Jacques Hogard est un colonel français de la Légion des étrangers en retraite et un ancien commandant des forces spéciales françaises au Kosovo-et-Métochie immédiatement après l’arrivée de la KFOR en 1999. Grâce à lui, le monastère de Devic a été sauvé des attaques d’extrémistes albanais et de membres de l’organisation terroriste de l’Armée de libération du Kosovo. Son point de vue sur les événements au Kosovo-et-Métochie, M. Hogard l’a décrit dans le livre
L’Europe est morte à Pristina.

Jacques Ogar

Jacques Ogar

1. Sur la base des événements en France ces dernières années, je dirais qu’il y a une grave crise du système politique. Je voudrais ajouter ici d’autres aspects qui l’approfondissent, et ce sont la crise économique, la crise des migrants et puis la violation des droits de l’homme pendant la pandémie du corona virus. Qu’est-ce qui affecte le plus les citoyens ordinaires et y a-t-il une chance que les tensions en France s’apaisent ?

Vous avez raison. Il y a en France une grave crise du système politique. Cela s’illustre parfaitement par exemple par le fait que les partis politiques traditionnels, dits « de gouvernement », ceux qui avaient rythmé la vie politique de la 5e République jusqu’à ces dernières années (notamment le PS et l’ex-RPR / UMP, LR d’aujourd’hui), sont en voie de disparition, aussi bien à droite qu’à gauche. Cela s’illustre aussi bien par ce paradoxe qu’un président, sorti de nulle part, mais réellement honni par 2 Français sur 3 après cinq ans de règne, risque pourtant d’être reconduit à l’Elysée à la faveur de l’élection présidentielle ! En réalité, la crise s’explique par la perte de tous les repères moraux et sociétaux, par l’inversion des valeurs fondamentales, par le règne du mensonge comme moyen de gouvernement, et donc, par la perte de confiance des citoyens, et la perte de légitimité des politiciens. Elle traduit un grand désarroi des Français.

Les Français sortent en réalité traumatisés de ce quinquennat : des « Gilets Jaunes » (récupérés par la Pouvoir, pour les faire dériver vers les « Blacks Blocs ») à la gestion calamiteuse de la pandémie, à coups d’ordres et de contre-ordres, sur fond de délitement du système hospitalier et de privation des libertés, en passant par les nombreux scandales affairistes, la réforme ratée des retraites, la baisse sensible du pouvoir d’achat …et enfin, l’absurde et liberticide fanatisme vaccinal de ces dernières semaines…etc., je pense que les Français sont aujourd’hui principalement affectés par l’insécurité croissante, liée bien sûr au phénomène de l’immigration massive, à l’islamisation rampante du pays, aux angoisses du Covid et de ses variants crées artificiellement mais délibérément par le Pouvoir afin de masquer les vrais problèmes. Le moral des Français est très bas et l’ambiance délétère.

2. Lors des prochaines élections en France, en tant que principal adversaire du président Macron, on donne la préférence à Valérie Pécresse. D’autre part, de nombreux médias écrivent qu’elle est très semblable à Macron. Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas de personne sur la scène politique française qui puisse conduire à un changement politique ?

Je ne crois absolument pas aux sondages qui présentent Valérie Pécresse comme « principal adversaire » d’Emmanuel Macron. Oui, il se dit beaucoup qu’ils sont l’un et l’autre comme « blanc bonnet et bonnet blanc ». Mais Valérie Pécresse n’a ni les convictions fortes, ni le charisme et le talent oratoire nécessaires pour s’imposer. Elle a certainement des qualités et des compétences de technocrate mais pas celles d’un Chef d’Etat. Sa campagne est terne et elle n’a d’ailleurs toujours pas obtenu le soutien de Nicolas Sarkozy, très critique envers elle. Aussi je ne crois pas une seconde qu’elle figure au second tour de ces élections présidentielles. Je pense même que, battue dès le 1er tour, elle appellera à voter Macron au second tour !

Si l’on considère les autres candidats, je pense que la 2e place se jouera entre Marine Le Pen et Éric Zemmour. Si Marine Le Pen l’emportait face à ce dernier, alors il me semble que la réélection d’Emmanuel Macron, par défaut et sans enthousiasme, sera assurée. Marine Le Pen n’a, elle non plus, à mon humble avis, pas la carrure nécessaire pour l’emporter. A vouloir recentrer son image, l’adoucir, je ne pense pas qu’elle gagne sur sa gauche, mais elle perdra sûrement en revanche sur sa droite. C’est cette évolution voulue vers le « politiquement correct » qui fait d’ailleurs le succès de son challenger à droite !

Pour ma part, je pense que seul un candidat « atypique » comme l’est Eric Zemmour, est capable d’incarner une vraie volonté de changement et une éventuelle chance de gagner. Souvenez-vous : qui aurait parié sur l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou sur celle de Boris Johnson au Royaume-Uni ? La victoire de Zemmour n’est évidemment pas acquise, mais elle me semble relever d’une possible surprise. Incontestablement, la dynamique et l’enthousiasme sont aujourd’hui dans son camp.

Dans l’avenir, je suis convaincu qu’une personnalité exceptionnelle s’imposera, celle de Marion Maréchal qui, à droite, a la carrure, les qualités morales, intellectuelles et humaines pour rassembler un bloc de droite, majoritaire en France, mais morcelé habilement par François Mitterrand et fixer le cap du redressement à ce pays qui en a tant besoin.

Un mot au sujet de la gauche, aujourd’hui terriblement fracturée : il me semble qu’il ne faut pas sous-estimer Jean-Luc Mélenchon qui a un formidable talent d’orateur et un vrai charisme. Je pense que les sondages le sous-estiment. Nous découvrirons les vrais chiffres le 17 avril !

3. Le président français, Emmanuel Macron, a eu un long entretien avec le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine. Ils ont convenu que la Russie et la France partagent les mêmes préoccupations concernant la situation sécuritaire en Europe. Cette visite s’est déroulée dans un contexte d’accusations occidentales contre la Russie. Selon vous, le lien entre le continent eurasien indique-t-il que l’Europe et la Russie ont des intérêts communs en matière de sécurité.

Pour ma part, je suis convaincu que l’Europe (je veux parler ici davantage des pays d’Europe occidentale et d’Europe centrale que de l’« Union Européenne » stricto sensu) et la Russie ont à l’évidence des intérêts stratégiques communs majeurs en matière de sécurité, face à la montée des menaces (islamisation, terrorisme, indépendance énergétique, etc.). La Russie est une puissance euroasiatique par sa géographie, mais elle est bien davantage une puissance européenne par sa civilisation, sa culture, son identité chrétienne affirmée. Le temps de l’Union Soviétique est révolu et la Russie de Vladimir Poutine n’a rien à voir avec l’URSS. La sécurité du continent européen doit donc à mon sens associer impérativement la Russie à sa conception globale, et à sa mise en œuvre. Naturellement, il restera à convaincre la Pologne et les Pays Baltes des intentions non belliqueuses de la Russie. Et puis bien sûr, il faudra compter avec l’opposition des Etats-Unis qui ne veulent pas d’une telle option, car cela signifierait l’émergence d’une Europe continentale forte, de l’Atlantique à l’Oural. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils poussent leur bras armé, l’OTAN et l’Union Européenne, leur docile vassale, à affronter la Russie, de manière diplomatique, économique mais aussi éventuellement militaire. La guerre par proxys interposés sur le sol européen, c’est tellement mieux n’est-ce pas, et profitable à l’économie et l’hégémonie américaine ! Le piège tendu par les USA au moyen de l’OTAN est en vérité redoutable. On en voit les graves effets potentiels dans la crise ukrainienne. L’Europe occidentale se fait manipuler bien sûr par les Etats-Unis. On comprend parfaitement pourquoi. Mais ce qu’on ne comprend pas, c’est pourquoi ce suivisme bêlant des Européens. Quant à nous, Français, n’avons-nous pas précisément une autre carte à jouer que celle de l’alignement sur les thèses allemandes, celles de l’Union Européenne et de l’OTAN ? N’oublions pas cette déclaration de Jens Stoltenberg le secrétaire général de l’OTAN : « l’Union Européenne et l’OTAN sont les deux faces d’une seule et même pièce » !

4. Comment évaluez-vous la situation de la sécurité en France même ? Les pays européens doivent-ils changer leur approche de la sécurité, compte tenu des nouveaux défis auxquels ils sont confrontés ? Je pense ici principalement à la protection des frontières, au maintien de l’ordre et de la paix publique, à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

La France connait depuis quelques années une grave aggravation de la sécurité intérieure. L’actuel ministre de l’Intérieur vient de se faire remarquer par la vigueur d’une confrontation télévisée avec une journaliste connue Apolline de Malherbe, qui lui reprochait son triste bilan. Sa seule défense a été de mettre en avant une diminution des vols et larcins, tandis que les atteintes aux personnes (violences physiques, coups et blessures, insultes et orions, parfois à caractère raciste anti-français, agressions sexuelles et viols… etc.) ont globalement augmenté en moyenne de 30 à 40 %. Bien sûr, et même si les autorités ne veulent surtout pas faire un lien avec l’immigration musulmane massive, ces phénomènes sont liés. Il suffit de lire chaque jour la rubrique des faits divers pour s’en persuader. Il suffit aussi de considérer le taux d’occupation des prisons françaises : environ 75 % des détenus sont d’origine maghrébine, africaine, turque, moyen-orientale ou d’Asie centrale (Afghanistan).

D’une manière générale, il est évident que se pose pour la France, comme d’ailleurs pour tous les pays européens le problème crucial du contrôle de son espace territorial, donc des vagues d’immigration auxquelles nous sommes soumis, donc du contrôle strict de ses frontières. Faut-il d’abord bien sûr en avoir les moyens, ou tout au moins la volonté de s’en doter. Mais faut-il encore avoir une justice à la hauteur, ce qui n’est à mon sens pas le cas aujourd’hui en France. La justice en France est politisée et gravement laxiste, pour ne pas dire délibérément politique. Elle est très largement aux mains de magistrats endoctrinés, aux orientations gauchistes (regroupés au sein de ce fameux « Syndicat de la Magistrature »), pour qui les terroristes, les assassins, les violeurs et autres fauteurs de trouble seraient les « vraies victimes » !

S’il y a donc un secteur régalien à redresser en toute priorité et en profondeur, il s’agit bien de la justice et de son fonctionnement qui n’a plus rien de juste, de cohérent et d’impartial. Les forces de défense et de sécurité, dans l’ensemble, font leur travail très correctement, même si on peut déplorer qu’elles aient été parfois l’enjeu d’une certaine politisation de la part du pouvoir actuel, comme on l’a vu avec la féroce répression des Gilets Jaunes, ou l’instauration de mesures de rétorsion iniques pour les réfractaires aux lois sanitaires aussi ineptes que contraignantes imposées par le gouvernement…

Il y a de très bons services capables de lutter efficacement contre le terrorisme ou le crime organisé, les deux étant d’ailleurs souvent liés, mais il faut les laisser travailler, mais il faut que la sanction finale de la justice soit en rapport avec la nature des crimes et attentats. C’est une nécessité absolue, et c’est là à mon sens la première faiblesse en France aujourd’hui : l’islamo-gauchisme d’une partie importante de la magistrature.

5. La formation de la nouvelle alliance militaro-politique AUKUS a suscité une certaine incompréhension parmi les membres de l’OTAN. La France a réagi violemment à la décision de l’Australie de renoncer à l’achat de sous-marins français au profit de navires américains. Dans quelle mesure la nouvelle alliance AUKUS affecte-t-elle l’unité de l’OTAN et comment évaluez-vous les perspectives de l’OTAN et de l’AUKUS d’autre part ?

Pour être très clair, je pense que l’OTAN est un organisme « obsolète » (je reprends l’expression du président Trump !) mais qui n’est pas « en état de mort cérébrale » comme a pu le dire en se trompant lourdement, le président Macron : le seul intérêt, le seul objectif de l’OTAN est de profiter aux intérêts stratégiques et économiques des Etats-Unis.

AUKUS est une alliance typiquement anglo-saxonne, qui, en définitive, malgré les cris d’orfraie des dirigeants français, n’est pas incompatible avec l’OTAN puisqu’elle sert en réalité les mêmes intérêts stratégiques et économiques américains ! Il faut être d’une naïveté incommensurable pour s’en étonner ou s’en indigner comme l’ont fait les autorités gouvernementales françaises à l’occasion de ce détournement de commande de sous-marins ! Cela a un côté pathétique. En tout cas, pour le Français que je suis, pour l’officier que je reste viscéralement, et pour le patriote que je suis, profondément attaché à mon pays, je considère que l’OTAN est un moyen de nous tenir en laisse, on le voit bien avec ce qui se passe actuellement à propos de l’Ukraine et de la Russie, et ceci est incompatible avec la souveraineté de la France, puissance nucléaire militaire autorisée, titulaire d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, et ses intérêts propres (la Russie n’est en aucun cas l’ennemi ni l’adversaire de la France, alors ne nous comportons pas comme tel ! Sortons du commandement militaire intégré de l’OTAN et annulons les sanctions prises contre la Russie, avec laquelle nous devons discuter en tant que partenaires et alliés !). S’agissant de l’AUKUS, je pense que cette alliance a pour la France comme première conséquence d’affaiblir ses positions en Indo-Pacifique. Or nous y sommes partie prenante, notamment au travers de la Nouvelle-Calédonie, territoire français qui vient de rappeler par voie de référendum son appartenance à la France. L’AUKUS, sorte d’OTAN régionale strictement anglo-saxonne, j’ai le regret de le dire, n’est pas une organisation amicale envers la France. Nous devrions en prendre acte et arrêter de faire semblant.

6. Le président français a accusé la Russie de mener une politique antifrançaise en Afrique. Les indicateurs montrent que l’influence de la Chine et de la Russie est croissante en Afrique. Les pays africains développent des relations intenses avec la Chine, qui leur offre des conditions plus favorables que les banques occidentales, sans exigences politiques. D’autre part, il semble que la Russie ait élevé son autorité lorsqu’il s’agit de former l’armée et d’élever le niveau de sécurité en Afrique. Comment voyez-vous ces désaccords entre la France d’une part et la Russie et la Chine d’autre part ? La France perd-elle vraiment de l’influence en Afrique et si oui, pourquoi ?

La France, parce qu’elle n’a plus de politique étrangère digne de ce nom, et a fortiori de politique africaine digne de ce nom, est en train de perdre ses positions traditionnelles en Afrique francophone. Les Africains ne sont pas idiots : lorsqu’on ferme purement et simplement le ministère de la Coopération, ministère « africain » par définition, voué par nature aux relations entre la France et les Etats indépendants qui ont succédé à ses anciennes colonies, lorsque la France choisit de rebaptiser le ministère des affaires étrangères, « ministère de l’Europe et des affaires étrangères », lorsqu’un jeune président élu ne connaissant rien à l’Afrique va à Bamako y tenir un discours provocateur et déstabilisateur, ou à Montpellier y présider un sommet franco-africain ubuesque…lorsqu’on oblige nos anciennes colonies à épouser en tous points le modèle de « démocratie » hélas parfois imparfait et culturellement très éloigné du leur, lorsqu’on restreint les visas étudiants, etc., il ne faut pas s’étonner, avec la poussée démographique et les nombreux problèmes de développement du continent africain, que sa jeunesse ne s’éloigne de nous, Français. Que la Chine, la Russie aujourd’hui, poussent leurs propres intérêts en Afrique, c’est de bonne guerre ! C’est une concurrence qui ne date pas d’hier. Mais cela devrait nous amener nous Français à revoir nos dérives atlantistes. Arrêtons de stigmatiser les Russes et les Chinois, et parlons avec eux. La diplomatie française devrait renouer avec le temps où elle était indépendante et se gardait bien de tout alignement atlantique.

7. Monsieur Hogard, vous séjournez souvent en Serbie et nous savons que vous êtes un ami sincère du peuple serbe. Comment évaluez-vous les relations franco-serbes actuelles ? Qu’est-ce qui pourrait être amélioré dans nos relations et de quelle manière ?

Malgré un début calamiteux, honteux sous le quinquennat Macron (je veux parler de l’affront indigne fait au président Aleksandar Vucic le 11 novembre 2018 à l’Arc de Triomphe, relégué alors dans une tribune secondaire, alors que le criminel de guerre se présentant sous l’étiquette de « président de la république (fantoche) du Kosovo », Hashim Thaçi était admis, sans raison aucune à cette cérémonie, et même placé à la tribune principale !),les relations franco-serbes se sont améliorées par la suite, notamment grâce au voyage d’Emmanuel Macron à Belgrade et celui du président Vucic à Paris. Elles pourraient cependant être nettement améliorées, je le pense, si la France renonçait officiellement à sa reconnaissance de la soi-disant « indépendance du Kosovo », et affirmait à cet égard aussi une vraie indépendance par rapport à l’OTAN et l’Union Européenne ! Il suffirait que la France choisisse clairement de renoncer à son statut actuel de partenaire de la Serbie au sein de l’Union Européenne, pour revendiquer celui d’amie et alliée de la Serbie.

Beaucoup de liens, notamment culturels, historiques, patrimoniaux en ressortiraient renforcés.

Faudrait-il aussi, sur un autre plan, dans le domaine économique, que la Serbie poursuive ses efforts pour sortir de l’économie grise dans laquelle l’a plongé les années de communisme et les graves dommages des guerres depuis le début des années 90. Je pense que c’est une condition importante pour inciter les entreprises françaises à investir sans risques et sans ennuis ultérieurs en Serbie.

8. Le Président français a présenté une initiative, souhaitant s’engager dans la résolution de la question du Kosovo. Cependant, nous savons que la France reconnaît officiellement le Kosovo comme un Etat indépendant. Nous connaissons également votre point de vue sur cette question, que vous avez présenté dans le livre L’Europe est morte à Pristina. Comment pensez-vous que le problème du Kosovo puisse être résolu et la France officielle peut-elle nous y aider ?

J’ai évoqué cette question très importante un peu plus haut, mais il faut être plus précis : je dirai que la renonciation à la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo est un préalable, à l’instar de nombreux autres pays dans le monde aujourd’hui, mais, pour que cette décision officielle, publique soit prise, il faut que les autorités politiques en aient tout simplement la volonté. Or, si Monsieur Macron est réélu le 24 avril prochain, on sait déjà que ce ne sera pas le cas.

L’actuel président français est en effet empêtré dans un dilemme impossible : il voudrait s’engager dans la résolution de la question du Kosovo, mais il feint d’ignorer la réalité. Or la Résolution 1244 de l’ONU le précise sans équivoque : le Kosovo est une partie intégrante de la République de Serbie, héritière de la République fédérale de Yougoslavie. Comment bâtir une solution viable et pérenne sur autre chose que la vérité historique, le respect de la souveraineté des Etats et le respect du Droit International ?

En France, seuls deux candidats, d’une certaine importance, à l’élection présidentielle française ont pris clairement position sur ce point : il s’agit de Madame Marine Le Pen et de Monsieur Éric Zemmour. Si l’un ou l’autre était élu, la France renoncerait à la reconnaissance imprudente et indigne de la soi-disant république du Kosovo faite en 2008 par Monsieur Sarkozy !



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