C’est la radio RTL qui a mis le doigt sur le pot aux roses. À Marseille, toute une communauté de charmants touristes venus du Nigeria, bien sûr sans papiers, ne se sont pas embarrassés : ils se sont installés « dans plusieurs copropriétés privées vétustes, dont certains appartements étaient inoccupés », explique la radio. « Progressivement, ils ont pris possession de ces immeubles comme cette barre G de la cité Kalliste, 129 logements [dont] plus de la moitié sont squattés, selon une propriétaire. » Squats, violence, délinquance, trafic de drogue : les propriétaires partent les uns après les autres, dans l’indifférence des élus, de l’administration de la ville et de son maire PS Benoît Payan. Pour Zineb, 24 ans, qui quitte son appartement valise à la main avec sa famille, c’est intenable : « Je ne peux pas me permettre de rester dans un endroit où il n’y pas de sécurité, ils sont vraiment violents », dit-elle à RTL. Un policier marseillais contacté par Boulevard Voltaire et qui souhaite rester anonyme confirme : « Ces gangs de Nigérians de plus en plus violents terrorisent les habitants des quartiers nord, incendient des voitures et font peur aux habitants, précise-t-il. Des confrontations éclatent entre eux et les dealers qui font habituellement la loi dans ces quartiers. La police est appelée mais quand nous arrivons sur place, tout est terminé et les Nigérians se sont évaporés dans la nature : c’est comme ça à chaque fois. »

 

Mais pour la gauche, les macronistes et l’extrême gauche, le constat est simple. On a abandonné ces quartiers appelés, par une aberration dont notre époque manipulée a le secret, « quartiers populaires ». Autrement dit, mettez-vous bien dans le crâne que ces quartiers sont privés de moyens, ce sont des quartiers pauvres. Le marxisme pour les nuls s’applique là dans toute sa splendeur. À condition de ne pas regarder l’argent des trafics de tous ordres jusqu’aux plus sordides, ni les bolides des trafiquants de drogue, ni, surtout, l’ampleur ahurissante des budgets de l’État engloutis dans le tonneau des Danaïdes de ces banlieues. À condition, aussi, de ne pas regarder l’origine du problème, comme le rappelle Jordan Bardella.

Mais allons au fond. Abandonnées vraiment, les banlieues d’immigration ? En juillet dernier, Les Échos notent l’effort gouvernemental via le Plan de relance : « À travers la signature d’une convention avec Action Logement et l’ANRU, le budget du Nouveau Plan national de rénovation urbaine (NPNRU) sera porté de 10 à 12 milliards d’euros », rapporte le journal. De quoi faire deux ou trois bricoles qui ne seront pas perdues pour tout le monde. Au menu, réhabilitation de 20.000 logements sociaux supplémentaires, destruction de 15.000 logements dégradés et construction de 12.000 logements dans des quartiers prioritaires. On connaît des campagnes pauvres qui aimeraient voir cela. Mais il est vrai qu’elles ne font pas dans le trafic de drogue ou d’êtres humains. Ce n’est pas tout : 3,3 milliards d’euros ont été annoncés pour les quartiers défavorisés lors du premier comité interministériel à la ville (CIV), en janvier 2021.

Dans l’annexe au projet de loi de finances 2022, on constate que la France n’a pas fini de payer sa politique d’immigration. Macron veille à déverser sur nos zones de non-droit toujours plus d’argent, contrairement à ce que lui reproche l’extrême gauche. Extraits : « La politique de la ville intervient de manière territorialisée dans 1.514 quartiers prioritaires correspondant aux concentrations urbaines de pauvreté tant en métropole qu’en outre-mer, où vivent 5,5 millions de personnes », c’est-à-dire moins de 10 % des Français. Le sont-ils tous, Français ? Quoi qu’il en soit, « en 2022, la politique de la ville fait l’objet d’un investissement accru, au bénéfice des populations les plus précaires », nous explique ce rapport. Bonne nouvelle pour les dealers et autres grands frères.

« Le plan de mobilisation nationale en faveur des habitants des quartiers se décline depuis 2019 dans tous les champs de l’action publique, notamment […] à travers l’amplification du Nouveau Programme de rénovation urbaine (NPNRU) doté de 10 Md€ (soit 10 milliards d’euros) […] ». Une pluie d’or. N’oublions pas le « déploiement de crédits exceptionnels pour lutter contre la fracture numérique, et au travers du programme “Vacances apprenantes” décliné dans “Quartiers d’été” et “Quartiers d’automne”, dont les actions ont touché près d’un jeune sur trois dans les quartiers, et au travers de l’opération “Quartiers solidaires” qui a permis de soutenir les associations de proximité essentielles au maintien du lien social ». Important, le lien social, surtout sonnant et trébuchant.

Ce n’était pas suffisant. On continue : « À la mi-2021, ce sont d’ores et déjà plus de 1,1 Md€ de crédits relance qui ont été engagés ou programmés dans les QPV. »

C’est encore trop peu.

« Pour engager les chantiers de transformation de ces territoires, les concours financiers mobilisés par l’ANRU en direction des maîtres d’ouvrages (collectivités, bailleurs…) représentent 11,1 Md€ (dont 8,3 Md€ de subventions). Ces concours financiers validés doivent permettre la réalisation de projets estimés à plus de 34,5 Md€, tous financeurs confondus. Ce sont des dizaines de milliers d’opérations d’investissements qui vont se traduire dans le quotidien des habitants. »

Mais pour LFI, ce n’est pas assez, et pour cause. Les banlieues prennent l’argent de Macron mais votent LFI, qui leur promet davantage. Le clientélisme tourne à plein régime. Le Français, lui, paye et s’enfuit.

Article réalisé en collaboration avec Geoffroy Antoine.





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