C’est fait, et sans grande surprise Emmanuel Macron rempile pour cinq ans. Le « barrage républicain » a encore bien fonctionné même s’il avoue quelques signes de fatigue. L’irrationnelle crainte du chaos et des bruits de bottes l’a emporté sur la démocratie, puisqu’il n’y a rien de moins démocratique que de faire barrage à un candidat légitime. La caste a une fois de plus prouvé son efficacité à se préserver des velléités du peuple, par ailleurs bien peu courageux alors qu’il n’a cessé de se plaindre, à juste titre, du quinquennat de Macron.

Affaire Nestlé-Pfizer-Rotschild, affaire Benalla, affaire Mc Kinsey, affaire Alsthom, la liste est particulièrement longue, sans compter la violence d’Etat au regard des gilets jaunes meurtris et des citoyens et travailleurs exclus par une gestion de crise sanitaire terrifiante, rien ne semble affecter 18 millions de français qui ont souhaité donner un nouveau blanc-seing à notre freluquet de service. Et c’est aussi une légitimation de la politique de ce Gouvernement et de celui d’autres pays, ayant pour certains joué l’ingérence dans cette campagne sans que cela n’offusque grand monde, au regard de l’Europe.

Pour Emmanuel Macron, plongé dans son cynisme habituel, il s’agissait d’un référendum pour l’Europe. Une Europe battue en brèche en 2005 mais dont les résultats, en faveur du non, ont été purement et simplement ignorés. Cette fois il se sert de cette élection pour imaginer qu’il s’agit d’un plébiscite pour l’Europe, mais ce n’est évidemment pas le cas. Non pas que l’Europe soit nécessairement détestée dans son principe, bien au contraire, mais dans son fonctionnement cela ne fait aucun doute. Lobbying, conflits d’intérêts et pressions diverses gangrènent cette organisation dirigée par une présidente non élue acquise aux intérêts financiers. Le tout dans une immonde atteinte à la souveraineté des Etats qui semble ravir cette bande de joyeux drilles acquise à la gouvernance mondiale.

Tout ce petit monde peut donc respirer, le gros peuple mou a acquiescé de son canapé, bien incapable de changer quoi que ce soit, abruti à la propagande (*) et dont la seule réflexion pourrait se résumer ainsi : « ça pourrait être pire ». Autant dire qu’il n’y a guère d’espoir en ce domaine et nous n’avons que ce que nous méritons, sauf que le réveil risque fort d’être brutal, surtout si l’on s’acharne toujours à piquer l’ours Russe, avec la bénédiction des Etats-Unis, sans essayer de le comprendre ni de l’entraîner sur la voix de la paix.

 

Pour la petite blague, c’est assez… rafraîchissant !

(*) https://www.facebook.com/MalalaiseOfficiel/videos/des-%C3%A9lecteurs-de-macron/1538614966163333/

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