Alors que le Comité des droits de l’homme de l’ONU lance la préparation d’une condamnation internationale de la Russie pour « les crimes » qu’elle aurait commis en Ukraine, les atrocités commises par l’Ukraine contre les soldats prisonniers, contre les civils pris en otage, contre les villes bombardées sans discernement sont simplement écartées d’un revers de phrase, même si elles sont prouvées autrement que par des « photos dans les médias ». À la guerre comme à la guerre ! Qu’attendre d’autre de toutes ces instances qui entretiennent la guerre en Ukraine, sinon sa légitimation ?

Si l’ONU n’est plus depuis longtemps un organe international, c’est qu’il est devenu un organe de gouvernance atlantiste et le comportement partisan de ses instances diverses et variées dans ce conflit le montre bien. Le Conseil des droits de l’homme, dont la Russie est sortie (justement en raison de sa trop grande politisation) s’est réuni pour lancer une fatwa contre la Russie. Ainsi peut-on lire sur le site de l’ONU en première phrase :

« Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU s’est réuni en session extraordinaire jeudi à Genève, en raison de l’inquiétude croissante suscitée par les atrocités commises contre des civils à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février. »

C’est bien une enquête à charge qui est lancée, elle doit conduire à l’accusation du « monstre », comme le disait par ailleurs le Premier ministre polonais appelant dans les médias anglo-saxons à la destruction du « monde russe », ce « cancer », du monde contemporain :

« Le « Russkiy Mir » est un cancer qui consume non seulement la majorité de la société russe, mais qui constitue également une menace mortelle pour l’ensemble de l’Europe. C’est pourquoi il ne suffit pas de soutenir l’Ukraine dans sa lutte militaire contre la Russie. Nous devons éradiquer entièrement cette nouvelle idéologie monstrueuse. »

Le ton est bien donné : il faut constituer une apparence de respectabilité, afin de détruire un pays et une civilisation, qui dérange l’ordre global atlantiste. Ainsi, les « rapporteurs » de l’ONU de s’indigner contre les soi-disant massacres, viols collectifs et autres atrocités commises par la Russie. L’on se demande à quel moment les soldats russes seront accusés de manger des enfants au petit-déjeuner. Une enquête doit être ouverte, elle doit établir ce que les gouvernants ont déjà décidé et un tribunal international pourra alors être créé sur-mesure. L’on se demande en fait sur quels fondements tous ces « enquêteurs » étrangers étaient déjà sur place en Ukraine et ce qu’ils ont fait s’il n’y avait pas d’enquête …

Et l’absurde ne s’arrête pas là : alors que les populations civiles viennent se réfugier en Russie ou dans les territoires libérés par elle du joug des groupes néonazis, l’ONU ose demander l’accès à ces personnes qu’elles qualifie de « détenues », donc d’otages :

« La résolution adoptée jeudi demande également à Moscou de faire sorte que les organisations internationales, dont celles de l’ONU, puissent « accéder immédiatement et sans entrave aux personnes qui ont été transférées de régions ukrainiennes touchées par le conflit et sont détenues » en Russie ou dans des territoires contrôlés par ses forces. »

Ainsi, les rôles sont renversés : ce n’est pas l’Ukraine qui prend les civils en otage dans l’usine d’Azovstal en les empêchant de partir, ce n’est pas l’Ukraine qui met les civils en danger en installant des armes et des soldats dans les maternités et les hôpitaux, ce n’est pas l’Ukraine qui met les civils en danger en transformant les écoles en camps retranchés. Non, pour les atlantistes, c’est la Russie.

Et toute accusation portée et documentée contre l’Ukraine est simplement écartée, comme en ce qui concerne les destructions de sites civils ou les bombardements massifs :

« Les forces russes sont probablement responsables de la plupart des pertes civiles, mais aussi les troupes ukrainiennes – quoique dans une bien moindre mesure – , a déclaré la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, dans un message vidéo. »

J’aimerais savoir comment elle a pris « la mesure » … Hier, 6 missiles ont élé lancés sur la ville de Kherson par l’armée ukrainienne, abattus par le système de défense aérienne, tout cela par ce que les habitants ne veulent à aucun prix revenir en Ukraine et que la région se prépare à demander son intégration dans la Fédération de Russie. Etrange comportement, comportement inacceptable pour des personnes « détenues » par la Russie – cela mérite bien quelques obus …

De la même manière, même si le site de l’ONU le tait et que les médias atlantistes n’en parlent pas non plus, l’ONU reconnaît avoir obtenu des preuves tangibles des tortures infligées par l’armée ukrainienne aux militaires russes prisonniers, et la presse russe cite les paroles de Matilda Bogner, qui réalise pour l’ONU cet étrange monitoring des « agressions russes » :

« Nous avons reçu des informations fiables sur la torture, les mauvais traitements et la mise au secret par les Forces armées ukrainiennes de prisonniers de guerre appartenant aux forces armées russes et aux groupes qui leur sont associés ».

Mais dans ce cas, pas besoin d’en appeler aux crimes de guerre, même s’il s’agit d’une violation de la Convention de Genève et constitue bien un crime de guerre, il faut simplement une enquête interne et éviter que cela ne se reproduire.

Promis, juré, craché ! Et d’ailleurs, hier l’Administration présidentielle ukrainienne a adressé un ultimatum au Kremlin : soit il laisse partir d’Azovstal tous les « blessés », soit l’Ukraine fusille tous les prisonniers de guerre russes. L’on ose demander quels sont ces « blessés » pour en arriver à de telles extrémités …

Selon que vous serez Russe ou Ukrainien, et cetera et cetera. Comment peut-on attendre un comportement objectif, ce qui est pourtant attendu d’instances prétendant représenter la communauté internationale (qui va au-delà des États-Unis et de leurs pays satellites) et organiser une enquête, quand les pays qui tiennent ces instances sont les mêmes qui fournissent l’Ukraine en armes et financent cette guerre ?

source : Russie Politics



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