Le refus de l’international sénégalais, Gana Gueye, de porter un maillot aux couleurs LGBT est en train de devenir une véritable affaire d’Etat au Sénégal. Ces dernières heures, c’est le président de la République, Macky Sall, qui a dû réagir pour apporter son soutien au joueur victime de lynchage de la part des hommes politiques français depuis plus de 24 heures

Si en France, Idrissa Gana Gueye, joueur du PSG, est la cible de virulentes attaques sur les réseaux sociaux, au Sénégal, le soutien apporté à l’international sénégalais est unanime. Artistes, hommes politiques ou simples citoyens…les Sénégalais ont massivement pris d’assaut Facebook Twitter ou encore YouTube pour défendre les convictions d’un joueur de foot qui, pour beaucoup, n’a pas signé pour faire la propagande LGBT.

Et ce 17 mai, Idrissa Gana a bénéficié d’un soutien de taille en la personne de Macky Sall, président de la République du Sénégal qui, dans un twitte posté sur son compte officiel, appelle au respect des convictions religieuses du champion d’Afrique. “Je soutiens Idrissa Gana Guèye. Ses convictions religieuses doivent être respectées”, a-t-il réagi.

Et Macky ne fut pas le seul. Car, ces dernières heures, dans un twitte adressé aux Sénégalais, Ousmane Sonko, chef de file de l’opposition sénégalaise, s’est également prononcé sur cette affaire et sa position est sans ambages. “J’apporte tout mon soutien à Idrissa Gana Gueye. Je le félicite et l’encourage. Certains Occidentaux sont tjrs convaincus d’être les seuls détenteurs de valeurs et de civilisation et se croient impartis de la mission de civiliser tous ceux qui ont des pratiques diff. des leurs”, a-t-il twitté.

Parmi les personnalités de premier plan ayant réagi à cette affaire, figure l’ancien premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, qui a ouvertement pris la défense du joueur sénégalais en exigeant qu’on lui fiche la paix. “Si le racisme était sanctionné en France peu ne le seraient pas. Il ne faut pas confondre convictions et incitation à la haine. Gana Guèye n’est pas homophobe. Il ne souhaite pas que son image serve à promouvoir l’homosexualité. Fichez lui la paix!”, s’insurge-t-il.

Du côté de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), on tente de rassurer. En effet, face à la presse, Augustin Senghor, président de la FSF, dit s’être entretenu avec le joueur en personne à qui il a d’ailleurs réitéré tout son soutien. “Les libertés et les droits ne doivent pas être biaisés. Il a ses convictions et sa liberté doit être respectée”, a-t-il déclaré.

Mais, l’affaire risque de connaître une nouvelle tournure à la suite de la réaction du très influent activiste, Abdou Karim Gueye, qui, dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube ce 17 mai, a vivement remercié le joueur avant de proférer des menaces à l’endroit de la France.

“L’homme qui vous parle vous dit une chose : ‘si vous sanctionnez Gana Gueye, vous verrez une réciprocité qui sera automatique et radicale. On a bien compris qu’ici au Sénégal, il y a plus de 150 entreprises françaises qui sont là. Et récemment, on a vu Total promouvoir le drapeau LGBT. Et ça (la sanction de Gana, ndlr), ce sera l’élément déclencheur qui va nous permettre d’arrêter tout ça. On vous à l’oeil”, prévient-il.





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One thought on “Refus de porter un maillot aux couleurs LGBT: au Sénégal, l’affaire Gana Gueye devient une affaire d’Etat”
  1. Les valeurs occidentales, qui ne sont essentielles que pour ceux-ci puisque les opinions publiques de cette partie du monde n’ont pas leurs mots à dire sur la prétendue évolution desdites valeurs, ne sont plus prescriptibles hors Occident, c’est le signe du réalisme non occidental qui ne lie pas, lui, liberté de penser à liberté d’expression.
    Promouvoir l’homosexualité et les nouveaux genres doit relever de la volonté expresse de chacun et nul ne devrait être forcé à faire ce qu’il ne souhaite pas faire.
    On ne proclame pas une ou des nouvelles identités sans avoir au préalable réétudié et redéfinit ce qu’est l’ethnographie, autrement, on se retrouve comme ici, confronté à la libre communication des pensées et des opinions, à savoir l’un des droits les plus précieux et fondamental de l’Homme, le plus ardemment contesté.
    Les idées saugrenues se sont imposées à tous en Occident par l’effet d’un lobbyisme absurde, qui, stupidement, a cru qu’il suffisait d’une certaine plasticité des mots et expressions et de beaucoup de lois abjectes pour défaire l’humanité de sa nature intrinsèque.
    Il est moins question de religion ici, que d’affirmer la valeur morale et politique du droit à la liberté d’expression.
    Comme elle est codifiée dans nos textes, la liberté est définit comme le fait de pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
    Nous sommes loin du compte quant à ce qui est des nouvelles théories à propos des nouveaux genres et aux droits qui leur ont été accordés en imposition à l’ensemble, de sorte que, l’humanité naturelle est en droit de se questionner à propos de ces soi-disant nouveaux êtres qui bénéficient d’une liberté qui a la singulière particularité de pouvoir s’autoproclamer sans même avoir besoin de l’être.
    Car, ce ne sont pas de simples formulations de mots qui peuvent redéfinir de vastes notions biologiques historiquement privilégiées qui prédisposent l’Homme dans son respect mutuel.
    De sorte que, comme nous le voyons actuellement à travers cette polémique, c’est la Liberté elle-même qui s’est faite absorber par des définitions négatives et non concertées, de, ce et qui elle est.
    Encore une fois, dans ce monde au combat pour sa transformation de l’irréel vers le réel, nous sommes forcés d’admettre que nous touchons à l’une des limites de la connerie dans laquelle on nous fait baigner.
    Quand, les gens du Continent dont on aime dire en Occident qu’il est le moins évolué résorbent les théories et proclamations fausses, rompent les aspects communicationnels cognitifs aux connotations les plus individualistes qui soient, c’est l’expression d’une chose manifeste qui nous fait face, elle est l’affirmation que le prétendu grand changement dont rêvent les esprits les plus tordus jamais vus sur cette planète, ne pourra jamais avoir lieu sans qu’il y ait une fracture humaine mondiale considérable.
    Or, l’être humain n’est pas conçu ni prévu pour fonctionner de telle sorte, alors, on peut dire avec certitudes, que le projet mondialiste est en train de vivre sa mise en bière.

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