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26 avril 2022: Dans cette première interview accordée à un média au Canada, Christelle Néant, journaliste indépendante basée à Donetsk dans l’est de l’Ukraine depuis 2016, démontre que la guerre actuelle a commencé avec le coup d’État de la place Maïdan février 2014.

Elle explique comment la population du Donbass a vécu la guerre dont personne n’a voulu parlé pendant toutes ces années. Elle rappelle les référendums de mai 2014 dans le Donbass où la population a voté très massivement en faveur de l’indépendance des Républiques de Donetsk et de Lougansk.

Elle aborde les accords de Minsk qui devaient ramener la paix mais que ni l’Ukraine ni l’Union européenne (représentée par la France et l’Allemagne) n’ont voulu appliquer.

Elle décrit aussi la montée des néo-nazis, très actifs à Maïdan, qui sont montés au sommet de l’État ukrainien et de la Garde nationale.

Mme Néant décrit aussi les provocations constantes de la part de l’armée ukrainienne dans les mois précédant le début de l’actuelle opération militaire ainsi que le rôle des pays de l’OTAN, dont surtout les États-Unis, le Canada et le Royaume-uni qui fournissaient énormément de matériel militaire lourd à l’armée ukrainienne.

Elle parle de l’accueil par la population des forces russes qui sont perçues comme des libérateurs mais aussi de la situation actuelle dans Marioupol.

Mme Néant termine l’entrevue avec un appel à la paix qui passe par le négociation, la neutralité de l’Ukraine, et l’arrêt immédiat de l’envoi par l’OTAN d’armes et de matériel militaire, qui a pour effet de verser de l’huile sur le feu.

Les même pays qui arment l’Ukraine devraient forcer Kiev de négocier.

Christelle Néant est fondatrice du Donbass Insider (www.donbass-insider.com/fr/accueil/)



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One thought on “Christelle Néant nous informe sur la guerre en Ukraine depuis Donetsk — Enfant de la Société — Sott.net”
  1. La pressetitution occidentale nous diffuse les appels au secours des enterrés de Marioupol à les exfiltrer comme si c’était une simple opération humanitaire, référente à la mise en sécurité de gens innocents sur le point de périr parce que bloqués dans une zone de guerre où le respect dû à la vie est abolit.
    Là, clairement, on nous prend pour les pires cons qui soient. Pourquoi?
    Parce que les opérations d’évacuation relèvent de la spécificité militaire et sont strictement encadrées par le droit international.
    C’est l’article 2 paragraphe 4 de la Charte des Nations unies qui encadre ce type exceptionnel d’opérations et, il est précisé ceci:
    “Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.”
    Donc, une telle opération a un but humanitaire, elle se justifie par l’incapacité de l’État hôte à pouvoir garantir l’ordre et la sécurité sur son territoire, or, les personnes évacuées, à moins que ce ne soient des ressortissants du ou des pays évacuateurs bénéficient d’un statut juridique particulier.
    Par conséquent une telle procédure ne saurait en aucun prévaloir pour des troupes combattantes, défaites, et qui voudraient se prévaloir de cette exception pour être extraites d’une zone de combat où la seule option qui prévaut quand elles ne peuvent plus faire face à leur mission, est la reddition.
    Ceci dit, cela implique beaucoup de choses, de sorte que, si nous ne les prenons pas en compte dans notre savoir et réflexion, feront que tout ce contre lequel nous nous mobilisons à faire exister la raison, serait vain, parce que notre ignorance permettrait que les vrais crimes de guerre soient légalisés de ce fait là.
    Comme déjà dit, une telle procédure ne concerne pas des soldats, donc, si des civils se trouvent impliqués et bloqués au même endroit que ces combattants, ceux-ci sont déjà coupables de crime de guerre pour avoir maintenus ces gens en otages à des fins de bouclier humain.
    Par conséquent, il n’y aurait aucune logique à ce que des criminels de guerre avérés puissent demander assistance aux instances internationales en sachant ce qu’ils risquent automatiquement, par ailleurs, il n’y pas plus de raisons que lesdites instances internationales elles-mêmes donnent écho à une telle demande, exceptionnelle, avec autant d’insistance par le biais de leurs organes de propagandes nommés, presse.
    Ceci étant expliqué, il devient alors plus clair que dans l’usine d’Asovstal, il se trouve, incontestablement, des ressortissants étrangers, n’ayant absolument rien à faire là autrement qu’en étant totalement actifs aux combats, peut importe leurs grades comme identités jusqu’à leur nombre, mais, que c’est en leur nom et au regard de leur statut de ressortissants étrangers qu’une telle opération, si elle devait avoir lieu, deviendrait une action barbouzarde inacceptable pour la Russie.
    Dès lors, celle-ci serait fondée à prendre toutes mesures pour l’empêcher, même tirer sur des troupes internationales que la propagande nous ferait passer pour des humanitaires.
    La venue de Guterres à Moscou et les menaces de Poutine en réponse, comme le bombardement de Kiev la nuit dernière, alors que secrétaire général de l’ONU était dans les parages, sont des mises en garde factuelles qui doivent aussi bien être comprises par les fous va-t-en-guerre à la tête de nos états occidentaux, que par nous-mêmes, car ce serait l’erreur impardonnable dont a parlé Poutine pour répliquer avec la plus grande violence dont la Russie est capable.
    Les Britanniques et Français semblent assez délurés pour expédier le monde dans le chaos nucléaire, nous ne devons pas ignorer que cette menace imminente peut se réaliser à tout instant.
    Je me fais volontairement alarmiste, parce que la propagande ne nous parle plus de Marioupol comme d’un bastion de résistance, mais comme d’un endroit où la sécurité humanitaire nécessiterait l’intervention de forces qui feraient basculer les évènements en cours en un dramatique épilogue mondial, pendant que nous nous laissons leurrer sur la Transnitrie et des petits bombardements à l’intérieur des frontières russes afin de nous stresser et mobiliser nos attentions, autre chose se prépare.
    Comme attendu, Kiev s’est fait convenablement bombarder hier soir, c’est pas terminé… ça a pour effet de mettre la communauté internationale face à ses futures responsabilités.

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