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Alors que l’opération militaire spéciale russe se déroule en Ukraine, l’Occident adopte des sanctions et tente d’exclure la Russie au niveau international de différentes plateformes et organisations. Pour la diplomatie russe, les pays qui ont ignoré les intérêts essentiels russes sont responsables de l’escalade actuelle.

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La responsabilité de l’aggravation actuelle de la situation repose entièrement sur les pays qui ont ignoré les intérêts vitaux de la Russie, a estimé ce mercredi 2 mars le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko.

“Nous avons fait un gigantesque travail de persuasion. Le Président [Poutine, ndlr] en a beaucoup parlé, de manière très détaillée. Je pense que les chances ont été ratées par les États qui forment le vecteur de la politique générale. Et ignorer les intérêts vitaux de la Russie est la voie qui a conduit à l’impasse actuelle et à l’aggravation extrême de la situation. La responsabilité de cette situation leur incombe entièrement”, a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision Rossiya 24.

En parlant de la faute qui d’après le diplomate russe revient à l’Occident, il invite à se rappeler ce qui s’est passé en 2014.

“Nous avons fait tout notre possible pour lancer le processus de mise en œuvre des accords de Minsk. En huit ans, 14.000 personnes sont mortes sur le territoire de Donetsk et de Lougansk. Nos partenaires sont restés complètement sourds à nos appels”, explique-t-il.

Parallèlement, selon M.Grouchko, un autre problème se pose: dans les déclarations de l’Otan de ces dernières années, les accords de Minsk relatifs à l’Ukraine sont absents.

“Parce que si l’Alliance reconnaissait les accords de Minsk, alors elle aurait reconnu la nature interne du conflit en Ukraine. Et la question se poserait ainsi: qui l’Otan aide-t-elle? Quel est le régime qu’elle bourre d’armes, où elle envoie des instructeurs sur place, où elle reconduit des forces. Est-ce pour qu’ils continuent à bombarder et à tuer leur propre peuple en toute impunité?”, a-t-il poursuivi.

Qui plus est, le diplomate s’interroge sur pourquoi ce renforcement sur le flanc oriental de l’Alliance est nécessaire s’il s’agit d’un conflit interne.

“L’Otan est allée jusqu’à cette terrible crise de la sécurité européenne, que nous vivons malheureusement tous aujourd’hui”, a conclu le vice-ministre.

“Un rideau de fer”

Le diplomate a qualifié d’”auto-sabotage politique” les tentatives visant à restreindre la participation de la Russie au Conseil de l’Europe.

“Il est évident pour nous qu’en raison de la conjoncture politique, les pays occidentaux tentent maintenant de créer un rideau de fer autour de la Russie. Ils essaient d’utiliser cette organisation pour créer un tel rideau”, précise le haut fonctionnaire.

Le vice-ministre des Affaires étrangères a rappelé que le Conseil de l’Europe avait été fondé en 1949 et, selon l’article 1 de sa Charte, il a été créé dans le but de renforcer l’unité des nations européennes, qui est son principal objectif.

Le diplomate a ajouté que la décision de suspendre la représentation de la Russie dans les organes du Conseil de l’Europe était temporaire et réversible. Et en répondant à la question portant sur une possible amélioration, il a dit que cela dépendait du bon sens des partenaires occidentaux.

“Tout dépendra du bon sens de nos partenaires, s’ils ne veulent pas détruire cette organisation. Si la Russie la quitte, le Conseil de l’Europe cessera tout simplement d’exister […]. La Russie est l’un des rares pays à avoir tenté de préserver le Conseil de l’Europe en tant que plateforme paneuropéenne autonome où peuvent être rassemblées toute une série de questions relatives à la préservation de l’identité juridique de l’espace européen”, a conclu Alexandre Grouchko.





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