Le militant Insoumis et désormais ex-candidat aux élections législatives dans la 14e circonscription du Rhône Taha Bouhafs a fait savoir, dans un communiqué diffusé sur le réseau social Twitter, ce mardi 10 mai 2022, qu’il retirait sa candidature du fait des pressions et des insultes qui se seraient déversées par milliers à son endroit.

L’affaire avait débuté avec une passe d’armes entre le candidat Reconquête Bruno Attal et Taha Bouhafs sur les réseaux sociaux. Le parachuté Taha Bouhafs a en effet vu arriver sur sa circonscription le flic médiatique qui l’a attaqué sans préambule, l’accusant de racisme et d’antisémitisme notamment. Les choses se sont corsées pour le candidat NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale) lorsque, au mépris des accords passés entre LFI, le PS, EELV et le PCF, le maire communiste de Vénissieux a refusé de laisser sa place au protégé de Jean-Luc Mélenchon.

Confronté à une concurrente implantée, il fut difficile pour Bouhafs de maintenir sa candidature, d’autant qu’il a fait face à son propre passé et ses anciennes déclarations qui sont opportunément remontées à la surface. « Erreur de jeunesse » plaident ses soutiens, une indulgence qu’ils s’étaient bien gardés de démontrer envers la jeune Mila qui a, elle, fait l’objet de sérieuses et avérées menaces de mort. En bref, après avoir pratiqué lui-même le harcèlement d’opposants, Bouhafs se brûle avec le feu qu’il entretenait lui-même.

Jean-Luc Mélenchon a, de son côté, déploré la fin de course de son poulain : « Je m’en veux de ne pas avoir su le réconforter autant que nécessaire », a tweeté le leader de LFI. Sans doute aurait-il fallu le protéger contre ses propres turpitudes et ne pas envoyer sans couverture un jeune franc-tireur inexpérimenté. Sans doute aurait-il fallu voir en Taha Bouhafs autre chose qu’un commode appât à électorat de « quartier populaire » mais davantage comme un Icare volant trop près des spots de la notoriété.





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