13 avril 2022 par Wayan

Par The Saker – Le 12 avril 2022 – Source The Saker’s Blog

Aujourd’hui, commençons par cette info :

Sept Étasuniens sur dix considèrent désormais la Russie comme un ennemi. Les attitudes à l’égard de l’OTAN sont de plus en plus positives.

Depuis l’invasion russe, les Étasuniens ont beaucoup plus tendance a considérer la Russie comme un ennemi.

Il faut aimer la « logique » de ces gens !

La Russie intervient dans un pays voisin de la Russie, à des milliers de kilomètres, et les Étasuniens y voient une menace pour les États-Unis. Sans compter que les EU sont le pays qui a forcé la Russie à entrer dans cette guerre que le Kremlin a passé huit ans à essayer d’éviter.

Comment un tel résultat est-il possible ? Voici quelques options :

Une majorité d’ Étasuniens sont tout simplement stupides et ne peuvent pas réfléchir.
Une majorité d’ Étasuniens sont incroyablement ignorants.
Une majorité d’ Étasuniens subit un lavage de cerveau de la part des médias et des écoles.
Une majorité d’ Étasuniens ont été formés/conditionnés à craindre et à haïr quiconque est désigné par leurs dirigeants pour être diabolisé.
Une majorité d’ Étasuniens croient sincèrement que les États-Unis doivent être le gendarme de la planète et que, quel que soit le point de départ d’un conflit, même si ce conflit a été déclenché par les États-Unis eux-mêmes, ils pensent que c’est à l’Oncle Sam de s’en occuper. Dans leur petit esprit, les États-Unis ont le droit divin d’intervenir n’importe où et d’attaquer n’importe qui.
Une majorité d’ Étasuniens perçoivent tout pays réellement souverain comme une menace directe pour leur mode de vie.
La campagne PYSOP visant à diaboliser la Russie a donc connu un succès retentissant.
Un mélange de tout ce qui précède est probablement la cause la plus précise d’un tel résultat.

Ensuite, je suis tombé sur un article de propagande de Foxnews mettant en scène un clown qui, apparemment, dans un passé très lointain, était un lieutenant général de l’armée des EU, du nom de Kellogg. J’ai décidé d’essayer et je dois dire que j’étais absolument *pétrifié* en l’écoutant : selon lui, la Russie a déjà subi une énorme défaite aux mains des Ukronazis et avec l’aide de l’OTAN, l’Ukraine peut, et va probablement, gagner cette guerre.

Ce « général » et le journaliste qui l’a « interviewé » ont tous deux prononcé ces conneries avec beaucoup de gravité et des expressions faciales appropriées (sourcils anguleux, comme quand les journalistes essaient de paraître très sincères). Je m’attendais à ce qu’au moins l’un d’entre eux éclate de rire mais, non, bien sûr que non.

Ces deux-là n’ont tout simplement pas le cerveau et l’humour nécessaires pour réaliser à quel point ils sont stupides et ridicules.

Comme je l’ai écrit à maintes reprises dans le passé, les généraux étasuniens sont bien plus des « PDG d’entreprise en treillis de combat » que de véritables officiers de combat. Selon les normes russes, cet homme ne serait même pas autorisé à nettoyer les latrines d’un bataillon de construction. Un homme qui affirme sans détour que la livraison de 20 avions de l’ère soviétique ou de S-300 aux Ukrainiens fera une différence dans cette guerre est soit un civil ignorant, soit un menteur délibéré qui prostitue son honneur d’officier (putatif et désormais ancien) pour quelques dollars.

Pas étonnant que les Russes aient cessé d’accepter les appels téléphoniques de ces clowns.

Quelqu’un se demande-t-il encore pourquoi « Kaboul » a eu lieu ou pourquoi les États-Unis ne peuvent pas gagner une guerre contre qui que ce soit, à l’exception de la Grenade (et cette fois-ci, à peine, ils ont dû faire appel à la 82ème pour réparer le bordel habituel créé par les forces d’opérations « spéciales » étasuniennes) ?

Quant aux Eurolemmings allemands, ils ont vraiment perdu tout sens de la décence ou même du bon sens élémentaire : ils envisagent maintenant sérieusement d’envoyer de vieux chars Leopard 1 [conçus en 1960, NdT] en Ukraine !

Permettez-moi d’expliquer quelque chose de vraiment fondamental :

Vous ne pouvez pas simplement envoyer des armes à l’Ukraine et faire en sorte que cela fasse une différence. Je veux dire, oui, si vous envoyez des AK, des balles et des clubs, ils pourraient être utilisés. Mais les systèmes d’armes modernes nécessitent une formation. Ils nécessitent également de la maintenance. Puis ils doivent être intégrés au reste des forces armées. Ensuite, vos forces doivent s’entraîner et s’entraîner beaucoup pour perfectionner leur coordination au combat. Enfin, vous avez besoin d’un réseau d’approvisionnement, de maintenance et de réparation pour entretenir et réparer vos systèmes. Les systèmes de défense aérienne avancés nécessitent des équipages ayant parfois plusieurs années d’entraînement. Si l’on considère que les renforts envoyés par Kiev dans le Donbass comprennent même leur Volkssturm, vous pouvez imaginer à quel point les opérateurs des quelques systèmes d’armes qui survivront au voyage entre Lviv et le Donbass seront totalement inutiles. Et l’intervalle entre le moment où cet ancien S-300 sera opérationnel et le moment où un ARM russe le frappera se comptera en minutes tout au plus.

Ensuite, les vieilles armes (ex-soviétiques ou ex-OTAN) ne sont que de grosses cibles. Dans presque tous les cas, les équivalents russes ont une ou deux générations d’avance, alors pourquoi l’UE les envoie-t-elle ? Eh bien, pour deux raisons, la principale étant de s’en débarrasser, car le stockage ou le recyclage de tels systèmes est plutôt coûteux. La deuxième raison est que cela donne aux politiciens de l’OTAN l’air « dur » – après tout, si Zelenskii veut de vieux chars, de l’artillerie ou des systèmes de défense aérienne (il n’est pas exactement un génie militaire non plus !), alors, par tous les moyens, nous les lui donnons et nous avons l’air de faire *quelque chose*. Au fait, les quatre S-300 envoyés par les Slovaques ont, apparemment, déjà été détruits lors d’une frappe hier. Et le contribuable slovaque n’a pas dépensé un centime pour cela. En quoi cela n’est-il pas une bonne affaire pour la Slovaquie ? Bien sûr, il s’agit d’un acte de guerre, d’un casus belli, comme le sont toutes les « sanctions » approuvées par le Conseil de sécurité de l’ONU, mais la Master Race Eurolemmings est tellement supérieure dans tous les sens à ces maudits Rooskies que, tant pis ! La seule chose qui puisse ramener les Eurolemmings à la réalité est une frappe russe sur un tel convoi d’armes à l’intérieur d’un pays membre de l’OTAN car, comme je l’ai déjà expliqué, lorsque les Eurolemmings se cacheront derrière le dos de l’oncle Sam, tout ce qu’il leur offrira sera des déclarations de soutien, de l’indignation, de la monnaie fiduciaire fraîchement imprimée et le mélange habituel de menaces, de peur et de haine que les politiciens occidentaux crachent toujours contre la Russie. Mais les États-Unis ne permettront pas à l’OTAN d’entrer en guerre avec la Russie à cause d’une seule de ces frappes, surtout si les Russes expliquent clairement ce qu’ils ont fait et pourquoi (je m’attends en fait à ce que quelques officiers occidentaux « de la vieille école » prennent leur pied devant l’hystérie de leurs nouveaux « alliés » de l’OTAN lorsque cela se produira).

Comme je l’ai déjà mentionné dans le passé, les convois d’armes dans l’ouest de l’Ukraine (et peut-être même en Pologne) constituent des cibles faciles et lucratives pour les Russes. Il suffit d’y mêler suffisamment de civils et, voilà, tôt ou tard, vous aurez une « atrocité russe », quelque chose comme « les Russes tuent des dizaines de civils ukrainiens innocents » ou « les Russes ont attaqué des camions clairement marqués d’une croix rouge » (pour info, le SBU et Azov utilisent des croix rouges sur leurs camionnettes et leurs camions de munitions/approvisionnement). C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles les Russes ont, jusqu’à présent, choisi de ne pas attaquer tôt, mais d’attendre des renseignements solides et de frapper les forces et le matériel de l’OTAN lorsqu’ils sont bien concentrés quelque part. Nous savons néanmoins que les Azov ont toujours utilisé des civils (en particulier ceux perçus comme « pas assez patriotiques » !) comme boucliers humains. C’est d’ailleurs l’OTAN qui leur a enseigné cette technique. Quoi qu’il en soit, il serait tout simplement stupide d’attendre des convois d’armes de l’OTAN qu’ils ne soient pas protégés par des boucliers humains. Les Russes doivent simplement partir du principe que l’OTAN/SBU/Azov sera toujours entouré de civils captifs.

Ce qui nous amène à la question des faux drapeaux. Voici quelques gros titres sur ce sujet :

CNN : « « Toutes les options sont sur la table » pour la réponse de l’Occident si la Russie utilise des armes chimiques »
Vesti : « Des gendarmes français sont arrivés à Lviv » (pour enquêter sur les crimes de guerre et les atrocités russes)
Sputnik : « Les États-Unis ne peuvent pas confirmer l’utilisation d’agents chimiques à Marioupol, selon un haut responsable de la défense ».

Dois-je en dire plus ?

Même selon les normes britanniques, il s’agit du faux drapeau le plus préannoncé de l’histoire, je suis étonné de ne pas voir de publicités et d’avant-premières pour ce film, sur Amazon et Netflix…

Je suppose que je dirai simplement que si l’opinion publique est préparée à une attaque chimique russe (peut-être même avec le – apparemment inoffensif – « Novichok »), alors nous savons avec certitude quel camp gagne et quel camp ne gagne pas.

Medvechuk, l’un des principaux leaders de l’opposition, détenu dans les bureaux du SBU, selon Zelenskii qui est très fier de cette « capture ».

Il y a également quelques autres raisons pour lesquelles l’Empire de la haine et du mensonge a besoin de toute urgence d’un faux drapeau :

Marioupol est tombé et toutes les tentatives de sauvetage ou d’évasion ont échoué. Oui, il reste probablement plusieurs centaines, voire un millier de nazis dans les nombreuses et profondes installations souterraines du complexe industriel, mais ils sont devenus inutiles sur le plan militaire et les forces de la Garde nationale russe prennent tout leur temps pour éviter toute perte inutile du côté russe.

Les rapports sur les atrocités commises par les nazis circulent littéralement partout, notamment sur Telegram. Quelques-uns d’entre eux se sont infiltrés dans les médias corporatifs traditionnels, créant ainsi les premières fissures, encore minuscules, dans le récit officiel.

Personne ne sait exactement ce qui se cache dans les entrailles d’Azovstal, mais compte tenu des efforts considérables déployés pour le faire sortir de là, l’inévitable prise de contrôle des étages souterrains par les Russes entraînera un embarras majeur pour l’Empire, à moins que le Kremlin ne décide de faire preuve à nouveau de « bonne volonté » et ne croie, à tort, que cette bonne volonté sera appréciée à l’Ouest. Si un accord est conclu, il devra offrir aux Russes quelque chose de vraiment substantiel et de très rapidement vérifiable, car les simples promesses ne suffiront pas, pas même avec les intégrationnistes atlantiques (qui sont maintenant occupés à se rebaptiser « patriotes russes »).

Il existe également de nombreux rapports faisant état d’atrocités dans l’Ukraine contrôlée par les nazis, notamment des flagellations et des exécutions publiques. Là encore, Telegram est inondé de ces rapports et de ces images et le faux drapeau de Boutcha s’est éteint sans fournir la « distraction » nécessaire et le retour au récit « correct ». Les Ukronazis auraient même déclaré aux Britanniques qu’ils n’avaient pas l’intention de respecter les Conventions de Genève (quelle surprise !).

Sur la photo ci-dessus, regardez le visage et l’expression de Viktor Medvedchuk, le leader de l’opposition ukrainienne. Si c’est ainsi que le SBU traite officiellement ; la photo est de « Ze » lui-même ; une personnalité politique de premier plan, imaginez ce qu’ils ont fait aux milliers de personnes qu’ils font « disparaître » depuis 8 ans maintenant !
Depuis une semaine environ, les PSYOP occidentales ont commencé à perdre le contrôle du récit, ce qui signifie qu’elles doivent prendre une initiative pour en reprendre le contrôle. Ce n’est pas vraiment une tâche difficile lorsqu’on a affaire au public stupéfié en phase terminale de la zone A.

Pendant ce temps, les Eurolemmings poursuivent leurs actes de brigandage de grand chemin. Les « valeurs » européennes à l’œuvre, des Croisades aux temps modernes.





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