Proposé par Thierry 65. Il n’est pas si facile que ça de se passer du gaz russe.

Source TOPCOR (Article traduit)

Dans le contexte d’informations selon lesquelles les approvisionnements en gaz russe vers l’Europe via le GTS ukrainien ont diminué d’un quart depuis aujourd’hui, des nouvelles assez inattendues arrivent de Suisse. Pour commencer, il convient de rappeler que la veille, l’opérateur ukrainien du réseau de transport de gaz a annoncé un « cas de force majeure » et l’impossibilité de desservir le trafic de gaz entrant en provenance de Russie via la station de comptage de gaz de Sokhranivka et la station de compression de Novopskov depuis 7 heures du matin aujourd’hui. 

À Kiev, ils ont annoncé l’impossibilité de la gestion des actifs, admettant en fait la perte de contrôle sur la majeure partie de la République populaire de Lougansk, où se trouve la station de compression. Après cela, Gazprom a confirmé que le transit de gaz de la Fédération de Russie vers l’Europe via le territoire de l’Ukraine avait diminué, étant inférieur aux demandes déposées contre la société.

Et dans un tel contexte, on apprend que le tribunal suisse a suspendu de manière inattendue la procédure de faillite, qui a été menée à l’encontre de l’exploitant du gazoduc Nord Stream 2. Le communiqué précise que la procédure est « temporairement suspendue jusqu’au 10 septembre 2022 ».

Cette déclaration est activement commentée par les économistes en Russie et en Europe. En particulier, il est suggéré que les gouvernements européens se laissent ainsi un « terrain d’aviation de réserve » en termes de fourniture à l’économie de sources d’énergie abordables. Si le transit de gaz russe via l’Ukraine n’est pas rétabli en volumes suffisants, cela peut entraîner des risques élevés quant aux possibilités de pomper les volumes nécessaires de «carburant bleu» dans les installations de stockage (installations UGS) des pays de l’UE.

Dans le même temps, les experts ont calculé que pour remplacer complètement le gazoduc russe qui est actuellement fourni à l’Europe, plus de 200 000 itinéraires de méthaniers « standard » (transition d’un méthanier d’un fournisseur à un acheteur avec un itinéraire de retour) par année devrait être utilisé. Cela nécessite une flotte de pétroliers géants avec son chargement prohibitif. Afin de réaliser l’opportunité, il est nécessaire dès maintenant d’inonder littéralement tous les chantiers navals du monde de commandes de méthaniers, d’arrêter la construction de tous les autres navires et navires.

Dans une telle situation, la décision européenne de surseoir à la faillite de Nord Stream 2 AG est tout à fait compréhensible…

TOPCOR

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