Les manifestations du 1er Mai en France ont connu des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans plusieurs villes notamment à Paris. Du mobilier urbain et des vitrines de certains commerces ont par ailleurs été dégradés.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient partout en France pour le 1er Mai, dans un contexte très politique après la présidentielle : syndicats et associations mettant en avant leur souhait d’une politique plus sociale et plus écologique dans des cortèges parfois émaillés de tensions.

A Paris, la manifestation a commencé peu après 14h30 de la place de la République en direction de la place de la Nation, à l’appel de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires, rejointes par les organisations étudiante et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL, avec pour revendications : les questions des salaires, des services publics, de la protection sociale et de la transition écologique.

Très peu de temps après le démarrage du cortège, des tensions sont apparues entre manifestants et forces de l’ordre, avec des charges de la police et des jets de lacrymogènes, a constaté une journaliste de l’AFP. Des bris de vitrine étaient également visibles sur le boulevard Voltaire où une poubelle était en feu.

Ces violences ont fait réagir le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. «Des casseurs viennent perturber les manifestations du 1er mai notamment à Paris, en commettant des violences inacceptables. Je suis cela avec attention. Plein soutien aux policiers et gendarmes mobilisés, garants de la liberté de manifester et de l’ordre public», a-t-il écrit sur Twitter.

A Nantes, les militants d’ultra-gauche ont tenté de prendre la tête du cortège. «Ils ont commis un certain nombre de dégradations et il y a eu l’intervention des forces de l’ordre pour les disperser», a indiqué la préfecture. Des vitrines d’agences immobilières ont été brisées, a constaté un photographe de l’AFP. Répondant à des tirs de fusées émanant des manifestants, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes qui ont notamment pénétré dans un marché couvert, surprenant des clients et des commerçants.

A Rennes, la manifestation organisée dans la matinée (1 650 personnes selon la préfecture, 2 000 selon la police) s’est déroulée dans le calme, mais des militants d’ultra-gauche se sont ensuite réunis devant la mairie et les forces de l’ordre ont fait usage de lacrymogènes. 

A Lyon, 4 000 à 6 000 personnes ont défilé, selon les sources : une mobilisation plus forte que l’an dernier «malgré les vacances scolaires», a noté le secrétaire départemental de l’UD CGT du Rhône, Joao Pereira-Alfonso. Les forces de l’ordre qui ont fait usage de canons à eau pour disperser certains manifestants. 

Ailleurs en France des manifestations ont rassemblé 1 900 personnes à Bordeaux selon la police (4 500 selon les organisateurs), 3 600 à Marseille et 3 500 à Toulouse selon la police, ou encore de 1 500 à 2 500 à Strasbourg selon les sources. Au total, 255 points de rassemblement étaient prévus dans le pays, selon la CGT.





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