonné saurait donné à tous points de vues meilleurs résultats que toute la forfaiture organisée.
    La démocratie est donc possible, seulement, pour l’atteindre, il va falloir se débarrasser des idéaux débilisants, parce que ce sont eux qui aujourd’hui ramènent la guerre dont plus personne ne veut, nous n’avons pas, dans le camp occidental évolués d’un iota dans nos rapports aux autres et, nous sommes sur le point de le payer cher, très cher même.
    Quand M. Jules Ferry disait:
    “Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.”
    Et, quand M. Biden dans la situation actuelle du monde prétend ce qui suit, au nom du “monde libre”, c’est juste une transposition et l’actualisation de l’idéologie passée par une nouvelle sémantique… races supérieures versus monde libre, liberté versus tyrannie, c’est pathétique:
    https://monde25.com/index.php/2022/04/24/joe-biden-sur-levolution-de-la-situation-concernant-la-russie-et-lukraine-par-joseph-r-biden-jr/es

  4. En face, ça répond en criant: “Nous ne sommes pas vos esclaves… ou vos valets.”
    De nombreux chefs d’États non occidentaux se sont exprimés dans ces termes dernièrement.
    Nous-mêmes, ici, en Occident, avons intégrés la notion d’esclaves nous concernant, alors, n’est-ce pas là la preuve que le soi-disant élitisme, n’est que l’art de nous faire croire incapables, nous les gens modestes?
    Je ne suis rien, néanmoins, je ne suis pas d’accord du tout avec Guénon, symbole, s’il en est, d’une élite de la pensée.
    Une ménagère saurait convenablement diriger un pays parce qu’elle sait instinctivement de quoi sont faits les besoins indispensables d’une famille.
    L’élite pour gouverner la masse, c’est une connerie dont nous devrons nous débarrasser comme certitude.
    Pour terminer, je dirai que l’auteur de ce texte expose son opinion, je ne la critique pas bien que je sois en total désaccord avec elle, seulement, je lui signifierai que la démocratie ne saurait être que l’incarnation de toutes les composantes d’un peuple, non fondée sur l’identité de genre mais sur celle naturelle et, quand, dans tous ces pays soi-disant grands, aux prétendus fabuleux principes aptes à dicter leurs lois aux autres, on l’aura compris, c’est à l’union universelle que nous seront tous voués, et alors oui, la Démocratie ne sera plus un idéal farfelu.

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