Vous connaissez, bien sûr, Sandrine Rousseau. Ses propos sont souvent caricaturés, probablement parce qu’elle dit souvent les choses d’une manière maladroite. Prenez le cas de l’homme déconstruit, par exemple : « Je vis avec un homme déconstruit et j’en suis super heureuse. » Elle n’a pas voulu dire qu’un homme déconstruit était une femmelette. Elle a d’ailleurs précisé que déconstruction ne voulait pas dire castration. Il y a, pas loin de chez moi, un ferrailleur qui s’intitule cocassement « déconstructeur automobile ». Il n’a pas dû faire le distinguo entre déconstruction et destruction.

Pour Sandrine Rousseau, comme pour beaucoup de féministes, il y a une inégalité fondamentale entre les hommes et les femmes… enfin, entre les femmes et les hommes ; bref, entre les sexes… ou, plutôt, entre les genres. En gros, les femmes sont moins bien payées, font tout à la maison et sont souvent tuées par les hommes. On pourrait lui objecter que les hommes font tous les métiers difficiles, ne portent pas d’enfants, en ont d’ailleurs très rarement la garde en cas de divorce et ne font pas l’objet de discriminations positives dans les professions féminisées. Mais bon. Le patriarcat est coupable. Un homme déconstruit, c’est donc un homme qui prend sa part des tâches ménagères, qui ne tue pas sa femme et ne réclame pas sa bière et son journal en rentrant du travail, je présume. Il n’y a donc pas de quoi pavoiser chez les Rousseau.

La finaliste malheureuse de la primaire écologiste était, en tout cas, l’invitée de Public Sénat, vendredi 6 mai, dans l’émission « Extra Local ». Elle est revenue, à l’invitation de l’un des éditorialistes présents sur le plateau, sur ses récents propos, notamment le délit de non-partage des tâches domestiques qu’elle espère créer. Après un traditionnel couplet misandre sur ces salauds d’hommes qui ne foutent rien à la maison, Sandrine Rousseau a enfoncé le clou. Elle a, dans un premier temps, fondu toutes les « avancées sociétales » dans le même combat. Par exemple, a-t-elle dit, le délit de viol conjugal avait essuyé beaucoup de reproches à l’époque où il avait été mis sur la table. Elle rappelle un des arguments qui lui avaient été avancés : « On va pas regarder dans le lit des gens. » Et là, tout bascule.

« On va pas regarder dans le lit des gens ? Mais si. Et on va regarder dans les foyers des gens ce qu’il s’y passe. » Ah, tout de même. On peut toujours ironiser sur les États d’Asie du Sud-Est qui, aux grandes heures du Covid, ordonnaient à leurs citoyens de garder leur masque jusque dans le lit conjugal. On n’en est plus très loin. On va donc aller regarder dans les foyers des gens, si, des fois, monsieur n’aurait pas oublié de sortir les poubelles… Et jusque dans leur lit constater si, des fois, la question du consentement… Si l’on va dans le sens d’un partage rigoureusement égal des travaux domestiques, du coup, on fait ça bien ? Madame fait obligatoirement 50 % des voyages à la déchetterie et du curage des égouts ? Monsieur régale obligatoirement toute sa famille, trois jours et demi par semaine, avec sa célébrissime recette de nouilles à l’eau ? Madame est obligée de travailler dans une entreprise pour rapporter de l’argent et laisse ses enfants à la crèche ? Monsieur est obligé de remplir la moitié des occasions sociales de la journée (cafés, sorties d’école, potins téléphoniques…) ?

Dans ce monde tel qu’ils l’envisagent, ni galanterie ni politesse ni répartition des rôles. Présumés interchangeables, l’homme et la femme doivent passer chacun 50 % du temps à effectuer les tâches domestiques. Fort bien. Si cette loi passait (on n’y est pas encore !), Mme Rousseau mesure-t-elle que son application, au-delà des frontières des grandes villes, risque d’être un peu moins stricte dans certaines banlieues, cœur de cible de l’islamo-gauchisme ? En effet, par exemple, dans le 93, à Grenoble ou encore dans les quartiers nord de Marseille, bastions de la NUPES qui inclut EELV pour les législatives, ce sont plutôt des femmes qui sont déconstruites : désilhouettées, grâce à de grandes bâches en tissu qui « cassent les formes », comme disent les chasseurs qui se camouflent…

 





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One thought on “Sandrine Rousseau veut regarder dans le lit des gens : qu’en pense une partie de son électorat ?”
  1. La vraie pollution dans ce monde est d’abord et avant tout, intellectuelle.
    L’imbécile qui a rédigé cet article ne vaut pas mieux que le ruissellement de connerie rousseauienne qu’il veut dénoncer, ils sont aussi cons l’un que l’autre.
    Il faut dire, chiche! quant à ce qui est de venir voir dans le lit des gens, car s’il fallait abolir la notion de devoir conjugal, je ne vois pas comment la connerie de devoir de mémoire pourrait subsister.
    Nous les gens normaux finirons par laisser aux dégénérés les institutions mariage et famille, il suffira aux hommes normaux de n’être que des baiseurs ayant à disposition une quantité phénoménale de femmes seules, l’affaire est déjà en cours, pourquoi aller contre quelque chose qui franchement est favorable aux hommes.
    Comme ça quand les femmes finiront par comprendre que pour les hommes, la demeure dans laquelle ils résident devient un lupanar personnel où l’entretient se fait comme le souhaite le résident, elles accepteront plus qu’on ne leur en demandera.
    Le phénomène est présent, les gens vivent seuls et ils sont bien comme ça.
    Pour donner une postérité au pays c’est pas l’idéal, mais les futurs remplaçants sont déjà dans la place, donc tout va bien.
    Faut continuer à pondre des idées connes.

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