La Russie a notifié, ce 26 avril, la Pologne et la Bulgarie qu’elle leur coupera toute livraison de gaz. La décision prend effet dès ce mercredi 27 avril 

La Russie sort ses griffes. Après avoir été visé par une série de sanctions extrêmement lourdes aussi bien sur le plan financier que politique, Moscou entend aller jusqu’au bout de son bras de fer avec l’Occident. Et les premières victimes de sa virulente réaction ne sont autres que ses deux voisins : la Pologne et la Bulgarie.

En effet, d’après plusieurs sources fiables dont le site d’investigation Axios, le géant russe Gazprom a notifié les autorités polonaises qu’il cessera de leur livrer du gaz via le Yamal, et ce dés mercredi. Selon l’agence américaine, The Associated Press, la Bulgarie a également été informée par la Russie qu’elle ne sera plus livrée en gaz.

Si l’on en croit la même source, la décision de suspendre la livraison de gaz vers ces deux pays s’explique par le fait qu’ils refusent de payer le gaz en roubles tel que voulu par Vladimir Poutine. Lecourrier-du-soir.com a pu obtenir la confirmation de cette information via un communiqué publié sur le site du Pgnig.pl, le plus grand fournisseur de gaz en Pologne.

On peut y lire : “le Pgnig a reçu une lettre en provenance de Gazprom lui annonçant la suspension totale de toute livraison de gaz via le Yamal. (…) Le 26 avril, Gazprom a notifié le Pgnig de ses intentions de suspendre toutes les livraisons à compter du 27 avril”. Dans le communiqué, le fournisseur polonais tente de calmer les esprits en révélant que des négociations entre les deux pays sont en cours afin de trouver une solution.

Ce 26 avril, Lecourrier-du-soir.com a pu apprendre de l’agence de presse bulgare Bta.bg que le plus grand fournisseur de gaz du pays, Bulgargaz, a également été informé. A l’instar de la Pologne, la Bulgarie a fait savoir, par communiqué, que des mesures seront d’ors et déjà prises afin de s’assurer qu’il n’y aura pas de pénurie dans ce pays.

Il convient de rappeler que cette décision intervient moins d’un mois après la décision de Vladimir Poutine, président de la Russie, d’imposer le paiement du gaz russe en roubles. Face à la presse, le président russe n’avait pas mâché ses mots. “Si ces paiements ne sont pas effectués en roubles, nous considérerons que l’acheteur n’a pas honoré ses engagements”, avait-il déclaré.

D’après l’agence de presse russe Tass qui donnait l’information, Poutine a signé un décret le 31 mars stipulant l’entrée en vigueur de cette décision qui intervient en pleine guerre économique. La Russie sera-t-elle obligée de couper le gaz à d’autres pays en Europe? Telle est la question. L’avenir nous en dira un peu plus.





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One thought on “Coup de théâtre : Poutine coupe le gaz à la Pologne et à la Bulgarie”
  1. Aujourd’hui il vient de faire pire, puisqu’en réponse aux élucubration du britannique Bojo, sans le nommer, Poutine une nouvelle a fait valoir la menace nucléaire sur les pays qui commettraient l’erreur de s’impliquer directement dans les affaires en cours en Ukraine, c’est pas la première fois, on connait le bonhomme, il est pas réputé pour proférer des menaces en l’air; donc, on va voir à présent qui en a ou pas.
    Comme dit tout à l’heure, les choses sont claires dans son esprit, feu nucléaire d’emblée.
    Ça va être comique d’étudier les postures des artistes en provocations à partir de demain, car en parlant ainsi, Poutine met en phase 3 son opération, qui manifestement, on peut plus en douter, implique obligatoirement l’évacuation de Zelensky et ses affidés d’Ukraine.
    Les Russes ne sont pas aussi grossiers ou stupides que les Occidentaux, ils ne le formulent pas ouvertement, mais eux obtiendront le résultat recherché contrairement aux annonceurs publics qui ne parviennent jamais à rien.
    Nous devons comprendre qu’une telle menace quasi permanente et pouvant être appliquée sans préavis, c’est véritable désorganisation et déstabilisation pour les centres de pouvoir des pays concernés, rein ne peut ni se faire ou prévoir sans tenir compte de cette réalité menaçante, c’est grave comme situation, les niveaux d’alertes nucléaires doivent friser le maximum sans qu’on le sache, car que le Président russe et son principal ministre fassent état d’un tel risque de basculement imminent dans une guerre mondiale nucléaire en des temps si rapprochés, nul ne peut les prendre pour des plaisantins sans risquer d’y perdre tout ce qu’il a.
    Contrairement à la semaine dernière, la guerre totale et nucléaire est une donnée avec laquelle nous-mêmes citoyens devons composer dans nos attitudes immédiates, avant elle s’éloignait, dorénavant, elle n’a jamais été aussi proche de nous, en vérité.
    Il est temps de faire des provisions et du stockage pour 15 jours, tous les 15 jours, ne pas oublier médicaments et tout le toutim, voir sur les sites sérieux ce qui est dit.
    Les choses sont très sérieuses, mais ce ne sont pas des gens sérieux qui les gèrent, à partir de maintenant chaque quinzaine gagnée sur la vie, nous devrons la célébrer.

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