Après deux ans de Covid, le monde du cinéma attendait avec impatience le retour du Festival de Cannes et de ses mythologies désormais bien connues. Tapis rouges, photos, robes fendues pour jambes interminables, sourires et congratulations d’une petite coterie mondialisée ; discours sur la faim dans le monde, films « engagés » et « nécessaires », désormais de moins en moins regardés ; maître ou maîtresse de cérémonie drôle, frivole et un peu idéaliste ; jury paritaire et diversitaire. On connaît bien tout cela.

Évidemment, même s’il y a des invariants, comme on dit, l’air du temps a passé. Voyez le jury qui s’est formé cette année autour de Vincent Lindon, par exemple. La parité et la diversité n’y suffisaient plus. Autour de l’élégant président du jury, on trouve, par exemple, le réalisateur Ladj Ly. On lui doit notamment Les Misérables, qui n’est pas une adaptation de Victor Hugo, vous vous en doutiez, mais bien plutôt un film « engagé » et « nécessaire » sur la déshérence des banlieues. Trente ans après La Haine, très original.

Saviez-vous que Ladj Ly avait été condamné pour enlèvement et séquestration par la Justice française ? Non ? Apparemment, Vincent Lindon non plus, puisqu’il l’a appelé à ses côtés. À moins que ce casier judiciaire ne préfigure l’émergence de nouveaux quartiers de noblesse. On ne sait pas. Diam’s, initialement annoncée sur la Croisette, ne viendra finalement pas. En revanche, le président ukrainien Zelensky s’est adressé par vidéo au parterre de célébrités qui n’attendaient qu’un mot de lui pour défendre la liberté depuis leur suite du Martinez.

Nous fabriquons des héros à la mesure de notre temps. Hier, Burt Lancaster et Brigitte Bardot promenant un guépard sur la plage pour promouvoir le film éponyme, Palme d’or 1963. Aujourd’hui, Ladj Ly et Diams. « Il faut que tout change pour que rien ne change », constatait Tancrède Falconeri (Alain Delon) dans Le Guépard, justement. Tout a changé mais le tapis rouge continue de sanctifier les stars du moment. Que la fête commence !





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One thought on “Festival de Cannes : le retour des paillettes, mais pas seulement…”
  1. En fait, la petite tête pleine de merde qui a chier ce texte voulait nous dire quoi?
    Une grande photo de Zelensky, jusqu’à célébrités, 14 mots pour en parler.
    Ladj Ly est un ancien condamné, mais qui ne l’est pas dans ce milieu-là, qui n’est pas sale, puisque c’est justement La Fosse qui se met en scène, tout ne peut y être que merdique.
    Le gars conclue avec Diam’s qui n’est même pas là et ne viendra pas, Lancaster, Bardot… mais t’es qui toi?
    Delon, modèle s’il en est de la bienséance, bref! c’est une petite merde qui croit pouvoir nous diviser au profit de sa clique, c’est signé, quand ça sort tel quel de la tête… consanguin!

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