Emblème bataillon Azov/Pour illustration

Je voudrai exprimer un coup de gueule parce que  j’en ais marre de lire sur les forums que le néo-nazisme en Ukraine depuis 2014 en fait c’est un phénomène marginal, voire quasi insignifiant, grossi et instrumentalisé par la propagande russe afin de justifier la guerre, et que la théorie de l’infiltration du gouvernement ukrainien par l’extrème-droite n’est qu’un fantasme non argumenté. Et partout, sur des pages facebook d’universitaires et des articles de presse, ça rabâche ce chiffre de 2% aux présidentielles (aussi bien en 2012 qu’en 2019), et ça sur-enchéri tout fier en clamant qu’en France par exemple et nanana. Comme rédiger quelque chose me coûte énormément d’effort, j’ai sélectionné ci-dessous des extraits d’articles qui, s’ils ne prouvent rien par eux-mêmes, j’espère feront reconsidérer la question à ceux qui les liront. Dites-moi donc où est-ce qu’on a une situation similaire en France malgré les malheureux chiffres des dernières élections.

1) Responsables politiques :

– «Le président du Parlement Andriy Parubiy a cofondé et dirigé deux organisations néo-nazies : le Parti social-national d’Ukraine (rebaptisé plus tard Svoboda), et Patriot of Ukraine, dont les membres allaient finalement former le noyau d’Azov. Bien que Parubiy ait quitté l’extrême droite au début des années 2000, il n’a pas rejeté son passé. Interrogé à ce sujet lors d’une interview en 2016, Parubiy a répondu que ses « valeurs » n’avaient pas changé.»

– Le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov a entretenu des relations étroites avec le mouvement Azov par le passé. Son parti a pris comme tete de liste une combattante volontaire d’un bataillon neo-nazi .

– «L’extrême droite a pris les postes les plus importants dans la vacance du pouvoir en Ukraine. (…) Le poste le plus important saisi par Svoboda est celui de vice-premier ministre, désormais occupé par Oleksandr Sych. (…) Oleh. Makhnitsky, membre de Svoboda, est désormais procureur général. (…) Svoboda contrôle désormais le ministère de l’écologie et de l’agriculture, avec Andriy Mokhnyk, le chef adjoint de Svoboda, à la tête de l’écologie et Ihor Shvaika comme ministre de l’agriculture. (…) Le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien est Andriy Parubiy. Il supervise la sécurité nationale du pays après avoir été commandant de la sécurité pendant les manifestations antigouvernementales à Kiev. M. Parubiy est le fondateur du Parti social national d’Ukraine, un parti fasciste qui est ensuite devenu Svoboda. Le secrétaire adjoint à la sécurité nationale est Dmytro Yarosh, le chef du Secteur droit, qui s’est déjà vanté d’être prêt à la lutte armée pour libérer l’Ukraine. (…) Les premières mesures prises par le gouvernement provisoire ont consisté à imposer l’ukrainien comme seule langue officielle de la nation et à supprimer une loi interdisant d’excuser les crimes du fascisme.» (https://www.channel4.com/news/svoboda-ministers-ukraine-new-government-far-right?

– «Le 2 novembre, Dmytro Iaroch, l’ancien chef de l’organisation Secteur droit, a été nommé conseiller du commandant en chef des forces armées. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_diplomatique_russo-ukrainienne_de_2021-2022?)

– Andriy Biletsky, le premier commandant du bataillon Azov, a ensuite été député au Parlement.

– «Malgré un manque de soutien électoral, les mouvements ukrainiens d’extrême droite sont une source croissante de problèmes pour les autorités locales à cause de la faiblesse générale des institutions de maintien de l’ordre dans l’État post-révolutionnaire. Il y a une participation visible et croissante des groupes militaires d’extrême droite dans les razzias violentes des entreprises, un business clandestin et illégal facilité depuis maintenant des années par de nombreuses milices d’extrême droite et des membres de bataillons de volontaires. Dans les rues ukrainiennes, il y a une participation visible et croissante des groupes militaires d’extrême droite dans des opérations de mainmise violente sur des entreprises, pratiques clandestines et illégales, facilitées depuis des années par de nombreuses milices d’extrême droite et par des membres des bataillons de volontaires qui ont trouvé là un moyen de tirer profit de l’instabilité générale.» (https://ukraineaction.org/2015/05/13/un-guide-de-lextreme-droite-ukrainienne/

2) Marge d’action des militants

– «Leurs actions sont multiples, du soutien à l’armée jusqu’à l’organisation de sessions d’entraînement militaire à destination des lycéens. Leurs 4×4 patrouillent aussi incessamment en ville, à la recherche de séparatistes ou de simples délinquants. La patrouille se contentera de quelques bagarres, et seuls quatre organisateurs d’un bonneteau improvisé seront appréhendés, avant d’être menottés en pleine rue et amenés à des policiers perplexes. Les prorusses semblent bel et bien avoir déserté la rue. Dans les rues de la ville, des affiches appellent à dénoncer les «séparatistes ordinaires».» (https://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/02/odessa-un-an-apres-le-drame-du-2-mai_4626395_3214.html?

– «La défense standard de Kiev par l’establishment DC est de souligner que l’extrême droite ukrainienne a un pourcentage plus faible de sièges au parlement que leurs homologues dans des endroits comme la France. C’est un argument fallacieux : Ce qui manque à l’extrême droite ukrainienne dans les sondages, elle le compense par des choses dont Marine Le Pen ne pourrait que rêver – des unités paramilitaires et une liberté de mouvement dans les rues.»
(https://www.thenation.com/article/politics/neo-nazis-far-right-ukraine/?

– «Les groupes d’extrême droite restent puissants en Ukraine et sont capables de rassembler des milliers de partisans pour des manifestations et des rassemblements, dont certains portent des insignes nazis et suprématistes blancs. L’auteur a été témoin d’un tel rassemblement dans la capitale ukrainienne, Kiev, en octobre 2019. Ces groupes se sont farouchement opposés à toute suggestion de compromis avec la Russie sur le Donbas.» (https://ctc.usma.edu/the-nexus-between-far-right-extremists-in-the-united-states-and-ukraine/?

– «Des centaines de jeunes hommes en treillis ont serré les rangs sur la place de l’Indépendance de Kiev.600 d’entre eux ont fait le serment de nettoyer les rues de l’alcool illégal, des trafiquants de drogue et des établissements de jeux illégaux. (…) « Nous n’hésiterons pas à utiliser la force pour établir l’ordre qui apportera la prospérité à chaque famille ukrainienne ! » peut-on lire dans un message accompagnant la vidéo, publiée sur la page Facebook du groupe nouvellement formé, appelé la «Milice nationale. La Milice nationale est dirigée par le législateur et ancien commandant du bataillon Azov, Andriy Biletsky, qui était autrefois à la tête du parti social-national néo-nazi ukrainien. Dans le clip, ils jurent également de protéger la nation « lorsque les organes du gouvernement ne peuvent pas ou ne veulent pas aider la société ukrainienne ». (…) Les membres de ce parti politique épousent l’intolérance envers les minorités ethniques et les personnes LGBT.» (https://www.rferl.org/a/ukraine-azov-right-wing-militia-to-patrol-kyiv/29008036.html?)

– «Le récent coup de couteau brutal infligé à un militant gauchiste pacifiste nommé Stas Serhiyenko illustre la menace que représentent ces extrémistes. L’attaque contre Serhiyenko n’est que la pointe de l’iceberg. Plus récemment, le C14 a battu un politicien socialiste tandis que d’autres voyous ultranationalistes ont pris d’assaut les conseils municipaux de Lviv et de Kiev. Des groupes d’extrême droite et néo-nazis ont également agressé ou perturbé des expositions d’art, des manifestations antifascistes, un événement «Les Ukrainiens choisissent la paix», des événements LGBT, un centre social, des médias, des procédures judiciaires et une marche pour le Jour de la victoire célébrant l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.le problème n’est pas seulement la fréquence des violences d’extrême droite, mais le fait que les auteurs de ces violences jouissent d’une impunité généralisée.» (https://www.les-crises.fr/les-milices-dextreme-droite-ukrainiennes-defient-le-gouvernement-jusqua-la-confrontation/?

– «Plus de 50 attaques commises en Ukraine contre des militants et des défenseurs des droits humains ont été recensées au cours des neuf derniers mois.» (https://www.amnesty.org/fr/documents/eur50/9201/2018/fr/?

– Pour ceux qui disent que le nombre de paramilitaires appartenant à des bataillons néo-nazis est insignifiant et ne concerne qu’Azov, voici quelques autres exemples de noms de bataillons néo-nazis : Corps des volontaires ukrainiens émanant de Secteur droit, les bataillons : Azov (chargé de la protection de Marioupol), Donbass (basé à Dnipropetrovsk), Dnipro, Aidar, Ukraine, Kiev-1, Artemivsk, Chakhtarsk, Rus’ de Kiev, Sietch, Kryvbas,, Lviv, Tempête, Maintien de la paix, les Bataillons de défense territoriale de l’Ukraine, les Forces spéciales de maintien de l’ordre public en Ukraine. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Donbass?

– «Dans les pays occidentaux, en Allemagne ou aux États-Unis, « nazi » signifie avant tout antisémite. Mais pour les nazis ukrainiens, le racisme s’applique aux Russes. Le racisme du bataillon Azov, incorporé aux forces de sécurité ukrainiennes, armé et entraîné par les Américains et les Britanniques, fait écho à celui des nazis : les Russes sont un peuple métis, en partie « asiatique » du fait de la conquête mongole médiévale, alors que les Ukrainiens sont de purs Européens blancs. Certains de ces fanatiques proclament que leur mission est de détruire la Russie.» (https://www.legrandsoir.info/pour-washington-la-guerre-ne-s-arrete-jamais.html?- Rappel : «Bibliothèque numérique des Nations Unies : Combattre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée : résolution adoptée par l’Assemblée générale en 2020.
votes contre : États-Unis et Ukraine»
(https://digitallibrary.un.org/record/3894841?

Xelnaga

Tous les articles, la tribune libre et commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs. Les Moutons Enragés ne sauraient être tenus responsables de leur orientation.



Source:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.