par Strategika 51.

Selon des estimations concordantes, il y aurait près de 2000 personnes dont 400 « mercenaires » étrangers coincés à Azovstal. Cette proportion cosmopolite dans une unité militaire privée formée de radicaux et  intégrée dans les forces armées ukrainiennes est énorme.

La diplomatie russe a rajouté une couche en évoquant la présence remarquée de « mercenaires » israéliens dans les unités paramilitaires les plus antisémites d’Ukraine. La présence de membres de l’IDF dans des unités radicales comme Kraken ou la milice du parti Sovobda « liberté » est confirmée sur le terrain.

Les Israéliens ont redoublé leurs livraisons d’armes, de munitions et de conseillers militaires à l’Ukraine et cherchent à engager une guerre totale contre la Russie sur ce territoire avec l’aide des autres pays de l’OTAN.

Des observateurs biélorusses redoutent l’éventualité d’un false flag britannique ou israélien utilisant une charge nucléaire de faible puissance ou une bombe sale au Donbass pour accuser Moscou d’avoir utilisé en premier l’arme nucléaire.

Washington ne cesse d’élargir la gamme des sanctions contre la Russie en adoptant un embargo pétrolier progressif, lequel nuira gravement à l’économie des pays de l’Union européenne. L’embargo pétrolier total est en général un casus belli pour n’importe quel État-nation, même dépourvu de moyens de défense.

Des sociétés allemandes tentent de contourner les sanctions à travers l’ouverture de comptes auprès de banques situées dans des pays tiers non membres de l’OTAN suscitant la colère du régime de Kiev. D’autres pays d’Europe tentent de trouver des voies alternatives pour échapper à un véritable piège mettant en péril leur stabilité en accusant en privé l’obsession de certains pays de l’OTAN à aggraver le conflit et le faire durer le plus longtemps possible.

L’implication de plus en plus manifeste du Mossad israélien dans l’assassinat d’oligarques russes pourtant opposés à Moscou et le rôle de premier plan qu’a joué le renseignement électronique israélien dans le ciblage de généraux russes tués sur le théâtre des opérations marquent un changement de la posture israélienne qui entretenait une ambiguïté pour se réserver le rôle de médiateur entre les acteurs agissant à l’ombre dans ce conflit.

Le fait que les dirigeants israéliens condamnent des « crimes de  guerre » russes alors qu’ils sont les champions du monde toutes catégories en la matière confirme la radicalisation israélienne à l’égard de la Russie dès le moment où celle-ci a décidé de dévoiler une infime partie du jeu de dupes dans lequel excellent les stratèges israéliens et leurs soutiens.

Il y a quelques années, nous avons abordé une telle éventualité. Une modélisation d’un scénario de simulation basé sur des précédents historiques défavorables à la Russie aboutissait à un processus d’usure lent et complexe. Le réfèrent historique se situant à partir du règne et de l’assassinat du Tsar Alexandre II et les conséquences qu’il induit par la suite sur les relations entre le pouvoir d’État russe et les faux mouvements révolutionnaires anarchistes déguisant l’agitation proto-sioniste. C’est pour cette raison que des sources russes estiment qu’ils maîtrisent mieux que quiconque ce sujet et que Lavrov a probablement évité à son pays la « Une » célèbre d’un journal britannique paru en 1933 dans le cadre de la guerre hybride mais pas une implication militaire israélienne limitée en Europe orientale.

Une du Daily Express, « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne », vendredi, 24 mars 1933.

Ce conflit devient donc extrêmement intéressant et même capital puisqu’il réunit non seulement tous les ingrédients d’une guerre mondiale déjà en cours dans ses aspects hybrides mais une remise en cause de façon radicale de la narration historique et de la perception du réel imposées après 1945. C’est un conflit disruptif au premier degré et aucun belligérant de ce conflit ne cache les objectifs poursuivis : Washington veut refonder sa superpuissance unipolaire et assurer un statu quo concernant le système financier mondial tandis que Moscou affirme, via le ministre Lavrov que sa guerre en Ukraine vise la fin de l’oppression occidentale et l’émergence d’un ordre multipolaire.

source : Strategika 51



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One thought on “De la géostratégie à la remise en cause de la perception du réel et de l’histoire officielle”
  1. La guerre est un phénomène violent où l’irrationalité tient une part considérable, or, pour pouvoir l’analyser en direct dans toutes ses dimensions, il faut savoir observer rationnellement l’irrationnel.
    Jusqu’ici, sur la Russie et en particulier Poutine, beaucoup avaient considérablement d’a priori à leur sujet, soit l’une était de mèche dans le concert des nations voulant mettre en place un nouvel ordre mondiale qui allait faire des Hommes l’espèce la plus dégradée du règne animal, soit l’autre était si intimement lié au judaïsme qu’il était même soupçonné par certains d’être un cryptojuif.
    Évidemment, tout ça s’est terminé comme ça devait se terminer, le réel nous fait face, de sorte que même si le ridicule malheureusement ne tue pas, la tartufferie analytique en est quitte pour être considérée pour ce qu’elle est.
    Le but d’une stratégie est évidemment d’atteindre les objectifs auxquels elle se consacre, mais il faut aussi que les stratèges soient aptes à créer et exploiter toutes les situations qui vont amener l’ennemi exactement là où on souhaite qu’il se trouve.
    Donc, si préalablement on a mal identifié qui est son ennemi, on est mort.
    Naturellement, nul ne peut attendre d’un chapon qu’il tienne efficacement le rôle du coq d’une bassecour, mais, si les chapons sont en nombre conséquent ladite bassecour va être sacrément perturbée dans sa sérénité de vie, c’est l’Occident quoi.
    Dedans, nos castrés ne concourent pas à dénoncer voire même ne serait-ce que nommer l’ennemi.
    C’est pas le cas des Russes. Pour gagner une guerre, avant les premiers coups de canons et les premiers morts, il faut élaborer une dialectique des volontés qu’on poursuit.
    La Russie l’a fait.
    Naturellement, il y a toute la panoplie de tactiques, logistiques, stratégies à mettre en place sur le terrain.
    Mais, ça suffit pas pour gagner, gagner c’est pas faire étalage considérable d’une force, exterminer massivement, puis se poser là dans un espace réduit à faire tourner la rapine.
    Ça c’est pas gagner, ça, c’est squatter temporairement une place d’où on dégagera forcément à un moment ou un autre, puisque les propriétaires sont affaiblis mais pas résolus à votre volonté.
    Gagner c’est quoi alors?
    Entrainer une désintégration morale totale de son ennemi de façon si évidente et considérable qu’il n’aura d’autres choix que d’accepter les volontés que vous voulez lui imposer.
    Une fois qu’on comprend ça, et que l’on conçoit que la Russie ayant parfaitement identifiée qui est son principal ennemi, a amené celui-ci exactement là où elle souhaitait qu’il soit, en lumière, que le monde entier puisse avoir un regard appuyé sur celui qu’elle désigne, quels que soient les cris d’orfraie que va pousser cette saloperie pour tenter de se dégager de la tenaille, on comprend alors comment et vers quoi vont évoluer les choses.
    La guerre est un art, où il faut savoir combiner toutes les actions pour les faire concourir à un même résultat psychologique.
    Quand, le Vaccinneur (Gates) mondial se présente sur un de nos plateaux tv pour dire qu’il a dépensé des milliards en vaccins pour protéger le monde, il suffit de lui répondre que s’il n’avait pas investi dans la vaccination le monde ne serait pas confronté aux épidémies qui n’existaient avant ses investissements, donc, c’est lui l’Assassin en chef, les propos qu’il utilise pour se défendre sont ceux-là mêmes qui l’accusent.
    C’est un packagin, on a le bon produit, faut lui faire le meilleur emballage pour bien le vendre.
    En conclusion, ma question est simple, de quoi dispose-t-on pour désintégrer moralement la Russie?
    He bien, voilà! Le vainqueur de ce conflit, nous le connaissons, le véritable perdant aussi!
    La suite n’est qu’une formalité dorénavant, la cible était poursuivie depuis des années et des années avant qu’on lui mette une première cartouche pour la freiner.
    Celles du stop et du verrouillage… à la disposition de la Russie.

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