Lors de la convention inaugurale de la Nouvelle union populaire écologique et sociale, les représentants des Insoumis, des écologistes, des socialistes et des communistes ont lancé la campagne des législatives de cette liste d’union de la gauche.

«Historique», ont scandé en chœur le directeur de campagne des Insoumis Manuel Bompard et les chefs socialiste Olivier Faure, écologiste Julien Bayou et communiste Fabien Roussel, en célébrant ce 7 mai à Aubervilliers la naissance de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes). «Aujourd’hui se tient la première convention de la Nupes» pour «oublier les rancœurs du passé» et «nous regrouper pour gagner», s’est enthousiasmé à la tribune, devant plusieurs centaines de personnes, Manuel Bompard.

Peu après a été présenté le logo de cette alliance, un «V» rouge, vert, mauve et rose qui veut dire victoire, mais est aussi la lettre grecque «NU».

La loi travail El Kohmri, aucun socialiste ne l’a jamais adoptée, parce qu’elle nous a été imposée par le 49-3

Olivier Faure, qui a récolté des applaudissements mais aussi des huées étouffées, a tenu à faire «une confidence» : «La loi travail El Kohmri, aucun socialiste ne l’a jamais adoptée, parce qu’elle nous a été imposée par le 49-3.» Il faut donc selon lui, «plutôt que de dire aux socialistes vous êtes des traîtres, allez leur dire on a compris qu’on pouvait être ensemble».

L’abstention : principal adversaire de la Nupes, selon le communiste Fabien Roussel

«Les réformes heureuses sont à portée de main, c’est ça l’événement de la journée !», s’est d’emblée exclamé Fabien Roussel. Il a ajouté : «Il nous reste maintenant 30 jours» pour gagner les législatives des 12 et 19 juin, élections qui ont précipité la nécessité d’un accord entre des forces longtemps divisées.

Désobéissons pour sauver l’Europe, pour réorienter les politiques européennes vers le mieux-disant social et écologique

Le communiste a prévenu : «Notre principale adversaire sera, je le crains, l’abstention.» Selon Julien Bayou, «le non et le oui au référendum de 2005 sont réconciliés», via le compromis, «désobéissons pour sauver l’Europe, pour réorienter les politiques européennes vers le mieux-disant social et écologique». Mathilde Panot, présidente du groupe des députés LFI, a tonné à propos des réactions hostiles en macronie et à droite : «Ils ont peur, et ils ont bien raison d’avoir peur», face à «l’enthousiasme et à l’espoir soulevés par la Nupes».

Plus tard dans la journée, Jean-Luc Mélenchon a clos la convention par un discours. «Nous avons un président sans mandat. C’est pourquoi un troisième tour doit avoir lieu. Notre ensemble propose au peuple français de prendre la tête du gouvernement et propose un candidat pour le faire», a-t-il notamment déclaré à la tribune, assurant : «Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire politique de la France.»



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