CHRONIQUE – Ce n’est pas l’Ukraine, même si les médias de la bigoterie woke tendraient à présenter le gouverneur de la Floride Ron DeSantis comme un Vladimir Poutine, et le royaume de Mickey Mouse comme l’Ukraine de Volodymyr Zelensky. Le fait est que, cette semaine, DeSantis a, d’une certaine manière, “violé la souveraineté” du paradis de l’éducation LGTBI+ qu’est devenu Walt Disney, au travers d’une loi lui retirant son statut d’Etat dans l’Etat. Sous couvert d’un accord connu comme « Reedy Creek Improvement act » de 1967, les autorités corporatives jouissaient d’un régime d’exemption fiscale et de gouvernabilité très particulier pour mener à bien ce qui, au fil du temps, est devenu un centre de rééducation au transhumanisme transgenre et au racialisme d’un type qui n’aurait sans doute pas été tout à fait au goût des fondateurs.

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Tout part de la loi signée le 28 mars dernier par le gouverneur floridien. Celle-ci exige d’extirper des contenus scolaires la part d’endoctrinement woke tel que les obscénités pédophiles trans, l’apprentissage socio-émotionnel, la théorie critique de la race (éveil au racialisme ou racisme 2.0). Depuis, Ron DeSantis est vilipendé plus que d’habitude par la presse mainstream. Avec Elon Musk, qui défend la liberté d’expression, un concept considéré comme réactionnaire par la gauche woke (ex libéraux), il accapare le podium des personnes les moins respectables au regard des critères du Parti démocrate et de ses imitateurs dans le monde.

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La différence est que c’est la première fois que des personnes assez solides à la fois institutionnellement et économiquement, prennent sur eux pour s’engager dans une guerre culturelle qui en a laminé plus d’un. Et les victoires commencent à s’engranger, signe que l’intelligence humaine peut encore récupérer des territoires perdus. D’une certaine façon, le concept d’Antonio Gramsci pour endoctriner les masses à l’utopie du communisme, est en train d’être remis au goût du jour, mais, cette fois, pour réinstaurer le libre arbitre et le droit naturel par-dessus les chimères incorporées au droit positif par des majorités circonstancielles.

Un exemple en est le compte Twitter de @libsoftiktok qui a dépassé le million de followers en moins de 24h. Dans son fil d’actualité s’exposent toutes les campagnes scolaires d’endoctrinement à la culture trans telle que la nouvelle série de Discovery « Génération Trans », ainsi que l’incitation à la mutation génitale et endocrinologique précoce. Forcément, le compte a été suspendu, mais il a été réinstauré par décision de justice. Il jouit désormais d’une sorte de protection directe d’Elon Musk qui l’a « liké ». Ceux qui, il y a encore quelques semaines, étaient traités de terroristes ou assimilés à des processionnaires du Ku Klux Klan, retrouvent la possibilité de communiquer, en publiant des documents qui ne sont pas les leurs, mais le produit du lobby trans. C’est ce que la culture woke déteste le plus : que l’on expose non pas des opinions dissidentes, mais les siennes.

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Il est des moments comme cela. La loi d’équité dans les sports féminins de Ron DeSantis représente un moment libératoire de santé mentale. Ce n’est pas du tout une question d’orthodoxie ou de conservatisme, mais de pouvoir rendre compte de la réalité et d’utiliser les mots pour le dire. De Santis a restitué à la championne de natation universitaire, Emma Weyant, la médaille qui lui avait été usurpée par un homme, déguisé en femme et se faisant appeler Lya Thomas. “Les femmes se sont battues pour l’égalité des chances pendant des décennies, ce n’est pas juste qu’elles en soient privées au nom de l’idéologie.” Quelle partie de la déclaration devrait mettre en émoi la rédaction de Vanity Fair ? Tout apparemment. Pour les magazines féminins, et pire lorsqu’ils se donnent un cachet intello, DeSantis est un satyre.

N’en déplaise, le taux d’adhésion des mesures de Ron DeSantis est de 63% et c’est là que les Romains s’empoignèrent. Car, très longtemps, la logique woke s’est appuyée sur la dictature des majorités pour installer ses chimères, voire les fantaisies libidineuses groupusculaires d’un groupe pressenti comme offensé, et leur donner rang de lois au travers de leur représentation législative. Aujourd’hui cette majorité change de camp. Le wokisme heurte la perception de sa propre humanité de n’importe quelle personne, indépendamment de son background culturel.

Un indicateur est l’abandon progressif de ses vaisseaux enseignes. Netflix, le Washington Post, CNN, tout cela part à vau-l’eau. Leur capitalisation se déprécie de jour en jour. CNN pourrait bientôt être racheté par un ami de Donald Trump et ces journalistes changeraient, comme ils l’ont déjà fait une fois, leur narratif à 180°.

Il ne faut pas sous-estimer le poids de la réaction woke. Le gouvernement Biden a élu Nina Jankowicz à la direction du “Comité gouvernemental de la désinformation” en tenant compte de son expertise dans le domaine. Elle sera nichée ni plus ni moins dans les murs de Homeland, le coeur de la sûreté de l’Etat. Le gouvernement de Biden, comme la culture woke, a perdu toute relation à la réalité. Il est dans la créativité, comme Barack Obama avant lui. Pour eux, la vérité immanente est un concept de droite. La machine à créer des narratifs dispose de trois décennies et Jankowicz, dont Lombroso aurait voulu disposer pour ses études en morphopsychologie, dispose, tout de même, pour mettre au points son programme de mensonge d’Etat du poids de la plus grande puissance digitale du monde.

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Ce sans compter sur le pouvoir des méta gouvernements, comme l’Union européenne, dont von der Leyen veux mettre au pas Twitter. Ces réactions surgissent dans les deux cas en réponse au rachat de Twitter par Elon Musk. Tout cela augure beaucoup de travail, avant de considérer que ce moment de liberté est autre chose qu’une bataille gagnée dans une guerre beaucoup plus longue.





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