Devant le centre de stockage de Stocamine, le 23 novembre 2019, à Wittelsheim (Haut-Rhin)

10 mai 2022 à 17h27,

Durée de lecture : 1 minute

Déchets

Les travaux d’enfouissement de 42 000 tonnes de déchets industriels à 550 mètres de profondeur sur le site de Stocamine, en Alsace, ont commencé mardi 10 mai. Un premier barrage en béton est en train d’être construit. Ils ne vont pas « compromettre la réversibilité potentielle du stockage des déchets » assure la MDPA (Mines de potasse d’Alsace), l’exploitant du centre de stockage, dans un communiqué.

Le début des travaux ne signe en effet pas la fin de la lutte contre Stocamine : son sort n’est toujours pas tranché grâce à d’intenses bagarres juridiques menées par les écologistes. Si l’État souhaite un stockage définitif et irréversible des déchets, via l’installation de « barrières de confinement » imperméables au fond du site, collectivités locales et associations de protection de l’environnement réclament le déstockage des colis dangereux.

Un premier barrage en béton est en train d’être construit à Stocamine.

Cette ancienne mine a été transformée en centre de stockage de déchets industriels contaminés à l’arsenic, au cyanure ou encore à l’amiante, sous la nappe phréatique à Wittelsheim, dans la banlieue de Mulhouse (Haut-Rhin). Depuis un incendie dans les galeries en 2002 — qui a mis fin au stockage commencé en 1999 — l’opposition monte contre ce projet. Les écologistes alertent sur le risque de contamination de cette nappe, l’une des plus grandes d’Europe, malgré le confinement des déchets par le béton. La gestion du site et son contenu présentent en effet de nombreuses irrégularités, comme l’avait montrée une enquête de Rue89 et Reporterre.

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