Wynn Alan Bruce était un photographe, bouddhiste pratiquant et activiste climatique.

Wynn Alan Bruce, un activiste climatique étasunien de 50 ans, s’est immolé sur les marches de la Cour suprême des États-Unis, à Washington vendredi 22 avril vers 18 h 30. L’homme a succombé à ses blessures le lendemain. Selon les premières déclarations de ses proches, ce geste de désespoir serait un acte politique contre la crise climatique : « Cet acte n’est pas un suicide. Il s’agit d’un acte de compassion profondément intrépide pour attirer l’attention sur la crise climatique. Nous rassemblons des informations, mais il l’avait planifié depuis au moins un an », a assuré Sensei Kritee Kanko, une scientifique et prêtre bouddhiste zen. Un message tempéré plus tard dans une interview, où elle explique ne pas être absolument certaine de ses intentions mais que « les gens sont poussés à des niveaux extrêmes de chagrin et de désespoir climatiques », rapporte le New York Times.

Les incertitudes quant aux motivations de l’acte n’ont pas empêché les activistes d’Extinction Rebellion de déclarer qu’il était « mort pour donner l’alerte sur la crise climatique et écologique ».

« Nous espérons qu’on puisse entendre le message de Wynn sans cautionner sa méthode »

Le centre de retraite spirituelle Rocky Moutain dans le Colorado, fréquenté par Wynn Alan Bruce, a publié un communiqué de presse, expliquant n’avoir jamais eu connaissance de ses intentions. « Nous n’avons jamais parlé d’immolation et nous ne pensons pas que s’immoler soit une action pour le climat. Cependant, vu l’état désastreux de la planète et l’aggravation de la crise climatique, nous comprenons pourquoi quelqu’un ferait cela. Il y a déjà eu des immolations dans l’histoire du bouddhisme. […] Nous espérons qu’on puisse entendre le message de Wynn sans cautionner sa méthode. »

En janvier 2022, Wynn Alan Bruce avait publié sur son mur Facebook une photo de l’activiste antiguerre Thích Nhất Hạnh accompagné de cette citation : « La chose la plus importante, en réponse au changement climatique, est de vouloir entendre le son des larmes de la terre à travers notre propre corps. »

Toujours selon le New York Times, la cour devant laquelle s’est immolé Wynn Alan Bruce travaillait sur un projet visant restreindre le pouvoir de l’Agence de protection de l’environnement sur les contrôles des pollutions.

Ce n’est pas la première fois qu’un activiste étasunien s’immole. En 2018, David Stroh Buckel, un avocat pour les droits des personnes LGBT et activiste environnemental, s’est également immolé pour protester contre l’utilisation des énergies fossiles.

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