Selon les agences de presse du Vatican, le pape François s’est dit prêt à rencontrer le président Vladimir Poutine à Moscou dans l’espoir de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Il a déclaré dans une interview publiée mardi par le quotidien italien Corriere della Sera : « Je ne vais pas à Kiev pour le moment ; je sens que je ne dois pas y aller. Je dois d’abord aller à Moscou. Je dois d’abord rencontrer Poutine. Mais je suis aussi un prêtre, que puis-je faire ? Je fais ce que je peux. Si seulement Poutine pouvait ouvrir la porte… ».

Les critiques du leader catholique romain à l’égard des actions de la Russie en Ukraine ont été clairement exprimées tout au long de l’interview, mais les lignes les plus intéressantes et les plus surprenantes sont celles où il a abordé les racines de l’invasion et de la guerre qui ont commencé le 24 février. Il a déclaré au journal que « l’aboiement de l’OTAN aux portes de la Russie » est probablement ce qui a motivé Poutine à attaquer l’Ukraine.

Voici la partie pertinente de l’interview, selon une traduction automatique de l’italien :

  • La préoccupation du Pape François est que Poutine, pour le moment, ne s’arrêtera pas. Il essaie également de réfléchir aux racines de ce comportement, aux raisons qui le poussent à une guerre aussi brutale. Peut-être que les « aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie » ont incité le chef du Kremlin à mal réagir et à déclencher le conflit. « Je ne peux pas dire s’il a été provoqué, mais peut-être, oui« .

Il est également intéressant de noter que François a failli condamner les transferts internationaux d’armes qui se déversent actuellement en Ukraine, menés par les États-Unis qui ont récemment autorisé une aide militaire sans précédent de plusieurs milliards au gouvernement ukrainien.

« Et maintenant, ceux qui se soucient de la paix sont confrontés à la grande question de la fourniture d’armes par les nations occidentales à la résistance ukrainienne », a commencé le pape par ses réflexions sur cette question. Il a admis que la question est controversée même au sein du monde catholique.

« Je ne peux pas répondre, je suis trop loin, à la question de savoir s’il est juste de fournir les Ukrainiens », a-t-il déclaré, avant de s’en prendre à l’industrie de l’armement. « Ce qui est clair, c’est que des armes sont testées dans ce pays. Les Russes savent maintenant que les chars sont peu utiles et pensent à autre chose. Les guerres sont menées pour cela : pour tester les armes que nous avons produites. « 

« C’était le cas lors de la guerre civile espagnole avant la Seconde Guerre mondiale. Le commerce des armes est un scandale, peu s’y opposent. » Il a ensuite invoqué le cas de la guerre saoudo-américaine contre le Yémen, qui dure depuis des années, décrivant qu’ »il y a deux ou trois ans, un navire chargé d’armes est arrivé à Gênes, qui devait être transféré sur un grand cargo pour les transporter au Yémen. Les employés du port ne voulaient pas le faire. Ils ont dit : pensons aux enfants du Yémen. C’est une petite chose, mais un beau geste. Il devrait y en avoir tellement comme ça ».

Les propos du pape François ont déjà provoqué une réaction de colère chez certains clercs catholiques américains….

Sur la question de savoir à quelle vitesse la guerre pourrait se terminer, François a rappelé une rencontre avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban au Vatican le 21 avril. Orban a raconté que Poutine lui avait fait part de son intention de mettre fin à la guerre d’ici le 9 mai, date de la commémoration du « Jour de la Victoire » en Russie.

« J’espère que c’est le cas, afin que nous comprenions aussi l’escalade de ces jours », a fait remarquer François. Il s’est dit inquiet de la propagation de la guerre à l’ensemble de l’Ukraine. « Parce que maintenant, ce n’est pas seulement le Donbass, c’est la Crimée, c’est Odessa, ça enlève à l’Ukraine le port de la mer Noire ». Il conclut sur ce point : « Je suis pessimiste mais nous devons faire tout ce qui est possible pour arrêter la guerre. » Il a également évoqué la possibilité que le patriarche Kyrill de l’Église orthodoxe russe tente d’intervenir auprès de Poutine, mais a rappelé que, lors d’un récent appel téléphonique, il avait averti le patriarche de ne pas être « l’enfant de chœur de Poutine ».

Lundi, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, s’est penché sur les spéculations internationales concernant la fin des opérations pour le 9 mai et a jeté de l’eau froide sur les rapports, déclarant : « Nos militaires n’ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le jour de la Victoire », et expliquant : « Le rythme de l’opération en Ukraine dépend avant tout de la nécessité de minimiser les risques pour la population civile et le personnel militaire russe. »


Le commentaire du pape selon lequel « l’OTAN aboie aux portes de la Russie » reflète également certains des arguments du célèbre professeur de l’Université de Chicago et analyste des relations internationales John Mearsheimer :

Source : https://www.zerohedge.com/geopolitical/pope-admits-putins-invasion-likely-motivated-barking-nato-gates-russia

Traduction : https://exoconscience.com





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One thought on “Le pape admet que l’OTAN a probablement provoqué l’invasion de Poutine : “Aboyer aux portes de la Russie””
  1. François, fait ce qu’il peut comme il peut avec ce qu’il a.
    Certains convaincus qu’ils sont d’avoir déjà été éclairés par, je ne sais quoi d’ailleurs, tirent des conclusions hâtives à propos de tout ce qu’ils ne comprennent pas.
    Hier, Benoit XVI était l’envoyé du diable, François lui a succédé dans les conditions qu’on sait et pour les vrais motifs qu’on sait, c’est aussi un enfant du diable.
    Mais, peut-être que l’Église n’était-elle pas prévue pour reprendre la parole avant que le temps ne soit venu pour elle de le faire, peut-être fallait-il laisser à la coupe le temps de se remplir de toutes les impudicités, à la mère des prostituées l’audace pour se dévoiler, qui sait quels sont les plans du Père?
    Une telle prise de parole à un moment aussi critique où celui que l’Amertume-même aurait tant souhaité voir démonisé la cible qu’elle vise et, qu’en quelques mots,ce soit elle qui se retrouve éclairée d’une manière qu’elle ne souhaite pas, dans la pratique de l’art politique et guerrier, c’est un camouflet pour le camp occidental.
    Après avoir été le premier État à se procurer des roubles pour le gaz russe, on peut dire le Vatican ne souffle pas à partir du camp endiablé.
    Le monde est dans une situation d’équilibre, fragile, rien de ce que les gens sensés peuvent faire ne doit l’être dans la précipitation et l’agitation comme c’est le cas chez les dérangés mal habités.
    Au contraire, ceux-ci n’ont absolument rien d’autre que de prétentieuses volontés pour donner l’illusion de, par conséquent on ne leur offre aucune prise dont ils se saisiraient avec trop de plaisir, ça n’est pas d’arrêter Poutine l’impératif papal, c’est de conserver en l’état les faillis tout en modifiant la perception des opinions publiques, ça fait beaucoup de grands leaders charismatiques qui viennent de modifier considérablement la grille de lecture de monsieur et madame tout le monde.
    En quelques heures, à peine 3 jours, tellement de choses presque insignifiantes chacune se sont succédé que quand on les assemble elles forment un tout si solide qu’il va finalement être dur de combattre contre elles, parce qu’elles servent aux effets du Bien, ce ne sont pas des pousses-à-la-guerre, au contraire, elles invalides la prétendue morale et les moralistes aux âmes et mains sales eux-mêmes, qui se sont avancés pour créer cette tragédie.
    Le sénile Biden qui toujours fait référence à Dieu, met trop souvent en avant son catholicisme, sans qu’aucun membre de son administration et encore moins lui-même ne puissent s’en plaindre se prend une magistrale gifle papale dans cette séquence, c’est rare.
    Même Israël est fagoté avec la fausse notion du bien, c’est tout le camp et les porteurs majeurs du Mal qui sont réunis là en une seule même et unique séquence, c’est un exploit diplomatique.
    La guerre malheureusement ne s’arrêtera pas le 9 mai, c’est impossible, étant donné les comportements Occidentaux et le maintient en place de ce Zelensky qui n’a pas la stature pour être impliqué dans une affaire de ce niveau-là, tout le monde le sait, lui le premier, s’il aimait vraiment son peuple et son pays il serait déjà parti, mais non, l’argent et la drogue coulent à flot alors il poursuit son rôle, La Russie et Poutine doivent donc obtenir des garanties sur le futur que des accords négociés ne leur donneront pas, plus maintenant. Quand les choses mènent le monde au bord du précipice à ce point, ça n’est certainement pas en faisant donner les clowns qu’on réussira à le dégager de cet endroit dangereux où il risque de plonger à tout instant.
    Le Pape ne condamne pas Poutine de faire la guerre, il condamne la guerre car toutes le sont à son niveau, mais, en ne le faisant pas, avec raison, malgré ses malheurs et ses pertes, il n’a pas donné à l’Ukraine l’aube de la victime, loin de là.
    Ne désespérons pas, rein n’est terminé même si nous savons que les futurs pénitents ne vont pas se laisser faire docilement, c’est un tout un art de savoir mener cette meute enragée dans sa cage, nous sommes ses maîtres, nous l’avons toujours été, cet oubli temporaire et les déboires qu’ils causent avaient une raison d’être, en son temps, tout sera corrigé.

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