Dans un article du Point, les députés (France insoumise) Alexis Corbière et Raquel Garrido sont accusés d’avoir employé depuis un an une femme de ménage en situation irrégulière, et d’avoir exploité sa situation à leur profit. Une accusation qui ferait tache, si elle était avérée, pour ceux qui clamaient comme Alexis Corbière, qu’il “faut régulariser” les “travailleurs qui sont ici”. “Le travail au noir entraîne tout le monde vers le bas”, insistait le député.

C’est un contrôle de police réalisé en mai, au cours duquel l’employée de maison “n’a pu présenter que son passeport algérien”, indique l’article d’Aziz Zemouri, qui a fait éclater l’affaire. Logée par le couple de députés, elle travaillerait à la fois à leur domicile de Bagnolet et dans un logement parisien pour leurs enfants. Ses employeurs lui auraient fait miroiter des papiers en cas d’accession de Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée ou à Matignon. Une rémunération de “150 euros pour la semaine”, et des messages peu amènes, lui laissant clairement entendre que sa situation est à prendre ou à laisser, et que si elle ne s’en contente pas, elle peut partir, sont dévoilés par le Point.

Les élus de Seine-Saint-Denis avaient déjà été mis en cause en 2017 pour l’occupation d’un logement social de 80 mètres carrés dans le 12ème arrondissement à Paris. Une pratique qui ne leur était pas interdite, mais contrevenait à la règle tacite de la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) qui demande aux élus de ne pas habiter de logement social. Seul Alexis Corbière était alors député, mais le couple avait donc été prié de quitter ce logement.

Les deux députés LFI ont opposé un vif démenti à ces nouvelles accusations. “Cela fait des années que nous n’avons pas d’aide ménagère”, a répondu Raquel Garrido au Point. “On a recruté de l’aide pendant les campagnes électorales. À chaque fois avec des personnes disposant de papiers, et bien sûr avec les déclarations Urssaf afférentes.”

Alexis Corbière a réagi avec virulence à la parution de l’article : 

Cette accusation tombe d’autant plus mal que la France insoumise compte dans ses rangs une nouvelle députée au parcours peu commun dans l’hémicycle : Rachel Keke, une figure des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, lors de leur mouvement de grève de 22 mois entre 2019 et 2021.

Rachel Keke, à l'Assemblée nationale le 21 juin 2022
Rachel Keke, à l’Assemblée nationale le 21 juin 2022 ©Neyer Valeriano, pour FranceSoir





Source:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.