La candidate LR malheureuse à la présidentielle, qui a lancé un appel aux dons pour combler le trou financier laissé par sa lourde défaite, a refusé la contribution de Nicolas Sarkozy, qui ne lui avait jamais apporté son soutien pendant la campagne.

Selon plusieurs sources dont Le Figaro, Valérie Pécresse a rejeté le don de Nicolas Sarkozy afin de participer au remboursement d’une dette d’environ cinq millions d’euros. Celle-ci fait suite à la défaite de la candidate Les Républicains (LR) lors de la présidentielle 2022, ne parvenant pas à atteindre les 5%, seuil obligatoire pour prétendre à un remboursement public des frais de campagne.

Refusant de soutenir Valérie Pécresse durant la campagne présidentielle, l’ancien président français avait fait, il y a une dizaine de jours, un virement bancaire d’une somme à quatre chiffres (sans atteindre la limite légale de 4 600 euros) en faveur de la présidente de la Région Ile-de-France. Mais celle-ci l’a fait re-créditer dans la journée, a fait savoir à l’AFP l’entourage de Valérie Pécresse, confirmant une information initiale de Politico.

«Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié. C’est une femme d’honneur», a expliqué cette source. Le fossé entre Nicolas Sarkozy et la candidate n’a cessé de se creuser pendant la campagne présidentielle, où il ne lui a jamais apporté son soutien. Selon des propos rapportés dans la presse, l’ancien chef de l’Etat, qui cultive une proximité avec Emmanuel Macron, s’est montré très dur envers la candidate : «Inexistante», «Valérie n’a rien compris», «elle serait bien inspirée de me citer»… Il a ensuite appelé le 12 avril à voter Emmanuel Macron au second tour, sans un mot pour son ancienne ministre.

Valérie Pécresse encore endettée personnellement de plus de deux millions d’euros

Valérie Pécresse n’avait obtenu que 4,78% des voix au premier tour de la présidentielle, sous les 5% nécessaires pour obtenir un remboursement d’une partie de ses frais de campagne pour lesquels elle s’est «endettée personnellement à hauteur de cinq millions d’euros».

Elle a récolté «à peu près 2,5 millions de dons», a assuré le 1er mai Christian Jacob, le président du parti. «Le parti va apporter huit millions d’euros sur une campagne qui en avait coûté 15 millions», a précisé Christian Jacob, jugeant que cet appel aux dons de la candidate avait été «compris de beaucoup de Français».

L’ex-candidate LR avait relancé cet appel le 2 mai, en invoquant «ceux qui partagent [ses] convictions» mais aussi ceux qui, «par peur des extrêmes ont choisi le vote utile dès le premier tour».



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