par Patrick Reymond.

Pendant que les bruits de bottes résonnent et que les sabres trainent, comme le disait Alexandre, sans doute le conflit syrien aura été le dernier de son espèce.

C’est à dire un conflit alimenté par une logistique monstrueuse. Là, on voit bien que l’OTAN racle les fonds de tiroirs pour l’Ukraine. Et sombre dans le ridicule.

Au bout de son processus d’auto-destruction.

Les pays occidentaux ont fermé usines après usines au profit des restaurants et du tertiaire.

Mais les capacités industrielles ne sont plus là, et même la toute puissante US army n’est plus qu’une ombre de ce qu’elle fut.

1300 chars utilisables, 1000 dans les réserves, plus les cimetières de vieux matériel, plus au goût du jour et plus entretenu. En sus une capacité de 28 chars/mois, soit pas même un par jour…

Dans la faillite de General Motors, et la débandade des constructeurs automobiles des milliers de machines outils furent bazardés au prix de la ferraille. Côté pertes on peut penser à 13/jour, soit 390/mois, et donc une capacité réduite à mon avis, dès le premier mois, et non au bout de 4.

De fait l’armée US a un gros problème. Celui d’avoir un budget démentiel. Elle n’a jamais appris l’efficacité de la dépense de défense.

Je pense que si l’on dit que les Russes et les Chinois auraient aussi des problèmes, on est dans l’erreur. Eux ont des capacités de production et des usines. Et ils peuvent produire à prix réduit, et ont une population où le sens du sacrifice est beaucoup, beaucoup plus développé et plus frais dans les mémoires.

C’est quoi le sacrifice pour la population US ? Une bonne moitié, je dirais, se contente de survivre, déjà, mais en étant obèse. Pour l’autre moitié, ça serait de ne pas prendre l’avion quand ça leur chante…

Pour le conflit en Ukraine, certains pays sollicités ont du arrêter leur soutien à l’Ukraine, faute de réserves, ou parce qu’elles n’en avaient simplement pas. Acheter dans les arsenaux des pays voisins est possible, mais le plus souvent, ces arsenaux, zéro stock oblige, sont peu fournis, ou mal entretenus.

Les militaires occidentaux ont été déformés par 70 ans de conflits avec des combattants adverses souvent peu armés et n’imaginaient pas un conflit de haute intensité, avec comme disait Hitler, une solution « restes contre restes ». Ils ont aussi peu payé leurs échecs, se contentant d’évacuer et perdre un pays. Les seuls couillons dans l’histoire étant les morts laissés derrière eux.

En Ukraine, d’ailleurs, on ne voit pas le problème. L’armée russe économise les hommes, elle en a peu, ils sont précieux, mais beaucoup d’armement. 200 000 tout au plus, mais bien entrainés, contre 500 000 à 900 000 bien retranchés, dans des fortifications et surtout, des villes en béton. Parce que le matériel, l’infrastructure de ce qui fait une armée a vite disparu et le matériel arrivant, vite détruit, ou hors d’état de servir vite.

Après, les bombardements, mêmes intensifs, nécessitent toujours une attaque au sol, qui désormais, est bridée par le facteur perte.

25 000 morts annoncés pour les Russes d’après les Ukrainiens. C’est impossible. Avec les blessés cela représenterait 100 000 hommes perdus. La moitié des troupes ? Les troupes ukrainiennes, elles, servent de cibles. Elle n’ont pas été capables de monter une contre offensive d’envergure. Elles tiennent encore, mais de plus en plus mal.

Question économique, les occidentaux croulent sous les déficits, les Russes sous les excédents.

source : La Chute



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