En mai 2022 à la bourse Euronext, le blé a atteint le prix record de 425 € la tonne. Les prix alimentaires flambent en France. Rien qu’au mois d’avril 2022, en supermarché : +15.3% pour les pâtes et la farine, +10% pour les huiles, +8% pour le café, +7.5% pour la semoule, +5% pour le beurre, la volaille, mais aussi +11.3% pour les steaks hachés surgelés. Et une augmentation de 20% sur la volaille, 10% supplémentaire sur l’huile est annoncée. Au total, sur le premier semestre, les prix pourraient avoir augmenté de rien moins que plus de 8%. Et ce n’est là qu’une hypothèse, alors qu’avec la politique belliciste et offensive suivie par l’UE sous les ordres de l’Axe EU OTAN, l’escalade accélérée de la guerre en Ukraine menace d’une famine mondiale.

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Les premières victimes de cette politique criminelle conduite par l’Axe Washington Bruxelles, ce seront les peuples des pays pauvres, mais également les travailleurs de notre pays. Évidemment, les capitalistes qui spéculent en bourse sur les productions agricoles vont eux en profiter pour se gaver de profits, gagné sur l’augmentation terrible de la faim dans le monde et le risque de famine.

La production de céréales frappée par la guerre

En 2021, 470 millions de tonnes de céréales ont été échangés. Les EU sont les premiers exportateurs avec 108 Mt, suivi de l’Argentine (51.8), la Russie 47.7, l’Ukraine 44.6, le Canada 35 l’Australie 31, la France 25 et le Brésil 24.8. Avec 365 Mt de céréales exportés, ces 8 pays représentent 77% des capacités d’exportations. L’Ukraine compte pour 10% de cette capacité. Russie et Ukraine, c’est 15% de la production mondiale, 30% des exportations.

Et les régions d’Ukraine les plus contributrices à cette production sont précisément celles se situant au sud et à l’Est du pays. Celles où se déroulent les combats avec le plus de force. Celles où le carburant se fait rare pour les travaux agricoles, mais où sont déversés en masse les armes de l’OTAN. Il est donc probable que l’Ukraine ne produira pas à l’été 2022 la même production que les années précédentes. Elle ne pourra pas non plus assurer ses exportations avec la fermeture des ports sur la mer noire – notamment Odessa – mais également la priorité absolue donnée non pas à la paix mais à la guerre. Cela avec d’autant plus de dégât que l’Union Européenne, l’OTAN et les EU ont fait le choix de faire durer au maximum les combats en escaladant la guerre plutôt qu’en favorisant des négociations de paix rapides. L’intensification de la guerre se traduit nécessairement par des atteintes à l’infrastructure de transport utilisée pour acheminer des armes offensives pour frapper la Russie, et qui ne pourra donc pas être utilisée pour acheminer le blé et le tournesol et autre production agricole.

La situation pourrait être d’autant plus problématique qu’en Europe de l’Ouest, la France qui est le principal pays exportateur, se voit frappée par une forte sécheresse au moment de la mise en culture qui est de nature à faire baisser les rendements.

En première ligne du risque de pénurie et donc de famine, les pays africains (RDC, Somalie, Erythrée…) ou du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc) ou encore l’Égypte dont l’essentiel des importations proviennent de Russie et d’Ukraine.

Des effets en cascade avec la pénurie sur les engrais

La Russie est le deuxième pays exportateur mondial d’engrais, qui représente 40% des approvisionnements européens, 70% en France. Hors, ces intrants sont actuellement indispensables à l’obtention des rendements agricoles, notamment dans la production de céréales. Résultat des sanctions provoquées par l’UE, les prix explosent avec plus de 1000 € la tonne pour l’engrais azoté. Cela va évidemment participer à la flambée des prix des productions agricoles, mais également très probablement contribuer à une baisse de production majeure !

La politique Macron fait baisser les stocks pour favoriser la spéculation

Répondant aux grossiers appétits de profits des spéculateurs capitalistes, la politique de Macron n’a rien fait pour stabiliser les stocks de céréales en France. Au 9 mars, France AgriMer a augmenté ses estimations d’exportations de blé français de 50 000 tonnes vers l’UE, et 800 000 tonnes hors UE. Le stock de blé en fin de campagnes serait réduit de 25% à 2,96 MT contre 3,6 Mt précédemment, avec un volume d’exportation de 16,8 Mt.

Le maïs, très utilisé pour l’alimentation des troupeaux, est déjà en pénurie avec un déficit de 8 Mt pour l’Europe, privée de sa ressource ukrainienne. Là aussi, France AgriMer indique que les stocks français sont pourtant exportés dans des opérations spéculatives, avec 220 000 tonnes de mais expédiés en UE et une réduction du stock estimée de fin de campagne.

Pour les frigos, les assiettes et le porte-monnaie des travailleurs du monde entier, le combat pour le pain doit rejoindre celui pour la paix, avec une évidence : celui pour le socialisme.

Paix, Pain et Socialisme, cela a été, face à la boucherie capitaliste, la conclusion de la Première Guerre mondiale, une conclusion à imposer d’urgence avant que ne se déclare de façon ouverte et intense une Troisième Guerre mondiale qui risquerait bien de détruire totalement l’Humanité



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