La télé ne serait donc plus ce qu’elle était pour les Français. C’est ce qui ressort d’un article du Figaro, publié le 8 mai. « En avril, le temps passé devant le petit écran a sévèrement décroché. Il s’est élevé à 3 h 27 en moyenne par jour, selon les chiffres de Médiamétrie. Soit 32 minutes de moins qu’il y a un an et 13 minutes de moins qu’en avril 2019… » Jusqu’où ira cette dégringolade ? Vous me direz : trois heures et demie collé devant le petit écran, c’est déjà pas mal dans une journée qui ne compte que 24 heures pour les gens normaux comme vous et moi. Mais cela a sans doute de quoi inquiéter les « faiseurs d’opinion ».

Il est vrai qu’on ne peut pas se payer trop souvent le luxe d’un Grand Confinement : 4 h 40 en moyenne par personne et par jour, en avril 2020 ! Le décompte des malades du Covid par le bon docteur Salomon faisait plus recette que le Schmilblick de Guy Lux sous Pompidou. Que du bonheur pour la télé, oserait-on dire. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, de ce point de vue, la pandémie fut une aubaine qui eut son effet. Du reste, on ne dira jamais assez le rôle pédagogique de la télé. Masque inutile, masque indispensable, masque obligatoire : toutes les nuances de masques défilèrent à l’écran. Un clou chassant l’autre, le spectacle en continu s’attacha à inoculer dans l’esprit des Français le réflexe « gestes barrières », forcément citoyen. Donc, la télé, c’est bien. Sous Pompidou (encore), on aurait dit « c’est bath ». C’est bath parce qu’on peut toucher un maximum de gens en un minimum de temps. Au début de la Ve, c’était même plus que bath, c’était carrément épatant : une seule chaîne. Fastoche ! En 1965, pour la première élection présidentielle au suffrage universel, le général de Gaulle n’eut d’ailleurs pas trop à se fatiguer pour faire campagne.

Après, les choses se compliquèrent : la deuxième puis la troisième chaîne, puis, dans les années 80, l’explosion cathodique. Mais le pli avait été pris : on regardait la télé, comme autrefois on faisait la veillée des chaumières ou des châteaux. Certes, on avait ses petites habitudes, un peu comme jadis, quand on allait à la messe et que chacun prenait sa place, qui sous la chaire, qui sous la statue du curé d’Ars, un peu aussi comme pour la bagnole (ceux qui sont Renault ou Citroën par tradition familiale), alors on était plutôt TF1 ou Antenne 2, mais l’on restait fidèle au poste. « Questions pour un champion » à l’heure vespérale, le journal de 20 h 00 de PPDA, le film du dimanche soir pour pas trop se prendre la tête car, demain, y a école, etc. Comme le petit monde des médias sort à peu près du même moule, les choses restaient gérables. Certes, il y avait bien quelques nuances : le fameux « esprit Canal », par exemple, mais bon, globalement, tout ça tirait dans le même sens et nous fabriquait, à coups de taxe audio et de pub, de belles générations de Français qui éliraient un jour un Emmanuel Macron.

Le problème, aujourd’hui, c’est que si les Français passent encore plus de trois heures par jour devant leur télé, l’écart se creuse entre les générations. Grosso modo, les jeunes regardent de moins en moins la télé quand les « vieux » la regardent de plus en plus. « Depuis dix ans en prime time, la télévision a perdu 31 % de son audience auprès des ménagères de moins de 50 ans et des 25-49 ans », rapporte le cadre d’une chaîne au Figaro. Les jeunes vont voir ailleurs, évidemment. Pour paraphraser la délicieuse Mme Mado, dans Les Tontons flingueurs, au lieu de descendre après le dîner regarder la télé avec papa-maman, ils restent devant leur écran d’ordinateur ou de téléphone… Histoire de voir si, par hasard, ils ne seraient pas un peu l’homme ou la femme du XXIe siècle. D’où, peut-être, l’ardeur de nos dirigeants pour accentuer le contrôle sur le Web…





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6 thoughts on “La télé ne fait plus recette, ou la revanche de Mme Mado des Tontons flingueurs”
  1. Cette jeune personne qui a écrit ce texte aurait mieux fait de s’informer sur ce qu’était la télévision d’il y a encore quelques années en arrière, nous avons déjà oublié comment la chaîne la Cinq s’était faite éjecter du pays, car elle contrevenait aux ambitions cachées des traitres qui pullulaient déjà dans le monde audiovisuel.
    Bien sûr, l’auteur ne connaît rien de, Au théâtre ce soir, les Dossiers de l’écran, Aujourd’hui madame… bref, des émissions qui si on les regarde actuellement, certains diront quelle époque rétrograde, alors que d’autres au contraire verront le recul général accompli dans tous les domaines, alors que si des esprits vicieux ne s’étaient pas infiltrés dans le système, la société qui préfigurait quand la télévision pénétrait de plus en plus de foyers, aurait, si les Français eux-mêmes avaient conservé foi en leurs valeurs, permis une évolution considérable de la société française, l’intelligence était présente à cette époque, elle se reflète dans l’attitude et la diction des gens.
    https://www.youtube.com/watch?v=SVsCiEH0LNE
    https://www.youtube.com/watch?v=2Soma5Nh8UM
    On peut toujours critiquer, dire ce qu’on veut, mais celui ou celle qui ont encore des neurones fonctionnels ne vont pas nier que les émissions actuelles où des individus les plus cons qui soient sont rassemblés dans des lieux clos et filmés 24/24, c’est un progrès dont toute société saine ne voudrait que se passer, ni que des plateaux où se sont les plus braillards et stupides qui font le semblant d’identité culturel du moment, on voudrait définitivement pas voir tout ça mis dans une poubelle de notre mémoire.
    Il y avait une France dans laquelle évoluait son peuple, celui-ci s’est fait dérober par la flatterie sa place par un esprit de caniveau qui malgré tous ses efforts et les quantités astronomiques de maquillage qu’il utilise pour se dérober tel qu’il est à la vue publique, demeure invariablement ce qu’il est et sera toujours, à savoir, une conceptualisation ordurière de la vie terrestre.
    La télé en elle-même n’est pas un mal, ce sont celles et ceux qui l’animent qui sont le mauvais dedans, tous, sans la moindre exception.
    Les imagent comme preuves sont là, il y a forcément eu une rupture dans la transmission des valeurs pour qu’en aussi peu de temps tout un pays ait pu changer aussi radicalement.
    Par conséquent s’il y eu rupture et remplacement insidieux, c’est qu’il y a forcément des coupables que nous nous efforçons à tenir loin de nos critiques.
    Ceux qui sont à l’origine de la tendance “culturelle” actuelle, sont les assassins de l’esprit français.
    Nous nous sommes faits piéger par l’esthétisme, summum de la décadence, ce que l’on nous a obligé à voir beau, nous ne pouvons que l’admettre de nos jours, n’était en réalité qu’un effroyable enlaidissement de la vie, là, peu importe le fonctionnel et le confortable, juste suffit l’idée du beau.
    Une fois que l’on est soumis à cette bêtise, n’importe quoi nous est vendu, nous sommes preneurs, car nous demeurons continuellement dans le parti pris esthétique, faisant fi des considérations morales, sociologiques ou psychologiques, il suffit de nous trouver un slogan qui marque la mémoire, et c’est bon, c’est beau, la connerie vendue avec se déclame toute seule. Fastoche, non?
    À télécharger tant qu’il est disponible, bonne lecture.
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81589t/f2.item.texteImage.zoom

  2. La modération ici peut prendre des jours et se transformer en trappe, donc, faut couper.

    Cette jeune personne qui a écrit ce texte aurait mieux fait de s’informer sur ce qu’était la télévision d’il y a encore quelques années en arrière, nous avons déjà oublié comment la chaîne la Cinq s’était faite éjecter du pays, car elle contrevenait aux ambitions cachées des traitres qui pullulaient déjà dans le monde audiovisuel. Bien sûr, l’auteur ne connaît rien de, Au théâtre ce soir, les Dossiers de l’écran, Aujourd’hui madame… bref, des émissions qui si on les regarde actuellement, certains diront quelle époque rétrograde, alors que d’autres au contraire verront le recul général accompli dans tous les domaines, alors que si des esprits vicieux ne s’étaient pas infiltrés dans le système, la société qui préfigurait quand la télévision pénétrait de plus en plus de foyers, aurait, si les Français eux-mêmes avaient conservé foi en leurs valeurs, permis une évolution considérable de la société française, l’intelligence était présente à cette époque, elle se reflète dans l’attitude et la diction des gens. https://www.youtube.com

  3. https://www.youtube.com/watch?v=2Soma5Nh8UM
    On peut toujours critiquer, dire ce qu’on veut, mais celui ou celle qui ont encore des neurones fonctionnels ne vont pas nier que les émissions actuelles où des individus les plus cons qui soient sont rassemblés dans des lieux clos et filmés 24/24, c’est un progrès dont toute société saine ne voudrait que se passer, ni que des plateaux où se sont les plus braillards et stupides qui font le semblant d’identité culturel du moment, on voudrait définitivement pas voir tout ça mis dans une poubelle de notre mémoire. Il y avait une France dans laquelle évoluait son peuple, celui-ci s’est fait dérober par la flatterie sa place par un esprit de caniveau qui malgré tous ses efforts et les quantités astronomiques de maquillage qu’il utilise pour se dérober tel qu’il est à la vue publique, demeure invariablement ce qu’il est et sera toujours, à savoir, une conceptualisation ordurière de la vie terrestre. La télé en elle-même n’est pas un mal, ce sont celles et ceux qui l’animent qui sont le mauvais dedans, tous, sans la moindre exception. Les imagent comme preuves sont là, il y a forcément eu une rupture dans la transmission des valeurs pour qu’en aussi peu de temps tout un pays ait pu changer aussi radicalement. Par conséquent s’il y eu rupture et remplacement insidieux, c’est qu’il y a forcément des coupables que nous nous efforçons à tenir loin de nos critiques. Ceux qui sont à l’origine de la tendance “culturelle” actuelle, sont les assassins de l’esprit français.

  4. Désolé, le premier lien est celui-ci:
    https://www.youtube.com/watch?v=SVsCiEH0LNE
    Nous nous sommes faits piéger par l’esthétisme, summum de la décadence, ce que l’on nous a obligé à voir beau, nous ne pouvons que l’admettre de nos jours, n’était en réalité qu’un effroyable enlaidissement de la vie, là, peu importe le fonctionnel et le confortable, juste suffit l’idée du beau. Une fois que l’on est soumis à cette bêtise, n’importe quoi nous est vendu, nous sommes preneurs, car nous demeurons continuellement dans le parti pris esthétique, faisant fi des considérations morales, sociologiques ou psychologiques, il suffit de nous trouver un slogan qui marque la mémoire, et c’est bon, c’est beau, la connerie vendue avec se déclame toute seule. Fastoche, non? À télécharger tant qu’il est disponible, bonne lecture.
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81589t/f2.item.texteImage.zoom

  5. Faut vraiment tout couper autrement rien ne passe.
    Nous nous sommes faits piéger par l’esthétisme, summum de la décadence, ce que l’on nous a obligé à voir beau, nous ne pouvons que l’admettre de nos jours, n’était en réalité qu’un effroyable enlaidissement de la vie, là, peu importe le fonctionnel et le confortable, juste suffit l’idée du beau. Une fois que l’on est soumis à cette bêtise, n’importe quoi nous est vendu, nous sommes preneurs, car nous demeurons continuellement dans le parti pris esthétique, faisant fi des considérations morales, sociologiques ou psychologiques, il suffit de nous trouver un slogan qui marque la mémoire, et c’est bon, c’est beau, la connerie vendue avec se déclame toute seule. Fastoche, non? À télécharger tant qu’il est disponible, bonne lecture. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k81589t/f2.item.texteImage.zoom

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