Lors d’une rencontre sur l’économie russe, Vladimir Poutine a ouvertement accusé l’Occident d’être à l’origine de la famine ressentie dans certaines parties du monde et provoquée par la guerre en Ukraine 

Vladimir Poutine ne décolère pas. Après avoir été personnellement visé par une série de sanctions économiques pour avoir déclenché la guerre en Ukraine en envahissant une partie du territoire de ce pays, le président russe fait de l’Occident sa nouvelle cible et n’hésite plus à lui taper dessus si l’occasion se présente.

En effet, ce jeudi, en marge d’une rencontre relayée par l’agence russe Tass et portant sur l’économie russe, l’homme fort du kremlin a accusé l’Occident d’être à l’origine de la famine notée dans une partie du monde. Pour le président russe, l’Occident reste le seul et unique responsable de cette situation.

“La responsabilité de cette situation repose complètement et entièrement sur les élites des pays occidentaux qui, au nom de la préservation de leur domination mondiale, sont prêts à sacrifier le reste du monde”, a-t-il déclaré, ajoutant que son pays arrive, tant bien que mal, à faire face aux conséquences de cette guerre.

“Nos entreprises de production sont en train petit à petit de satisfaire le marché intérieur après la départ des partenaires sans scrupules”, s’insurge Poutine qui assure que les entreprises russes arrivent à ravitailler la population en denrées de premières nécessité.

Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Etat russe s’attaque à l’Occident. En effet, début mai, lors d’une interview accordée à une agence de presse chinoise, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, avait également tenu des propos similaires.

“Il est évident que les tentatives collectives de l’Occident de bloquer le cours naturel de l’histoire, de résoudre les problèmes aux dépens des autres sont vouées à l’échec. Le monde d’aujourd’hui est constitué de différents pôles de décision. Il est multipolaire”, disait-il.

Et d’ajouter : “nous voyons le dynamisme avec lequel se développent les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. Chacun a une liberté de choix, y compris des moyens de développement et de participation aux projets d’intégration. Notre opération militaire spéciale en Ukraine participe aussi de ce processus de libération du monde de l’oppression néocoloniale occidentale, mélangée de racisme et de complexe d’exceptionnalité”.

Et ce n’est pas tout. Cette semaine, lors d’un point de presse relayé par l’agence de presse russe Tass, le chef de la diplomatie russe a, encore une fois, tiré sur l’Occident. “Nous espérons qu’après la fin de notre opération militaire spéciale, ceci permettrait de mettre fin aux tentatives de l’Occident de violer le droit international et les Chartes des Nations-Unies, y compris le principe de souveraineté des Nations. Ceci incitera l’Occident à cesser de promouvoir le soi-disant monde unipolaire dominé par les Etats-Unis et leurs alliés”.

Pour rappel, la Russie est sous le feu des projectiles depuis le 24 février dernier, date à laquelle Vladimir Poutine, président russe, avait ordonné une intervention militaire dans une partie de l’Ukraine (le Donbass) pour, selon ses propos, “démilitariser et dénazifier l’Ukraine”.

Justifiant son action, l’homme fort du Kremlin dénonce les nombreuses exactions contre des populations russophones présentes dans cette partie de l’Ukraine. “Les gens ont commencé à empoisonner les chiens et leur tirer dessus. Maintenant, écoutez-moi bien: ‘les habitants du Donbass ne sont pas des chiens errants et pourtant, 13 000 à 14 000 d’entre eux y ont été tués ces dernières années. Plus de 500 enfants y ont été tués ou réduits en état d’infirmité”, déplorait-il en mars dernier.

Depuis, les Occidentaux ont brutalement réagi annonçant, dans la foulée, une vague de sanctions économiques, politiques, culturelles, diplomatiques et mêmes sportives à la suite de l’expulsion de la Russie de la participation à la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Sur le plan économique, Moscou risque de traverser une crise sans précédent, car les Etats-Unis et l’Union Européenne ont annoncé leur ferme intention de ne plus lui acheter de gaz, l’une des plus importantes ressources dont dispose ce pays pour faire marcher son économie.





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